APPRENTISSAGE

Dopage financier et absence de vision politique

(v. Journal n° 96, février 2017)

Télécharger (PDF, 94KB)

Petite hausse des contrats… mais à quel prix !

Les nouveaux contrats d’apprentissage signés en 2015 ont augmenté de 2,3 % par rapport à 2014 mais, si le gouvernement est obnubilé par cette soit-disant solution pour contribuer à la baisse du chômage, la DARES constate, dans sa note publiée en septembre 2016, que :

_ ces contrats concernent essentiellement le secteur public (malgré une baisse de 12 % dans la territoriale) : ce n’est pas ce qui créera de l’emploi ;

_ dans le secteur privé, ils se concentrent là où une nouvelle aide de 4400 euros a été octroyée en juin 2015 (pour la 1re année de contrat) : dans les entreprises de moins de 10 salariés qui embauchent un mineur (+10 %) : sans cette aide, le nombre de contrats aurait continué à baisser d’après la DARES, comme pour les autres entreprises, quel que soit le niveau de formation ;

_ le taux de rupture des contrats se maintient à 28 %, celui d’abandon de l’apprentissage passe de 21 à 22 %.

_ pour les moins de 18 ans, les taux augmentent de 2 points en 1 an : 38 % de rupture et 28 % d’abandon (30 % pour le seul niveau CAP, 40 % dans l’hôtellerie-restauration) ! Quand la multiplicité des démarches pour lutter contre le décrochage ne produit aucun effet, il faut se poser des questions sur le système que l’on veut défendre…

_ les nouveaux apprentis âgés de 15 ans passent de 10,9 % à 12,1 % ;

_  les jeunes femmes ne représentent toujours qu’1/3 des apprentis, malgré le développement de l’apprentissage dans les services (43 % des nouveaux contrats).

Tout ce que le SNUEP-FSU dénonce sans cesse se vérifie à nouveau : l’apprentissage coûte cher, dépend de choix politiques et non d’une réelle volonté des entreprises, est toujours discriminatoire et a des conséquences souvent dramatiques sur les plus jeunes, pour lesquels le risque élevé d’échec augmente leur risque d’exclusion.

 

 

A 14 mois de la présidentielle, tour d’horizon des projets du gouvernement et de la droite pour faire de l’apprentissage la voie de formation professionnelle par excellence aux dépens de la voie scolaire.

Télécharger (PDF, 141KB)

La DARES a fait un bilan de l’apprentissage en 2014, qui concerne de moins en moins les plus jeunes et les non qualifiés : résumé.

Télécharger (PDF, 55KB)

Même quand les politiques parlent de “revalorisation de la voie professionnelle”, c’est le soutien à l’apprentissage qu’il faut comprendre en premier. Son développement dans les LP, à travers le mixage des publics et des parcours, renforce la concurrence, dégrade les conditions de travail et d’études. Ce qui valait bien un dossier.

Télécharger (PDF, 570KB)

Quand l’accumulation des aides financières à l’apprentissage n’a aucun effet, sinon d’accentuer la gabegie, on accuse l’Education nationale afin de mieux la faire contribuer au développement de l’apprentissage en lieu et place de la voie scolaire. Analyse d’un rapport commandé par le ministère et de ses préconisations.

Télécharger (PDF, 84KB)

Conséquences pour les LP de la loi du 5 mars 2O14 sur la formation professionnelle.

Télécharger (PDF, 62KB)

Le SNUEP-FSU construit et argumente son opposition à l’apprentissage à partir des réalités, des études de chercheurs, des rapports divers qui paraissent. Exemple, avec l’analyse du rapport du CESE (Conseil économique, social et environnemental) sur l’apprentissage dans l’Education nationale.

Télécharger (PDF, 58KB)

Premier réflexe du gouvernement sitôt les résultats des élections régionales connus : annoncer des mesures en faveur de l’apprentissage pour réduire le chômage.  Dogmatisme, vous avez dit dogmatisme ? Petit coup d’oeil dans le rétroviseur, en mai 2011…

n°62 (mai 2011)

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionnel Tél : 01 45 65 02 56