Réforme de l’évaluation des enseignants

CONSULTATION SYNDICALE :
NOUVELLE ÉVALUATION ?
PLP, CPE, DONNEZ VOTRE AVIS ! 

Deux modalités : « accompagnement des enseignants » et « rendez-vous de carrière »

Le ministère envisage de développer l’accompagnement individuel et collectif des personnels pour recentrer l’évaluation sur l’aide et le conseil et permettre les échanges de pratiques professionnelles. Qu’en sera-t-il au moment d’une mise en œuvre ? La formation continue est exsangue et concentrée sur les seuls besoins institutionnels, l’accompagnement des réformes. Sans effort conséquent pour renforcer et développer la formation continue, les projets sur l’évaluation ne seront que vœu pieu ; c’est pourquoi le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU demandent l’augmentation des crédits qui lui sont alloués et son élargissement aux domaines didactiques et pédagogiques.
En ce qui concerne les carrières, le projet tente d’en clarifier le déroulement et le moment des évaluations afin de permettre aux enseignants de s’y préparer en lieu et place des évaluations aléatoires qui avaient cours jusqu’à présent.
Mais, prétendant objectiver les critères d’évaluations, le ministère met en place une grille de compétences qui risque de détourner l’évaluation du cœur du métier, les problématiques d’apprentissage. Cette grille distingue encore insuffisamment ce qui relève des prérogatives du chef d’établissement et celles de l’inspecteur. Elle doit être revue afin de centrer l’évaluation sur l’essentiel : la relation didactique et pédagogique du professeur avec ses élèves au cours de l’enseignement. En outre, afin de rendre le plus objectif possible le classement des personnels lors de l’avancement de carrière, le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU demandent la mise en place d’un barème chiffré.
Le bilan professionnel que le ministère entend rendre obligatoire avant chaque inspection, est, pour le SNES FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU, inacceptable. La production d’un tel document conduirait inévitablement à survaloriser les activités périphériques à l’acte d’enseignement. Cet exercice, formel et étranger à la culture professionnelle des enseignants, ne permettrait pas d’évaluer la réalité du travail enseignant.
La Ministre a communiqué sur la nécessité de mieux tenir compte du « mérite » dans la progression de carrière des enseignants. A contrario de la « valeur professionnelle », le « mérite », notion particulièrement floue, et l’évaluation qui en est faite brise les indispensables solidarités d’équipes et met les personnels en concurrence. Cela va à rebours de l’objectif qui vise à rendre plus efficace le service public d’éducation.
Afin d’informer la profession et de mettre en débat les propositions du ministère, le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU consulteront l’ensemble des personnels du second degré.

Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU
Jérôme Dammerey, secrétaire général du SNUEP-FSU
Benoît Hubert, secrétaire général du SNEP-FSU

Une rentrée sous le signe de l’inquiétude et de la colère !

Le SNUEP-FSU constate une fois de plus le décalage entre le discours de la ministre et la réalité des politiques menées. Alors que, pour la 4e année consécutive, les effectifs augmentent dans l’enseignement professionnel public, le nombre de PLP diminue. Ainsi entre 2012 et 2015, ce sont 3340 équivalents temps plein qui ont disparu pour financer des mesures desquelles l’enseignement professionnel public est exclu, notamment l’Education prioritaire ou la mise en place de la pondération en LEGT.

À l’occasion de cette rentrée, le ministère multiplie les dispositifs : période d’accueil, orientation réversible, développement des 2ndes à champ professionnel, droit de retour en formation ou encore droit au redoublement dans son établissement sans moyens supplémentaires. Les enseignant-es sont donc sommé-es de mieux accueillir et de mieux faire réussir les jeunes dans des conditions de travail dégradées.

Prétendant lutter contre le chômage des jeunes, le gouvernement poursuit un cap qui a pourtant prouvé son inefficacité : il tente toujours de développer l’apprentissage notamment dans nos établissements préférant ainsi répondre aux injonctions du patronat plutôt que d’investir massivement dans l’enseignement professionnel public. Ce choix injustifié favorise le mixage des publics dans la classe, en niant les besoins spécifiques des différents apprenant-es et en détériorant là encore les conditions de travail des enseignant-es.

Les réformes successives de la taxe d’apprentissage continuent à asphyxier les établissements. la baisse de 30 % subie depuis 2 ans impacte directement le fonctionnement pédagogique des LP en détériorant la qualité des formations qui y sont dispensées.

Le SNUEP-FSU dénonce avec force ces mesures et le manque criant de personnels pour encadrer et dispenser des formations de qualité aux 528 000 élèves scolarisés dans la voie professionnelle publique.

Lors de ce quinquennat, l’enseignement professionnel public n’aura pas bénéficié, et ne bénéficiera pas, de mesures ambitieuses pour permettre d’améliorer les conditions d’études des élèves et de travail des personnels.

Pour l’amélioration des conditions d’études des jeunes et des conditions de travail des personnels, pour des moyens supplémentaires à la hauteur des enjeux de l’enseignement professionnel public, le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des PLP et CPE à se mettre en grève le 8 septembre. Il appelle également à signer l’ “appel collectif pour l’avenir des lycées professionnels”. 

Communiqué de l’intersyndicale 2nd degré : tou-tes en grève le 8 septembre

Intersynd. 30-08

La rentrée 2016 devrait voir mise en œuvre la réforme du collège imposée par le gouvernement alors même qu’elle est toujours contestée par la majorité des personnels du second degré. Ces derniers qui ont manifesté tout au long de l’année dernière leur opposition et leur volonté d’une reprise des discussions pour une autre réforme n’ont pas désarmé. L’autoritarisme, le mépris manifestés par la ministre de l’Éducation qui a négligé de répondre aux demandes d’audience de l’intersyndicale du second degré, la désorganisation causée dans les collèges par la réforme n’ont fait que renforcer la détermination à combattre cette dernière.

L’intersyndicale a appelé les collègues à ne pas mettre en œuvre des dispositifs imposés et qu’ils jugent inefficaces ; elle demande à l’ensemble des personnels du second degré de recenser et faire remonter dans le cadre des assemblées générales de pré rentrée tous les problèmes d’une rentrée qui s’annonce très difficile : collège, lourdeur des effectifs en lycée, insuffisance des moyens affectés à la vie scolaire, emplois du temps… La poursuite des mobilisations conduites durant l’année précédente doit déboucher sur l’abrogation de la réforme et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. A l’approche d’échéances électorales importantes le gouvernement doit enfin entendre les personnels Après les congés d’été, c’est avec combativité que les personnels entament ce début d’année scolaire décidés à agir pour leurs métiers et leurs élèves, lutter contre les inégalités et le maintien de garanties collectives mises à mal dans la loi travail comme dans l’Éducation

C’est pourquoi l’intersyndicale du second degré appelle les personnels à se mettre en grève et rejoindre les manifestations le 8 septembre pour une autre réforme du collège et de meilleures conditions de travail et d’étude en collège comme en lycée.

Elle les invite à s’associer aux initiatives prises par l’intersyndicale interprofessionnelle CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, le 15 septembre pour obtenir l’abrogation de la loi Travail imposée par l’utilisation du 49-3 et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Abaissement de la pression certificative : une étape positive pour le SNUEP-FSU

Le 30 juin, le CSE a étudié deux projets d’arrêtés qui permettent de supprimer les CCF en seconde professionnelle liés au diplôme intermédiaire : l’un modifie les définitions des épreuves de Mathématiques et sciences physiques et Chimiques et Prévention santé environnement aux examens du brevet d’études professionnelles et du certificat d’aptitude professionnelle ; l’autre modifie les arrêtés définissant certaines spécialités du certificat d’aptitude professionnelle et du brevet d’études professionnelles. Ces propositions font suite aux annonces de la ministre sur les mesures prises pour améliorer l’accueil des élèves des lycées professionnels en 2nde.

Ainsi, ces modifications permettront de d’abaisser globalement la pression certificative pour les lycéen-nes professionnels, de centrer l’action de l’enseignant-e sur la formation des élèves à l’entrée de la voie, et d’alléger « l’usine à gaz » qu’a engendré la généralisation des CCF à quasiment toutes les disciplines. Continuer la lecture de Abaissement de la pression certificative : une étape positive pour le SNUEP-FSU

Nouveau régime indemnitaire en SEGPA et EREA : le compte n’y est pas !

Lors du GT5 du 16 juin, le ministère a présenté le nouveau dispositif indemnitaire qui devrait être mis en place dans les SEGPA, EREA et ULIS. Le SNUEP-FSU accueille favorablement la transformation du paiement des heures de synthèse et de coordination en une indemnité (IACS) versée à tous les enseignant-es affecté-es dans ces structures et dispositifs. Il demande que l’ensemble de ces enseignant-es puissent percevoir l’indemnité fonctionnelle (IFP) liée à l’obtention du 2CA-SH et pour cela souhaite que le ministère mettre en place une période transitoire pour permettre à l’ensemble des enseignant-es d’être formé-es en vue de l’obtention de ce certificat.  Continuer la lecture de Nouveau régime indemnitaire en SEGPA et EREA : le compte n’y est pas !

Oral de rattrapage : le SNUEP-FSU continue de demander une remise à plat de l’épreuve !

En 2009, en même temps que le ministère mettait en œuvre la réforme du baccalauréat 3 ans, il inventait un nouveau dispositif pour pallier la baisse prévisible des résultats : l’épreuve d’oral de contrôle.

Le SNUEP-FSU n’a cessé de dénoncer les modalités d’organisation et d’évaluation de cet oral, qui n’a d’épreuve que le nom. Les candidat-es ayant obtenu entre 8 et 10/20 aux épreuves du 1er groupe sont soumis à une épreuve de deux interrogations orales de 15 minutes dont le coefficient est équivalent aux épreuves du 1er groupe. Cette épreuve accorde donc une importance démesurée à ces oraux qui demeurent en plus mal définis. Les modalités d’évaluation ne permettent pas non plus d’assurer l’égalité de traitement entre les candidat-es. Le seul objectif poursuivi par le ministère est bien d’augmenter artificiellement le taux de réussite au baccalauréat professionnel. Continuer la lecture de Oral de rattrapage : le SNUEP-FSU continue de demander une remise à plat de l’épreuve !

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionel Tél : 01 45 65 02 56