Wallis et Futuna

Affectation à Wallis et Futuna rentrée 2018
CAPN du 27 septembre 2017

8 postes de PLP étaient à pouvoir pour la rentrée de février 2018.

2 postes en Maths-Sciences n’ont pas été mis au mouvement car les collègues actuellement sur ces postes ont obtenu une mesure dérogatoire pour effectuer une cinquième année. Cette mesure dérogatoire est accordée à titre exceptionnelle pour faire face à des problématiques personnelles particulières.

 

Disciplines

Nombre de postes

Barre d’entrée

Lettres Histoire

2

340

Lettres Anglais

2

230

Maths Sciences

1

290

G.I structure métallique

1

370

Peinture revêtement

1

56

Eco Gest opt GA

1

680

Malgré le changement de statut de COM en département, les collègues actuellement en poste à Mayotte se voient systématiquement écartés de la possibilité d’obtenir une affectation sur Wallis et Futuna. La note de service s’appuie sur un décret interministérielle fonction publique, le ministère de l’Éducation nationale reconnait le problème et a demandé sa réécriture afin que Mayotte ne soit plus assimilée à une COM lors des affectations sur Wallis et Futuna ainsi que la Nouvelle-Calédonie.

Le calendrier (saisie en mai pour une rentrée en février) ne permet pas au Vice rectorat de Wallis et Futuna d’afficher les postes vacant au moment de la saisie des vœux.

Déclaration liminaire des élu-es nationaux
SNUEP-FSU

   Paris, le 27 septembre 2017

CAPN Affectation Wallis et Futuna rentrée février 2018

Cette nouvelle année scolaire débute dans un climat social tendu où les attaques frontales contre les salarié-es et les fonctionnaires sont nombreuses. En facilitant les licenciements et en remettant en cause le paritarisme les ordonnances mettent à mal les droits des salarié-es. Lors des journées d’action des 12 et 21 septembre, les ouvrier-es, les salarié-es et les privé-es d’emploi ont exprimé leur rejet du projet Macron qui organise la précarité et la flexibilité. La remise en cause des conventions collectives implique la rupture progressive du lien entre niveau de diplôme et rémunération. La volonté de remplacer les diplômes professionnels par des qualifications obtenues via des blocs de compétences entre complètement dans cette logique et fait peser de graves menaces sur l’enseignement professionnel.

Concernant les fonctionnaires, les premières mesures officielles actées par le gouvernement sont inacceptables et en contradiction avec les discours de campagne – notamment ceux qui annonçaient une amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous. Gel du point d’indice, rétablissement de la journée de carence, augmentation de la CSG et retard sur le calendrier de mise en œuvre du PPCR auront des conséquences directes sur les salaires. Ces mesures auront des répercussions sur la profession car le salaire participe à la reconnaissance attendue du travail effectué par les agent-es et est aussi un levier pour l’amélioration des conditions de travail.

Le ministre a annoncé vouloir faire de l’enseignement professionnel une de ses priorités. Le slogan « la revalorisation de la voie professionnelle » ne doit pas rester une formule vide. Pour le SNUEP-FSU, revaloriser l’enseignement professionnel a un sens et doit permettre une amélioration significative des conditions d’étude des 650 0000 jeunes scolarisés en LP, SEP, EREA et SEGPA. Cette amélioration ne peut se faire sans moyens supplémentaires dédiés. Le SNUEP-FSU porte la revendication forte des personnels de la réduction des effectifs par classe et la nécessité de travailler en groupe réduits à tous les niveaux. Les réunions qui se multiplient sans intérêt direct pour les élèves et les pressions des équipes de direction et d’inspection doivent elles aussi cesser si l’on veut enfin reconnaître le travail enseignant.

La crise du recrutement est fortement présente chez les professeur-es de lycées professionnels. Cette année moins de 8 postes sur 10 ont été́ pourvus et la moitié des disciplines ne parviennent pas à recruter à hauteur des besoins. Pour le SNUEP-FSU un effort particulier doit être mis en œuvre en ce qui concerne le pré́-recrutement et le recrutement des PLP sans oublier la formation continue des personnels aujourd’hui réduite à quasi néant. L’embauche de personnels non-titulaires n’est pas une solution pour compenser cette crise du recrutement. Cette année marquera la fin des recrutements réservés Sauvadet dont le bilan est bien décevant. Le SNUEP-FSU continue de porter la revendication de l’arrêt du recours aux non-titulaires et de la mise en place d’un plan de titularisation ambitieux et adapté pour les personnels déjà̀ en poste.

Le SNUEP-FSU sera vigilant et combatif contre la volonté́ du gouvernement d’instaurer l’apprentissage dans tous les lycées professionnels. L’apprentissage dans la formation professionnelle initiale implique inéluctablement un mixage des publics : dispositif qui, en plus de n’apporter aucun bénéfice pour les jeunes, engendre des difficultés professionnelles prégnantes pour les enseignant-es. La menace de supprimer la taxe d’apprentissage aux lycées n’accueillant pas de sections d’apprentissage relève d’une mesure injuste mais aussi d’une méconnaissance du fonctionnement des établissements professionnels. Sans cette participation financière qui a déjà̀ vu son enveloppe baisser de 30 % en 3 ans, bon nombre de LP ne pourront tout simplement plus fonctionner. De surcroît, promouvoir l’apprentissage en lieu et place de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire relève d’un choix politique qui aggrave les inégalités. L’accès à un premier niveau de qualification pour tous les jeunes est une mission centrale du ministère et doit s’opérer sans discrimination. Il est intolérable que l’Etat se désengage de cette mission pour les jeunes les plus en difficultés qui sont aussi très souvent les jeunes issus des milieux populaires.

L’annonce d’un nouveau diplôme Bac +1 pour pallier les difficultés des poursuites d’études des bachelières et bacheliers professionnel-les n’est pas la solution à ce problème. Il faut donner en amont les moyens aux lycéen-nes professionnel-les de réussir dans toutes les filières que proposent l’enseignement supérieur. En ce sens, un bilan des expérimentations doit être effectué avant toute décision. Dans ce cadre, des parcours en 4 ans pour obtenir le Bac Pro doivent pouvoir être proposés aux élèves et des places suffisantes en STS doivent être créées. Le SNUEP-FSU s’opposera à la remise en cause du baccalauréat comme premier diplôme de qualification vers l’enseignement supérieur.

L’affectation des Stagiaires a mobilisé le SNUEP-FSU, ainsi que vos services, une grande partie de cet été. Nous souhaitons vous remercier pour toutes les réponses apportées à nos questions. Il semble que la tenue d’un GT national portant sur les demandes de révisions d’affectation pourrait améliorer le dialogue social.

Nous observons qu’une trop grande majorité des lauréats du CAPLP affectés au barème n’obtienne pas l’académie souhaitée malgré bien souvent des situations familiales prises en compte dans leur barème. Nous condamnons les situations ubuesques où les personnes se sont vue refuser leur demande de révision d’affection au motif de « pas de besoin dans l’académie » alors que ces mêmes académies ont eu recours à des contractuel-les dès la rentrée pour pallier le manque d’enseignant-e. L’éloignement familial est un facteur de mal être pour les stagiaires et les met d’emblée en difficulté. Dans ces conditions comment réussir pleinement son année d’intégration dans le métier ?

Certains refus restent pour nous incompréhensibles. Le rectorat accepte d’accueillir le stagiaire premier non entrant, vous nous dites avoir contacté le rectorat et pourtant la demande de révision est refusée…Des rectorats interpellent même nos commissaires paritaires académiques pour savoir comment cela se passe au ministère. Permettez-nous, sans vouloir offenser quiconque, de douter du bon dialogue entre académies et ministère. Et ce problème semble ne pas être uniquement un problème DGRH puisque les 450 postes octroyés pour l’éducation prioritaire, grâce aux mobilisations, à la fin du dernier quinquennat n’ont pas tous été ventilés sur les lycées les plus en difficultés dans les académies.

Concernant l’affectation à Wallis et Futuna, nous souhaiterions que les documents explicitent davantage le classement du candidat sur la liste des demandes non recevables (liste 2). Nous ne comprenons pas pourquoi les PLP affecté-es après 2014 à Mayotte se retrouvent systématiquement sur cette liste. Dans le cadre de ce mouvement, Mayotte reste assimilé à une collectivité d’outre-mer et donc les collègues se voient dans l’obligation de retourner en métropole pour une durée minimale de deux ans afin que leur demande soit recevable. Enfin nous souhaiterions que la liste des postes vacants figure au moment de la saisie des vœux.

Nous remercions tous les personnels de la DGRHB2-2 pour leur écoute et leur disponibilité.

Merci pour votre attention.

Syndicat National Unitaire de l'Enseignement Professionnel Tél : 01 45 65 02 56