Actualisation 17 janvier 2025 :
Lors du CSA ministériel du 17 janvier 2025, la ministre d’État E. Borne a annoncé l’abandon du projet de DNB obligatoire pour accéder à la 2de pro. En conséquence, les classes de prépa-2de ne seront pas généralisées et devraient disparaître définitivement à la rentrée 2026. Les classes pilotes fonctionnant cette année seront maintenues en 2025-2026. Celles fonctionnant difficilement pourront être retravaillées pour la rentrée prochaine ou abandonnées. Cet abandon du DNB couperet et de la classe prépa-2de, obtenu par la lutte syndicale, est un coin dans le Choc des savoirs et le tri scolaire et social.
CHOC DES SAVOIRS
Prépa – 2de
Une voie sans issue
Actualisation 12 novembre 2024 : La ministre de l’Éducation nationale a annoncé ce 12 novembre 2024 le report de la généralisation des prépa-2de pour la rentrée 2027, année où le DNB devra être obtenu pour accéder à la classe de seconde (GT ou pro). Malgré le flop des classes pilotes cette année (1100 élèves seulement sur les 2000 attendus, certains ayant le DNB), la ministre confirme la volonté d’exclure l’accès au bac pour des élèves majoritairement de milieux défavorisés. La généralisation aura des conséquences lourdes dans les lycées professionnels (bac pro remplacés par des CAP ou de l’apprentissage, désorganisation des établissements, suppressions de postes…).
Le DNB deviendrait examen d’entrée au lycée général, technologique et professionnel en 2027. La prépa-2de deviendrait alors la seule possibilité de scolarisation pour les élèves ayant validé une orientation en seconde mais recalé·es au DNB la même année.
Sous couvert de bienveillance, ce dispositif masque en fait la volonté de trier socialement et scolairement les élèves pour orienter davantage en CAP, quel que soit le statut, et en bac pro par apprentissage. Il s’agit de répondre avant tout aux besoins de main-d’œuvre peu ou pas qualifiée, qui perdurent dans de nombreux secteurs économiques. C’est un renoncement scolaire pur et simple pour une partie de la jeunesse.
Rejeté très largement par la communauté éducative, ce dispositif reste pour l’instant limité à des classes dites « pilotes » pour la rentrée 2024 mais le ministère conserve l’objectif de l’imposer à tou·tes les élèves.
TRACT A DIFFUSER