Réforme Voie pro 2018 – projets de grilles horaires

Après la perte d’une année de formation en 2009, la formation des élèves est de nouveau tronquée. Les grilles horaires proposées le 28 mai 2018 viennent contredire le discours du ministre autour des savoirs fondamentaux, qui font son fond de commerce depuis sa nomination au ministère de l’Éducation nationale.
Les matières générales sont les premières concernées par une baisse de volume. Continuer la lecture de Réforme Voie pro 2018 – projets de grilles horaires

DES LYCÉES PROFESSIONNELS FRAGILISÉS

Réforme de la voie professionnelle
Premier regard sur les mesures annoncées le 28 mai 2018

La réforme annoncée ce lundi 28 mai par le ministre est dans la suite logique de la généralisation du bac pro 3 ans lancée il y a 10 ans. Elle est idéologique et budgétaire. Idéologique car elle contribue au transfert de la formation professionnelle initiale vers les branches professionnelles et le patronat. Budgétaire car elle diminue le temps de formation et les heures d’enseignements. A travers elle, c’est une nouvelle baisse des savoirs et des savoir-faire qui se profile. Continuer la lecture de DES LYCÉES PROFESSIONNELS FRAGILISÉS

Asphyxie des lycées professionnels sur le dos des jeunes, des familles et des personnels

Le ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer les grands axes de sa réforme pour la voie professionnelle scolaire. Les mesures annoncées représentent de graves dangers pour l’avenir scolaire et professionnel des jeunes. La qualité des formations est menacée et les conditions d’études des élèves et de travail des enseignant·es seront inévitablement dégradées.
Le ministre se garde bien de préciser que sa prétendue revalorisation de la voie professionnelle scolaire se fera avec moins de moyens Continuer la lecture de Asphyxie des lycées professionnels sur le dos des jeunes, des familles et des personnels

Numérique : une révolution à décoder

L’usage du numérique a envahi le monde du travail et s’étend rapidement aux services publics dont l’Éducation nationale. Nous subissons ainsi une « applification » de la société, riche en perspectives nouvelles, imprévisibles, souvent aliénantes.
DÉNIGRER POUR MARCHANDISER
Le système éducatif serait à bout de souffle, d’une paralysie telle qu’il serait incapable de préparer les élèves à un monde sans cesse en mouvement. C’est ainsi que depuis quelques années se multiplient les plans numériques nationaux ou académiques (« Plan pour le numérique à l’école » ; « Écoles connectées»; lycée4.0 ; lycée «100%numérique »…) présentés comme la solution qui viendrait à bout d’une école inégalitaire et figée. Malgré un cadre budgétaire austéritaire, les millions d’euros ne manquent pas pour pousser partout les écoles à s’équiper. Les enjeux sont clairs : l’arrivage massif des tablettes et autres équipements informatiques, même s’il peut nous réjouir, construit le cheval de Troie des Gafam et startups prêts à se positionner sur ce nouveau marché scolaire. En France, la dépense consacrée à l’éducation se monte à 150 milliards (6,7 % du PIB). De quoi faire saliver bien des start–ups, impatientes de faire de l’école un capital productif. Parcoursup a ainsi permis l’explosion du business du coaching scolaire. Sous le patronage du ministère, les entreprises de l’Edtech (322à ce jour) sont déjà prêtes à nous fournir des applications en tout genre qui vont permettre de nous former, d’enseigner, de donner des cours en ligne, d’évaluer, de travailler en réseau, de communiquer avec nos élèves… à toute heure. Et qui surtout vont permettre à ces entreprises de prendre la main sur la formation des enseignant.es, sur les programmes, les contenus, les méthodes et le matériel pédagogique.


L’ELDORADO DE L’AUTONOMIE

L’État et les collectivités sont les principaux financeurs et payeurs de l’éducation. Obtenir du ministère la mise en œuvre partout de l’autonomie des établissements constitue l’objectif des edtechs pour investir et développer ce véritable eldorado scolaire. Des edtechs qui ne contrarieront en rien les politiques de restriction budgétaire, en remplaçant progressivement des enseignant.es qui coûtent cher par des machines au final peu onéreuses et peu avides en matière de conquêtes sociales.

Taxe d’apprentissage

Nouvelles modalités de collecte et d’affectation de la taxe d’apprentissage : des choix politiques injustes et inéquitables 

Le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » propose de fusionner, dès janvier 2019, les contributions employeurs au titre de la formation et de la taxe d’apprentissage en une contribution unique. La collecte de cette nouvelle contribution unique sera dès lors de la responsabilité de l’État par l’intermédiaire de l’Urssaf.
La part du Hors quota (ou Barème) qui bénéficie en partie aux lycées professionnels, EREA, SEP et SEGPA sera séparée et modifiée en une contribution additionnelle. Continuer la lecture de Taxe d’apprentissage

Mathieu, PLP génie mécanique et militant du SNUEP-FSU, reconnu personnalité 2018 par l’Express

La détermination et l’engagement au quotidien de tout-es les militant-es à tous les niveaux font la force et la reconnaissance du SNUEP-FSU – dorénavant incontournable dans le paysage syndical de l’enseignement professionnel public. La lutte extrêmement difficile menée au lycée Gallieni par Mathieu Perion et l’ensemble des collègues PLP de l’établissement appuyée par l’équipe du SNUEP-FSU Toulouse a été remarquable à plus d’un titre. Continuer la lecture de Mathieu, PLP génie mécanique et militant du SNUEP-FSU, reconnu personnalité 2018 par l’Express

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionnel Tél : 01 45 65 02 56