Formation professionnelle

ACTUALITE

Formation professionnelle et employabilité

Le CIEP (Centre international d’études pédagogiques) consacre son dernier numéro de la Revue internationale d’éducation de Sèvres à la formation professionnelle et à l’employabilité.  Face à l’augmentation du chômage des jeunes, les pays de l’OCDE se préoccupent de plus en plus de l’enseignement professionnel, en particulier pour des emplois de niveaux intermédiaires (ouvriers, employés et techniciens). Et les constats vont à rebours de nombreuses prises de position politiques françaises :

Le premier constat est que l’employabilité dépend de la formation générale. L’évaluation des compétences professionnelles des adultes reposent toujours sur les compétences en numératie (la capacité à comprendre des concepts numériques et mathématiques) et en littératie (la compréhension de textes écrits). De plus en plus même dans une économie moderne tertiarisée.

Le deuxième constat est que l’adéquationnisme n’est plus possible. D’où le rapprochement dans la plupart des pays entre les deux modèles de formation, scolaire et en entreprise. Mais partout se pose la question du partage des responsabilités, qui induit des problèmes de financement et des risques d’inégalités, sociales et territoriales. Et si les experts de l’OCDE considèrent que la composante apprentissage en milieu professionnel doit se renforcer, cela peut prendre des formes différentes. Il est d’ailleurs rappelé qu’il faut éviter de considérer le système allemand comme un modèle à suivre. (mai 2016)

Apprentissage

Au lieu de se rapprocher des 500 000, le nombre d’apprentis chute depuis 2012 (-32 000 en 3 ans). Le gouvernement multiplie les initiatives, qu’il aimerait innovantes, pour enrayer le mouvement. Mais en ne regardant ce “problème” que par la lorgnette patronale, il en arrive à proposer de dégrader les conditions de travail des apprentis.

L’opposition n’est pas en reste. Les députés, derrière Christian Estrosi, veulent relancer l’apprentissage à 14 ans, régionaliser entièrement la formation professionnelle initiale, fusionner lycées professionnels et centres de formation pour apprentis.

Les sénateurs de droite font des propositions dans le même sens. Ils souhaitent en outre autoriser le travail de nuit aux apprentis mineurs, octroyer à tou-tes 15 jours de congés supplémentaires, simplifier la rupture du contrat ou rémunérer selon le diplôme préparé et non selon l’âge. Pour lever les freins injustifiés que l’on prête à l’Education nationale, ils veulent que nos conseils d’administration soient présidés par une personne extérieure et que les chefs d’établissement soient désignés sur proposition du président du conseil régional !

 

 

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionnel Tél : 01 45 65 02 56