Toutes et tous à la manifestation samedi 9 avril

La puissante journée de grève et manifestations rassemblant 1,2 million de personnes le 31 mars a montré la détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es à obtenir le retrait du projet de loi Travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux. Le SNUEP avec les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent à la réussite d’une nouvelle grande journée d’actions, de grèves et de manifestations le samedi 9 avril.

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Le bac pro GA toujours dans la tourmente !

Trois ans et demi seulement après la création du BAC Pro Gestion Administration, le bilan est catastrophique.

Malgré des alertes répétées du SNUEP-FSU, le ministère ne prend toujours pas la mesure des incohérences de cette filière et des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des personnels et d’études des élèves.

Le prétendu bilan officiel annoncé depuis plus d’un an n’est même pas commencé – c’est dire tout l’intérêt que porte le ministère aux 8000 PLP qui enseignent dans cette filière et aux 75 000 élèves qui suivent ce cursus !

Par ailleurs, le SNUEP-FSU dénonce les pressions d’équipes de direction et d’inspection qui pratiquent le « chantage à la fermeture » sur les enseignant-es, insinuant que les difficultés du bac pro GA leur incombent. Ce n’est pas acceptable. La problématique étant la même dans tous les lycées, la philosophie même de cette formation est à remettre à plat. Rien ne peut légitimer que l’on persiste à sacrifier les contenus et modalités de formations des élèves.

Enfin, les PLP comptabilité et secrétariat ont vu leurs disciplines de recrutement se fondre en une seule, directement liée à la dénomination de ce diplôme, sans que le ministère ne demande l’avis de quiconque.  Suite aux fermetures massives de classes de 2010 à 2014, les effectifs de la filière tertiaire administratif ont déjà diminué d’un tiers. L’annonce de possibles nouvelles fermetures va à l’encontre des besoins en volume de jeunes formé-es dans cette filière à l’horizon 2022 (étude France stratégie-Dares). La filière du tertiaire administratif ne peut être amenée à disparaître. La diminution progressive de cette filière ne serait pas sans conséquence sur les carrières des enseignant-es et leurs conditions de travail, et à ce jour, rien ne semble avoir été anticipé par le ministère.

Le SNUEP-FSU dénonce cette situation intolérable et demande une remise à plat immédiate et complète de cette filière, incluant un réel accompagnement des collègues.

31 mars : l’intersyndicale appelle les personnels à la grève

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à se mettre en grève et rejoindre les manifestations et initiatives prises par les organisations syndicales et les organisations de la jeunesse le jeudi 31 mars pour le retrait du projet de loi travail.

Après la forte mobilisation du 9 mars, le gouvernement a été contraint de retoucher son texte mais l’orientation générale demeure. L’affaiblissement des garanties collectives touchera l’ensemble des salariés et tout particulièrement les jeunes ; contrats de travail flexibles, renoncement à l’élévation des qualifications, délivrance de blocs de compétences au lieu de diplômes reconnus, flexibilité accrue des contrats de travail, voilà l’avenir promis à la jeunesse .

La volonté de privilégier le cadre de l’entreprise en matière de temps de travail et de rémunération conduira à des dégradations pour nombre de salariés et à l’éclatement des cadres nationaux. C’est cette même logique qui guide la réforme du collège contre laquelle luttent les personnels avec l’intersyndicale du second degré depuis un an en laissant aux chefs d’établissement en renvoyant au niveau local une grande partie des choix , en réduisant les règles communes, en aggravant les inégalités.

C’est pourquoi réussir le 31 mars est un enjeu primordial. L’heure est à la convergence des mobilisations des enseignants avec celle des lycéens, étudiants et salarié-es du public et du privé. Cela doit contraindre le gouvernement à entendre ce que disent les jeunes et les personnels . Si ce n’était pas le cas la dynamique créée pourra amener à des suites d’action rapides. C’est pourquoi l’intersyndicale appelle les personnels à se réunir en assemblées générales dans les établissements pour préparer la grève du 31 et débattre des modalités de poursuite de l’action tant contre la loi travail que pour l’abrogation de la réforme du collège (refus de faire remonter les notes, grève en mai et ou en juin…).

En fonction de l’évolution de la situation, de la mobilisation interprofessionnelle, des remontées des AG, l’intersyndicale décidera de nouvelles initiatives pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. La réforme ne doit pas être mise en œuvre à la rentrée 2016.

31 mars pour le retrait de la loi El Khomri

Avec la FSU, CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, le SNUEP-FSU appelle à la grève et aux manifestations les PLP pour le retrait du projet de loi El Khomri, dit Travail.

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Tract FSU

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Guide Attac contre les bobards de la loi

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POUR NOS SALAIRES, POUR NOS EMPLOIS, POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

Ensemble, on continue !

FRONT COMMUN CONTRE LE PROJET DE LOI TRAVAIL
Le projet de loi El Khomri constitue une régression sociale sans précédent pour les droits des salarié-es, soumettant l’ensemble du monde du travail au patronat. La destruction du Code du travail avec ses garanties collectives pour les salarié-es entraînera inévitablement la remise en cause du statut de la Fonction publique par la suite.
La pétition en ligne « Loi Travail, non merci ! » qui a recueilli plus d’un million de signatures et les mobilisations réussies du 9 mars des organisations de jeunesse et syndicales ont constitué une première étape dans l’exigence de son retrait. Ces mobilisations ont contraint le gouvernement à un premier recul, mais cela demeure très insuffisant, le SNUEP avec la FSU continuent à en demander le retrait. A la suite des manifestations du 17 mars, l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les jeunes et les salarié-es à poursuivre et amplifier la mobilisation dès le 24 mars prochain, jour de la présentation du projet de loi au Conseil des ministres.
Ce sera une nouvelle étape avant la grande journée de grève et de manifestations du 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet. Ce sera aussi l’occasion pour l’ensemble des fonctionnaires de continuer de porter leurs revendications salariales.

ON NE SE CONTENTERA PAS DE MIETTES ! MOBILISÉ-ES POUR LE RATTRAPAGE DE NOS SALAIRES
Les mesures salariales du gouvernement envers les fonctionnaires s’inscrivent pleinement dans sa politique d’austérité et de régression sociale.
A l’issue du rendez-vous salarial du 17 mars, le gouvernement a annoncé une augmentation de nos salaires en 2 temps : 0,6 % en juillet 2016 et 0,6 % en février 2017. Cette augmentation de 1,2 % au total est loin de compenser la perte de 8 % de notre salaire net moyen depuis 2010 avec le gel du point d’indice. Si notre mobilisation a obligé le gouvernement à faire un « geste » pour salaires, nous ne nous contenterons pas de cette revalorisation très insuffisante ! Nous exigeons un véritable plan de rattrapage salarial !
Le SNUEP-FSU appelle les personnels à la grève le 22 mars et à participer aux initiatives qui seront organisées pour exiger une revalorisation substantielle du point d’indice et un plan de rattrapage salarial.

La lutte est engagée ! Le SNUEP-FSU appelle les PLP et CPE à se réunir dans les établissements, à déposer des heures d’infos syndicales et à participer aux grèves et manifestations !

22 mars : en GRÈVE et mobilisé-es, pour exiger un plan de rattrapage salarial.

24 mars : soutien aux actions à l’initiative des organisations de jeunesse contre la réforme du droit du travail.

31 mars : tou-tes en GRÈVE contre le projet de loi « travail » !

Réunion bilan des réformes du lycée du 17 mars 2016

Intersyndicale lycée

Cette cinquième réunion du bilan des réformes du lycée porte notamment sur l’organisation des épreuves du baccalauréat ; les modes d’évaluation au regard des apprentissages et des résultats attendus ; la prise en compte des compétences transversales.

L’intersyndicale (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF, le SNCL-FAEN, le SIES- FAEN, la CNGA CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) ne participe pas à cette réunion du fait du traitement du dialogue social mais, au nom de sa représentativité, et de son souci des enseignants comme des élèves, tient à rappeler quelques principes : le baccalauréat doit rester un examen national, aux épreuves terminales et anonymes. Cette modalité permet l’égalité de traitement des élèves sur le territoire, et donne au diplôme sa valeur nationale. Dans sa version actuelle le contrôle continu est déjà une composante de l’évaluation par les jurys pour l’obtention des mentions et du diplôme lui même. L’inflation des épreuves locales extrêmement chronophage (contrôle en cours de formation, épreuves en cours d’année etc.) doit cesser. Le baccalauréat est premier grade universitaire. Les bacheliers qui le souhaitent quel que soit le baccalauréat, la filière, l’endroit où ils l’ont obtenu doivent pouvoir poursuivre des études supérieures.

Les diverses formes d’évaluation, notamment formative, sommative et certificative doivent être distinguées clairement. Les pressions sur les personnels à multiplier les évaluations sommatives, qui empiètent sur les temps d’apprentissage, doivent cesser. Comme celles qui s’exercent pour augmenter les notes de CCF.

L’intersyndicale demande enfin en quoi la question des « compétences transversales » relève du bilan des réformes du lycée. Elle signale que cette notion de « compétence transversale » est largement mise en cause par la recherche en sciences de l’éducation. Elle conteste donc l’usage qui peut être fait de ce concept.

Pour terminer l’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases.

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionnel Tél : 01 45 65 02 56