Salaires et primes des enseignant·es

En 1980, un·e jeune professeur était rémunéré·e à 2,3 SMIC alors qu’en 2022, le salaire d’un·e prof est de 1,2 SMIC. Cette comparaison en dit long sur le déclassement social progressif que vivent les enseignants depuis plus de 40 ans. Cette situation justifie en grande partie la crise d’attractivité que connaît le Ministère de l’Education nationale aujourd’hui.

Les salaires des enseignant·es de lycée professionnel, tout comme leurs primes et indemnités spécifiques, sont souvent mal connus, y compris parmi les personnels eux-mêmes. Cette page vous propose un panorama clair et à jour de la rémunération dans l’Éducation nationale, avec un focus sur les grilles de rémunération, les primes spécifiques aux PLP, et l’évolution de carrière. Que vous soyez enseignant·e débutant·e ou expérimenté·e, vous trouverez ici toutes les informations utiles pour mieux comprendre votre traitement, vos droits et les revendications syndicales portées par le SNUEP-FSU.

Comprendre la rémunération de base des enseignant·es

Le traitement indiciaire brut constitue la base du salaire des enseignant·es. Il dépend de l’échelon, du corps (certifié·e, agrégé·e, PLP, etc.) et de l’ancienneté. À cela s’ajoutent des cotisations sociales et des retenues qui déterminent le salaire net.

Les grilles de rémunération sont fixées par décret. Pour calculer son traitement brut, il suffit de multiplier son indice par la valeur du point. Par exemple, un·e PLP débutant·e commence à l’échelon 1 avec un indice brut de 395, soit un traitement brut mensuel d’environ 1 945 € (hors primes).

Tableau rémunérations

À savoir

Le SNUEP-FSU continue de réclamer une augmentation annuelle du point d’indice, indexée a minima sur l’inflation, ainsi que l’attribution immédiate de 85 points d’indice pour tous les échelons et la mise en place d’une réelle politique de rattrapage des pertes salariales depuis plus de vingt ans sans condition. Il est donc toujours plus que nécessaire de revoir entièrement les grilles, avec notamment la suppression de la hors classe et de la classe exceptionnelle, sources d’inégalités.

De même, toutes les primes et indemnités doivent être totalement intégrées au traitement indiciaire pour une vraie revalorisation salariale et une prise en compte totale dans le calcul de la pension.

Les primes et indemnités

En plus du traitement de base, les enseignant·es perçoivent diverses primes :

  • ISOE (Indemnité de suivi et d’orientation des élèves) : versée à tous les enseignant·es du second degré.
  • Indemnité de sujétion spéciale voie pro.
  • Heures supplémentaires (HSE ou HSA).
  • Indemnité REP/REP+ pour les personnels en éducation prioritaire…

Certaines primes sont liées à des missions spécifiques (coordination, tutorat, etc.) ou à des fonctions particulières (chef de travaux, référent·e handicap…).

Les primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite, contrairement au traitement indiciaire. Cela a un impact important sur la pension des enseignant·es.

Supplément N°148 – RÉMUNÉRATIONS ET CARRIÈRES – Novembre 2025

Les primes et indemnités doivent être intégrées au traitement.

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