L’éducation à la paix, un impératif pour un avenir pacifique

Dans un monde marqué par la montée des conflits géopolitiques où les crises économique, sociale et environnementale se multiplient, ainsi que par l’aggravation des inégalités sociales qui nourrissent les idées d’extrêmes droites, l’éducation à la paix apparaît comme un enjeu fondamental.

Face à ces défis, il est primordial de former les jeunes générations pour qu’elles ne voient plus la paix seulement comme l’absence de guerre, mais aussi comme un processus actif de construction d’une société juste et solidaire. Les modalités didactiques et la formation des personnels pour transmettre ces valeurs deviennent cruciales, tout comme la néces­sité de questionner les modèles politiques dominants.

Les politiques actuelles ne sont pas un modèle pour les jeunes !

Si l’éducation à la paix est indispensable, elle se heurte à une réalité politique internationale complexe. En Europe, aux États-Unis, en Russie, et ailleurs, les choix politiques ne correspondent pas aux valeurs de paix à transmettre. L’augmentation des dépenses militaires et le soutien aux interventions extérieures – présentés comme la solution unique en termes de résolution de conflit, témoignent d’une logique qui ne place pas la paix au centre des préoccupations. Les interventions guerrières, considérées comme les seules options légi­times des gouvernements, effacent volontairement la diplomatie et le droit international. Cette stratégie peut faire croire aux jeunes que le surarmement est la seule voie pour préparer la paix. Or, l’histoire l’a prouvé, c’est faux, et toutes les armes produites ont vocation à être utilisées un jour. Sans compter que les milliards dépensés pour ré-armer les pays le seront au détriment des budgets sociaux, éducatifs, et de santé.

Les enjeux de l’éducation à la Paix

Il est difficile pour les jeunes d’envisager un avenir pacifique lorsqu’ils voient des dirigeants prôner la guerre, l’armement ou la répression comme solutions aux problèmes politiques. L’éducation à la paix doit donc être un contrepoids à cette logique. Elle ne se limite pas à la simple transmission de savoirs sur les conflits passés ou les valeurs pacifistes mais doit préparer les jeunes à devenir des citoyens responsables, capables de participer à la construction d’un monde plus juste et plus pacifique. Cela passe par la sensibilisation aux conflits contemporains, la compréhension des mécanismes de violence, et l’apprentissage des stratégies de résolution pacifique des conflits. En intégrant la notion de justice sociale, de lutte contre les inégalités, de solidarité, de coopération et de préservation des droits humains, la construction d’une culture de la paix s’incarne au quotidien dans les interactions sociales, les décisions politiques et les pratiques scolaires.

L’éducation à la paix et les syndicats comme leviers de changement

L’éducation à la paix est un pilier essentiel pour garantir un avenir et un monde pacifique aux jeunes générations. Elle doit être ancrée dans des pratiques pédagogiques concrètes et actives, mais aussi dans une remise en question des politiques nationales et mondiales qui perpétuent la violence et les inégalités. Les syndicats, en tant qu’acteurs clés de la société, ont un rôle central à jouer pour appeler à suivre le chemin de la paix, du droit international et de la diplomatie. Les enseignant·es et leurs syndicats doivent pousser l’inspection générale, le haut conseil des programmes, le ministère dans son ensemble à mettre en œuvre des programmes disciplinaires et des outils pédagogiques qui promeuvent une éducation à la paix à tous les âges de la scolarité afin que l’École soit réellement porteuse de transformation sociale.

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