DISCIPLINES ET INTERDISCIPLINARITE

Le SNUEP-FSU a participé au chantier de l’Institut de recherche de la FSU ouvert il y a 3 ans sur les disciplines et l’interdisciplinarité.  L’Institut en a fait son dossier pour le 20e  numéro de sa revue, Regards croisés.
Le  SNUEP-FSU y apporte sa contribution en expliquant notamment en quoi l’approche par compétences modifie la formation professionnelle, ses diplômes, ses objectifs clairement utilitaristes, ses conséquences  sur l’émancipation des jeunes et sur les futur-es citoyen-nes désormais formé-es.
Résumé de ce dossier en suivant le lien suivant :

L’interdisciplinarité selon l’Institut de recherches de la FSU

Stagiaires : licenciements et démissions en forte hausse

Lors d’un comité technique ministériel de l’Education nationale, la direction générale des ressources humaines vient de révéler que le nombre de licenciements d’enseignant-es stagiaires avait doublé entre 2012-2013 et 2015-2016. A cela s’ajoutent des démissions en forte hausse.

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Conservation des notes aux examens

Un décret et 2 arrêtés, parus au journal officiel le 10 mai dernier, précisent les conditions dans lesquelles les notes du Bac pro, du CAP et du BEP pourront être conservées pendant 5 ans par les candidat-es ajourné-es qui voudraient se réorienter.  Invoquant la lutte contre le décrochage, l’objectif officiel du Ministère est de favoriser les changements d’orientation, sans faire repasser toutes les épreuves de l’enseignement général. Mais la mesure vise aussi à améliorer les taux de réussite, aux dépens parfois des compétences et savoirs acquis. C’est pourquoi le SNUEP-FSU a voté contre ces textes au Conseil supérieur de l’Education le 23 mars.

Le SNUEP-FSU ne pouvait pas accepter entre autres la conservation des notes en Maths-Sciences, alors que les contenus sont différents selon les spécialités. C’est la poursuite d’études des jeunes qui est ainsi remise en cause.

Autre point inacceptable : la conservation des notes inférieures à 10 au BEP ou au CAP pour une réorientation en CAP. Cela serait néfaste à l’enseignement général, déjà décrié par certains employeurs à la recherche d’une main d’oeuvre malléable.

Enfin, cette mesure aura des conséquences sur le groupe classe, sur les possibilité de parcours à la carte, et compliquera le travail au quotidien des établissements : comment éviter l’absentéisme perlé ? Coment imposer le suivi des cours dans les disciplines sans examen obligatoire ?

Arrêté sur la conservation des notes du Bac pro

Décret sur la conservation des notes du BEP et du CAP

Arrêté sur la conservation des notes du CAP et du BEP

Modification de l’évaluation du Baccalauréat professionnel et du diplôme intermédiaire

Enquête sur les propositions du ministère – Février 2017

Le ministère avait comme projet de modifier les certifications du DI et de mettre en œuvre des épreuves anticipées pour le Bac Pro. Le SNUEP-FSU a consulté l’ensemble de ces adhérent-es pour recueillir leur avis sur les modifications proposées.

1 – Les notes obtenues au BEP rénové en 1ère seraient intégrées à la note globale du baccalauréat. La note finale de la discipline sera donc une moyenne de l’ensemble des évaluations BEP + BAC.

Une courte majorité est favorable. Pour autant, plus de 4 répondant-es sur 10 n’y sont pas favorables.

2 – Instaurer des épreuves anticipées en fin de première (comme en bac général et technologique) pour la certification du Bac Pro et en fonction des spécialités. Les disciplines concernées seraient des disciplines à faibles taux horaires notamment la PSE, l’Economie-Gestion (secteur industriel) et les Arts Appliqués.

 

Une nette majorité y est défavorable. Moins d’un tiers des répondant-es y sont favorables.

3- Continuer à revendiquer la réécriture des grilles horaires en grilles horaires hebdomadaires pour chaque année du cursus sans que les disciplines perdent en volume global. Equité et abondement en découlerait.

Le SNUEP-FSU a porté les voix de ses adhérent-es lors d’une audience au cabinet prévue sur ce sujet.
Les réponses n’étant pas très majoritairement favorables pour les 2 questions, le ministère a acté ne pas modifier les modalités de certification du diplôme intermédiaire et du bac pro. Il recule aussi sur son projet de mettre en place des épreuves anticipées pour les disciplines concernées.
Le SNUEP-FSU continuera à œuvrer pour améliorer les conditions de travail des personnels et d’études des élèves.
Pour le SNUEP-FSU, la valorisation de l’Enseignement professionnel public est une exigence sociale.

Bac pro MELEC au fil de l’eau

Dans un contexte ou même les services du ministère concèdent que les pressions certificatives ont des effets néfastes sur l’apprentissage des élèves et sur les conditions de travail des personnels, certains référentiels pourtant récents imposent des évaluations permanentes qui vont à l’opposé des consignes et mesures prises dernièrement. Le SNUEP-FSU est intervenu plusieurs fois sur ce sujet et continuera à dénoncer ces pratiques pour obtenir une remise à plat de ces certifications.

Les enseignant-es en bac pro MELEC (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) sont désormais confronté-es à un nouveau mode d’évaluation au fil de l’eau (sic), appelé « CCF continué ». Il s’agit de regrouper dans un portfolio, tout au long de la formation, les compétences « acquises » par les élèves. La certification s’appuie ainsi sur X situations de formation en établissement ou en entreprise qui sont consignées dans le logiciel payant Cpro, conçu à l’image du Cerise Pro utilisé en GA, dont on connaît les effets dévastateurs sur les conditions de travail des personnels. La note d’examen est attribuée par une commission à partir du portfolio et d’entretiens avec l’élève.

Avec ce système, les élèves se retrouvent dans une situation d’évaluation permanente qui laisse peu de place aux apprentissages et à l’exploitation des erreurs ; les formateurs/trices, qui deviennent certificateurs/trices permanent-es, y compris lors des PFMP, voient leur charge de travail considérablement alourdie. Et, malgré l’existence de grilles nationales sur les compétences à acquérir, la subjectivité de l’évaluation est renforcée, ce qui provoquera de grandes différences de notation d’un établissement à l’autre, voire d’une classe à l’autre. Quelle valeur accorder à ce nouveau diplôme, si ce dernier n’est plus en mesure d’attester de l’acquisition réelle du niveau requis pour la pratique du métier ?

Pour toutes ces raisons, le SNUEP-FSU s’oppose à ces nouvelles modalités de certification.

CAP CUISINE : Valider à tout prix !

Le SNUEP-FSU a obtenu en 2013 l’abandon du projet de certains IG d’introduire du contrôle continu, en plus des CCF, dans les certifications de diplômes professionnels. Ce projet revient par une petite porte dans le CAP cuisine avec…. un changement d’appellation : “évaluations significatives”. Le SNUEP-FSU n’est pas dupe et a déjà dénoncé cette pratique qui alourdit encore la charge de travail des personnels. Le SNUEP-FSU interviendra autant que nécessaire pour que le ministère abandonne ce projet qui ne présente aucun intérêt pour les élèves sauf à spolier encore du temps d’enseignement pour réaliser ces évaluations.  Ce dispositif représente une véritable “usine à gaz”.

Dans le nouveau CAP Cuisine, 6 « évaluations significatives » s’ajoutent aux CCF pendant la formation. Elles sont construites comme l’épreuve EP1 (organisation de la production + technologie culinaire + sciences appliquées + connaissance de l’entreprise) et ponctuent chaque contexte professionnel. Sur les 6 notes, seules les 3 meilleures sont prises en compte pour le CAP, afin de laisser leur chance aux élèves. Outre les difficultés d’organisation ainsi posées aux équipes pédagogiques, on entre bien, ici aussi, dans une forme d’évaluation permanente par le formateur/certificateur, avec les mêmes défauts que ceux dénoncés ci-dessous sur le bac pro MELEC.

BACS PROS COMMERCE ET VENTE : L’ACTION SYNDICALE PAIE !

Le ministère abandonne son projet de fusion des bacs pros Vente et Commerce en un seul à options. Le SNUEP-FSU n’a cessé d’intervenir dans toutes les instances pour dénoncer ce projet de fusion qui en réalité ne présentait aucun intérêt pour les élèves. Les résultats de certaines études menées sur ce projet étaient plutôt défavorables et les  branches professionnelles qui accueillent nos élèves se sont elles aussi opposées à cette fusion. La mobilisation des personnels et la détermination du SNUEP-FSU ont fortement participé à cette première victoire. Restons néanmoins vigilant-es car la grande distribution, très attachée à cette fusion, et très écoutée dans les services du ministère, risque fort de vouloir faire réapparaitre ce projet.

CAPPEI : décret et arrêtés sont parus

Le décret et les deux arrêtés relatifs au nouveau certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI), désormais nécessaire pour enseigner en SEGPA et EREA, sont parus au JO du 12 février 2017. Le décret est complété par deux arrêtés qui précisent l’un l’organisation de l’examen pour l’obtention du CAPPEI, l’autre l’organisation de la formation professionnelle spécialisée.

Pour obtenir son diplôme, mieux vaut être élève qu’apprenti

Vouloir développer l’apprentissage aux dépens de la voie scolaire tout en espérant de meilleurs taux de réussite aux diplômes  reste une gageure impossible. En effet, une annexe du PLF 217 confirme que pour obtenir son diplôme, mieux vaut être élève qu’apprenti. Et de loin. Continuer la lecture de Pour obtenir son diplôme, mieux vaut être élève qu’apprenti