Réforme 2015

Rentrée 2016 des 3e prépa-pro : lettre à la ministre

La rentrée 2016 se prépare dans des conditions très disparates pour les 3e prépa-pro d’après les remontées des académies. La FSU a alerté la ministre Najat Vallaud Belkacem dès le 7 mars 2016.

En lien vous trouverez le courrier que les syndicats de la FSU lui ont adressée.

La lettre intersyndicale au mninistre

 

Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016.
Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 15 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.

LE SNUEP INTERPELLE LA MINISTRE

Le projet de mouvement inter-académique des PLP est cette année encore plus que difficile, disons le carrément désastreux. A deux jours de l’ouverture de la CAPN des PLP, ce sont seulement 25% des collègues titulaires qui obtiennent leur premier vœux. Une intersyndicale réunissant la CGT, le SNETAA et le SNUEP-FSU a décidé d’interpeller la ministre et à demandé une audience pour obtenir une amélioration notable des conditions de mutation.

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A toutes et tous les agents de la Fonction publique

Les Lilas, le 16 février 2016

Le 17 juin 2015, la ministre de la Fonction publique M. Lebranchu, avait déclaré :
«  la rémunération des fonctionnaires n’est pas juste »
Pour la FSU, il faut donc leur rendre justice
et c’est maintenant !

Le rendez-vous salarial est capital : nous l’attendons depuis 5 ans !
Dans les négociations « PPCR », la FSU a défendu la revalorisation de la grille et celle de la valeur du point d’indice. Elle a obtenu que ce rendez-vous salarial ait lieu au début de l’année de 2016. Le texte prévoit que cette première négociation «sera l’occasion d’examiner la revalorisation du point d’indice au vu des indicateurs économiques».

Pour la FSU, le premier des indicateurs économiques à considérer n’est pas la croissance, mais bien la réalité des besoins des ménages à partir de la réalité des prix.

  • De juillet 2010 à décembre 2015, les prix à la consommation ont augmenté globalement de 5,7 % (source : INSEE), de 6,1 % pour l’alimentation et de 9,2 % pour les loyers.

  • Dans la même période le SMIC a été porté de 1365 € bruts en décembre 2010 à 1466,62 € en décembre 2015, soit une augmentation de 7,7 %.

Il est clair que la négociation doit déboucher sur une augmentation du point qui ne peut pas être que « symbolique », tant les pertes de pouvoir d’achat ont affecté les conditions de vie.

La situation faite aux plus de 5 millions d’agents publics est injuste !

Constats :

Leur travail est mal reconnu et nombreux sont en difficulté pour en vivre correctement. La situation ainsi créée est néfaste à la Fonction publique (image, attractivité, …). Elle est économiquement inefficace car n’est pas facteur de relance : les ménages limitent leurs dépenses, y compris celles nécessaires à leurs besoins.
Cette politique, conduite sous l’égide de la « priorité à l’emploi », est un échec.

  • Selon INSEE : pour l’ensemble des trois versants, le salaire net moyen en euros constants dans la Fonction publique a baissé de 0,1% en 2011, 0,8% en 2012, 0,5% en 2013. Et cette tendance se poursuit.

  • Plus de cinq années de gel de la valeur du point d’indice, après une décennie de faibles revalorisations, entrainent par rapport à 2000, une perte de pouvoir d’achat équivalente à près de deux mois de salaire par an.

  • Ce déclassement salarial pénalise notamment les jeunes moins bien rémunérés que leurs aînés au même moment de la carrière.

  • 20 % des agents sont rémunérés à un niveau voisin du SMIC. Parmi eux, beaucoup sont soumis à des temps partiels subis, et sont donc en situation de pauvreté.

  • Le salaire médian des agents de la FPT est de 1659 € en 2013, quand il est de 1763 € dans le secteur privé.

  • Les salaires enseignants sont en régression comparés à leur niveau de l’année 2000. Sur la même période, ils ont augmenté dans la quasi-totalité des autres pays de l’OCDE.

  • Du fait du développement de la part des primes, du refus de revaloriser les filières féminisées et des inégalités de carrières dont les femmes sont victimes, le salaire moyen dans la fonction publique des femmes est inférieur de 14% à celui des hommes (hors prise en compte des temps partiels et incomplets).

  • La réduction de la part de l’indiciaire dans les rémunérations, conjuguées à la réforme des retraites et au gel de la valeur du point, aboutit à une dégradation des montants de liquidation des pensions.

Tout travail mérite reconnaissance !

C’est aussi une reconnaissance de l’action et du rôle que joue la Fonction publique. Par ailleurs, les mesures contenues dans le protocole PPCR seraient vite obsolètes sans une politique de revalorisation régulière du point.

C’est possible :
Plus de 7 milliards d’économie ont été réalisées depuis le gel du point, soit l’équivalent d’une hausse de 4 % de la valeur du point d’indice (moins que l’inflation). La Cour des Comptes, dans son rapport de juillet 2015, estime à 400 millions d’euros les dépenses rendues obligatoires du fait des conséquences du gel (GIPA, relèvement du bas des grilles de catégorie C et B).
1 % d’augmentation représente près de 2 milliards sur les trois versants (source : Cour des Comptes), soit 11 % des crédits consacrés au Crédit d’impôt « Compétitivité-Emploi » pour 2016. Sans compter que le premier 1% a moins d’impact budgétaire et qu’il s’établit à 1,5 milliards : il faut en effet déduire les coûts relatifs aux mesures de maintien du pouvoir d’achat (mesures de relèvement des grilles, GIPA, etc.).
Le gouvernement s’est jusqu’ici privé d’une réelle réforme fiscale permettant de dégager les recettes nécessaires à l’action publique et à la solidarité, il est encore temps de le faire !

Nous demandons que la progression du point d’indice permette véritablement de compenser l’inflation :

En 2016 : une mesure immédiate et d’urgence pour commencer à remettre les salaires à niveau. A programmer dès maintenant pour le début 2017 : une mesure qui permette d’annuler les effets de l’inflation depuis 2012.

C’est le moment pour le gouvernement d’assumer son attachement déclaré à la fonction publique. La FSU s’engage totalement pour obtenir enfin une amélioration réelle de nos salaires. Il va s’en dire que c’est ensemble que nous réussirons à imposer ces choix !

Bernadette Groison
Secrétaire Générale de la FSU

L’enseignement professionnel en chantier

À l’occasion des « journées nationales portes ouvertes des lycées professionnels » autour des 30 ans du baccalauréat professionnel, la ministre a annoncé quelques mesures supposées revaloriser l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.

Après avoir subi une réforme brutale avec la mise en place du bac pro 3 ans, la perte de 5000 postes de PLP et sa mise en concurrence avec l’apprentissage, l’enseignement professionnel est mis à mal. Pour autant, cette voie de formation reste essentielle pour former les salarié-es de demain, élever le niveau de qualification et lutter contre le décrochage scolaire. 

Aussi, au-delà du caractère insuffisant de la mesure, nous actons positivement la création de 1000 postes pour 500 nouvelles formations, à condition que ces postes soient bien consacrés à l’enseignement professionnel public sous statut scolaire et non ciblés pour développer des filières d’apprentissage au sein de nos lycées.

Dans sa volonté de revaloriser l’enseignement professionnel, la ministre annonce la mise en place des jumelages entre les collèges, les lycées professionnels et les CFA. Or, les liaisons entre collèges et LP existent déjà, chaque année des LP accueillent des collégien-nes lors de mini-stages pour leur permettre de découvrir l’enseignement professionnel. Les jumelages proposés avec les CFA visent à encore augmenter la porosité entre le service public d’éducation et l’apprentissage et ne participent en rien à sa revalorisation mais le menacent à terme.

Le SNUEP-FSU a toujours évoqué le problème de l’orientation subie en lycée professionnel et de ses conséquences en termes de décrochage.

Proposer une ré-orientation possible à l’automne pour les élèves affectés par défaut (30 % en seconde bac pro et 42 % en CAP), c’est tout d’abord occulter le travail mené par les équipes sur le terrain, lesquelles se trouvent confrontées au problème récurrent du manque de capacités d’accueil dans les différentes filières. Instaurer des sas d’accueil pour les élèves entrant en seconde ne constitue en rien une nouveauté. Ceux-ci sont en réalité déjà effectifs dans de nombreux établissements. Enfin, prévoir une semaine banalisée pour préparer les élèves à leur première période de formation en entreprise révèle encore une fois la méconnaissance de notre métier et de nos pratiques.

Pour le SNUEP-FSU revaloriser l’enseignement professionnel public sous statut scolaire, c’est donner les moyens à tous les élèves de réussir leur cursus scolaire et leur permettre une insertion professionnelle et des poursuites d’études réussies. Cela passe par la nécessité de réintroduire des parcours en 4 ans pour redonner du temps aux savoirs généraux et professionnels, par une remise à plat des modalités de certifications des diplômes de la voie professionnelle, par des dédoublements de classe et par une l’augmentation de l’offre de formation et des capacités d’accueil sur l’ensemble du territoire. Cela passe également par l’arrêt du détournement de la taxe d’apprentissage à la seule faveur de l’apprentissage et au détriment des moyens de fonctionnement de nos lycées professionnels publics.

Lycées : l’intersyndicale suspend sa participation au bilan

SNES-FSU – SNEP-FSU – SNFOLC – SNETAA-FO – SFSDPEP-FO – CGT Educ – SNCL – SNUEP-FSU – SIES – CNGA-CFECGC – SUNDEP-solidaires – SUD Educ

Réunies dans le cadre de l’intersyndicale hostile à la réforme du collège, les organisations syndicales SN-LC-FO, SNETAA-FO, CGT EducAction, CNGA-CGC, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SUD Education, SUNDEP, SNUEP- FSU, SFSDPEP-FO, CGT Enseignement privé ont décidé de suspendre leur participation à partir du 25 janvier aux discussions ouvertes sur la réforme du lycée en l’attente de réponses précises sur le devenir de ces discussions.

L’inefficacité de la réforme Chatel qu’elles avaient combattue dès l’origine, est désormais patente. L’objectif de rééquilibrage des filières n’est en rien atteint, la globalisation des horaires met en concurrence les enseignements, accompagnement personnalisé et les enseignements d’exploration ne facilitent pas l’aide aux élèves en difficulté ni une orientation choisie des élèves. Les solutions qui semblent envisagées visent à entériner les principes de la réforme. Ce sont pourtant ces mêmes principes pédagogiques que la réforme en cours du collège tente de promouvoir! Le ministère refuse d’en tirer un bilan sincère et objectif et de discuter des modifications profondes, pourtant nécessaires dans l’organisation du lycée qui rompent avec ces logiques. A l’inverse, nous demandons l’assurance que tous les changements nécessaires aux mesures dont les constats ont montré l’inefficacité voire le caractère nocif seront apportés à la réforme Chatel.

A défaut de cet engagement, les organisations syndicales SN-LC-FO, SNETAA-FO, CGT EducAction, CNGA-CGC, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SUD Education, SUNDEP, SNUEP- FSU, SFSDPEP-FO, CGT Enseignement privé se contenteront désormais, si elles le jugent nécessaire, de faire parvenir au Ministère des contributions écrites rappelant leur positionnement sur de possibles évolutions du lycée.

Les organisations membres de l’intersyndicale réaffirment leur exigence d’abrogation de la réforme du collège contestée par la majorité des enseignants et cause de tensions dans les établissements et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases.

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionnel Tél : 01 45 65 02 56