Plan national d’action pour l’égalité professionnelle : un enjeu majeur porté par la FSU

Depuis l’adoption du second accord pour l’égalité professionnelle dans la Fonction publique en novembre 2018, chaque ministère a été contraint d’adopter un plan national d’action (PNA) pour visibiliser et résorber les écarts de salaires, de carrière, de pension et de conditions de travail entre les femmes et les hommes.

Le premier plan de l’Éducation nationale (EN) est arrivé à échéance en décembre 2024. Très péniblement et sous la contrainte par les organisations syndicales, le ministère de l’Éducation nationale a ouvert un cycle de travail visant à rédiger le PNA2 qui devait couvrir les actions 2024-2027. Faute d’ambition, et devant la valse des ministres durant l’année 2024, le deuxième PNA a été soumis à l’approbation du CSA en décembre 2024, soit avec un an de retard. La FSU n’a pas pris part au vote de ce PNA2, puisque le ministère de l’Éducation nationale n’a prévu aucun moyen financier pour revaloriser les emplois particulièrement féminisés, aucune mesure spécifique pour les AESH, ou pour mettre en œuvre les mesures prévues dans le PNA2. Malgré ces réserves d’ampleur, ce plan contient des avancées portées de longue date par la FSU. Il ouvre la voie à des déclinaisons académiques. Les syndicats de la FSU porteront à cette échelle des exigences fortes sur la revalorisation nécessaire et urgente de nos métiers mais aussi sur la suppression des écarts de rémunération entre hommes et femmes.

Les axes métiers-carrières et rémunérationi insuffisants !

L’axe 2 traite de la mixité des métiers et l’axe 3 des rémunérations. Les études montrent bien que le premier facteur d’écart salarial entre femmes et hommes est la ségrégation professionnelle. Problème dont ce plan ne prend pas suffisamment la mesure : il ne pense cette lutte que par l’accès des femmes à des postes d’encadrement. Rien sur la mixité des métiers les plus féminisés et les plus dévalorisés, rien sur leur revalorisation : les engagements sont minces. L’axe 3 ne bénéficie d’aucune enveloppe dédiée. Nous avons néanmoins obtenu la nécessaire transparence du ministère et des rectorats sur les indemnités et rémunérations complémentaires. Transparence qu’il faudra mettre en œuvre, et que vous pouvez légitimement exiger également à l’échelle de votre établissement. Ces deux axes sont encore une fois insuffisants. En est-on surpris ? Malheureusement, non. Va-t-on pour autant se résigner ? Assurément, non ! Le sujet est bien trop important. Les mobilisations du 8 mars seront l’occasion de réaffirmer notre exigence d’un budget et de l’éradication de toutes les inégalités professionnelles qui persistent.

Le PNA quésaco ?

Le PNA oblige chaque académie à s’engager pour l’égalité femmes hommes en suivant les sept chantiers suivants : 

Axe 1 : Conforter la gouvernance et l’inscription de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au cœur des politiques de RH. 

Axe 2 : Favoriser la mixité des métiers et l’égal accès à toutes les fonctions et responsabilités, dont celles d’encadrement et d’encadrement supérieur. 

Axe 3 : Évaluer, prévenir et traiter les écarts de rémunération et de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes. 

Axe 4 : Favoriser l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale. 

Axe 5 : Prévenir et traiter les discriminations, les actes de violences (dont les violences sexistes et sexuelles), de harcèlement moral ou sexuel ainsi que les agissements sexistes.

 Axe 6 : Agir pour la santé des femmes au travail. 

Axe 7 : Communiquer, sensibiliser, former pour installer une culture de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. 

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