Échec du parcours Y

Le ministre charge les plp

Septième ministre de l’Éducation nationale depuis 2022, Édouard Geffray a officié au ministère de 2017 à 2024. Il a donc sa part de responsabilité dans la situation « inquiétante » de l’école et notamment des lycées pros. Pourtant, il ne souhaite pas changer le cap et culpabilise les personnels.

Dès son premier déplacement en lycée professionnel, le 7 novembre à Paris, le ministre a voulu clore tout débat en affirmant qu’aucun changement ne serait apporté à la terminale bac pro pour la rentrée 2026. Aucun argument de fond n’a été avancé sinon la prétendue volonté d’éviter l’instabilité et de laisser le temps à la réforme de s’installer.
Une telle annonce n’a rien de surprenant : en tant qu’ancien Directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), numéro deux du ministère, de 2019 à 2024, il a piloté les deux dernières réformes de la voie professionnelle. Le ministre se contredit déjà dans ses arguments puisque l’instabilité provient de ces deux chamboulements imposés en cinq ans et des discours à charge du lycée professionnel. D’autres réformes ont pourtant connu un rapide rétropédalage : celle du LGT par exemple a été réaménagé et els examens finalement rétablis en juin.

Les plp ne sont pas en cause

Plutôt que de parler d’« absentéisme » pour dépeindre la période du parcours différencié, le ministère préfère évoquer « l’évaporation des jeunes ». Et pour cause, en demandant de « laisser les équipes trouver les bons leviers localement par rapport à ce que sont leurs élèves », implicitement le ministre reporte la faute sur les personnels des lycées professionnels. Une mise en cause inadmissible pour le SNUEP-FSU.
Pour le printemps 2026, le ministère s’obstine seul, sans constat partagé avec les syndicats, refusant d’ailleurs de publier le rapport de l’inspection générale sur le parcours différencié. Un nouvel exemple de gestion publique : exiger sans donner les moyens de réussir.

Dès novembre, le SNUEP-FSU a rappelé au ministre ses exigences : le rétablissement des examens en juin et d’abrogation du parcours Y.

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