La voie professionnelle scolaire rassemble une grande diversité de métiers qui œuvrent au quotidien pour la formation initiale professionnelle des élèves. Du professeur de lycée professionnel (PLP) aux accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH), en passant par les CPE, AED, directeurs et directrices délégué·es, ou encore les personnels des SEGPA et EREA, toutes et tous contribuent à ce que les élèves acquièrent une qualification professionnelle par un diplôme. Cette page permet de s’informer sur les missions, les droits, les conditions de travail et les possibilités d’évolution des différents métiers de la voie professionnelle.

Nos métiers en voie pro

Professeur·e de lycée pro (PLP)

Les professeur·es de lycée professionnel (PLP) sont des enseignant·es du second degré, qu’ils et elles soient titulaires ou non. En plus des heures de cours, les PLP assurent des missions spécifiques telles que l’encadrement des PFMP (périodes de formation en milieu professionnel) ou le suivi des élèves. Que l’on soit PLP titulaire ou contractuel·les, les conditions de travail, les droits et obligations, ainsi que les possibilités de mobilité et de formation continue sont au cœur des préoccupations du SNUEP-FSU. Point central, le statut, qui protège les agent·es et les usager·es.

Professeur·e de lycée pro en SEGPA – EREA

Les professeur·es exerçant en SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) ou en ÉREA (Établissement Régional d’Enseignement Adapté) interviennent auprès d’élèves en grande difficulté scolaire, sociale ou en situation de handicap. Leur mission dépasse l’enseignement classique : ils adaptent les contenus, accompagnent les élèves dans leur parcours, et participent activement à leur inclusion.

Conseiller·ère technique des formations pro ( DDF et ATDDF)

Les directeur·trices délégué·es aux formations professionnelles et technologiques (DDF) et leurs assistant·es techniques (ATDDF) jouent un rôle clé dans l’organisation des enseignements professionnels en lycée. Conseillè·res techniques et non supérieur·es hiérarchiques, ils et elles assurent la coordination pédagogique, la gestion des équipements, l’animation des pôles de stages et le lien avec les entreprises.

Conseiller·ère principal·e d’éducation (CPE)

Pour la rentrée 2025, 170 postes ont été créés dans les académies mais cela reste insuffisant au regard des besoins des vies scolaires en particulier dans les lycées professionnels et les établissements avec un internat. Le SNES-FSU et le SNUEP-FSU évaluent le nombre de CPE nécessaires pour couvrir l’ensemble des besoins entre 4000 et 7500 en plus des 13 000 emplois actuels.

Assistant·e d’éducation (AED)

Par leur présence forte dans les lieux de vie des élèves dans l’établissement scolaire, en dehors de la salle de cours, les AED jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement du lycée. La relation avec les enseignant·es permet de dénouer les difficultés qui peuvent avoir lieu avec les élèves.

Accompagnant·e d’élèves en situation de handicap (AESH)

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont indispensables tant auprès des élèves que dans les équipes pluriprofessionnelles pour que l’école soit plus inclusive. Les différents dispositifs du pôle inclusif d’accompagnement localisé (PIAL), du pôle d’Appui à la Scolarité (PAS), et du dispositif d’autorégulation (DAR) auxquels le Ministère a recours ne fait que de dégrader l’inclusion des élèves et les conditions de travail des collègues AESH.

Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS)

La MLDS (mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire) s’inscrit dans la prévention du décrochage scolaire des jeunes. C’est une mission permanente obligatoire depuis la loi d’orientation du 10 juillet 1989 et réaffirmée en 2013. Elle prépare les élèves à l’insertion sociale et professionnelle, en particulier ceux qui sont en situation de « décrochage ».

Enseignant·e retraité·e

Non les retraité·es ne sont pas des nanti·es. Ils/elles ont travaillé et cotisé pour obtenir leur pension de retraite. Contrairement à ce que les gouvernements successifs et les députés macronistes et de droite, ce ne sont pas les retraité·es qui grèvent le budget de l’État mais les choix politiques réalisés. Il suffit de regarder l’AGIRC-ARCO, géré par les partenaires sociaux, qui est nettement en excédent.