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10 octobre : Grève et manifestations

10 octobre : Grève et manifestations

Avec la FSU et l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique, le SNUEP-FSU appelle les enseignant-es et CPE de l’enseignement professionnel à la grève et aux manifestations le 10 octobre, pour une véritable négociation salariale, l’augmentation de notre pouvoir d’achat, le non rétablissement du jour de carence et des moyens pour faire fonctionner les services publics.

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bacs pros vente et commerce

Fusion des bacs pros vente et commerce :
nouvelle tentative de passage en force !

Le décret relatif à la fusion des baccalauréats professionnels vente et commerce devrait être proposé au vote du prochain CSE sans aucune concertation préalable avec les organisations syndicales et avec la profession : pour le SNUEP-FSU c’est NON et toujours NON !

Dans ses discours de rentrée, le ministre ne cesse de marteler qu’aucune mesure ne sera décidée dans la précipitation et sans concertation avec les représentant-es des personnels. Or, cette formule ne résiste pas à la réalité des faits dans la voie professionnelle puisque ce projet, combattu par l’ensemble des syndicats majoritaires dont le SNUEP-FSU, est de nouveau à l’ordre du jour.

Imposer cette fusion contre la profession est un signe fort quant à la façon dont le ministre conçoit sa futur « revalorisation de la voie professionnelle ».  Continuer la lecture de bacs pros vente et commerce

RENTRÉE 2017 dans la voie professionnelle

RENTRÉE 2017 dans la voie professionnelle :
des annonces qui ne résistent pas à l’épreuve des faits

Pour le SNUEP-FSU, les premières mesures officielles actées par le gouvernement sont inacceptables et en contradiction avec les discours de campagne – notamment ceux annonçant une amélioration du pouvoir d’achat. Elles constituent purement et simplement des attaques en règle contre les fonctionnaires. Le gel du point d’indice, le rétablissement de la journée de carence, l’augmentation de la CSG et le retard sur le calendrier de mise en œuvre de PPCR sont autant de décisions qui auront des effets négatifs sur les salaires des fonctionnaires et ceux des PLP. Quant aux annonces concernant spécifiquement l’enseignement professionnel : elles ne résistent pas à l’épreuve des faits. Pour le SNUEP-FSU revaloriser la voie professionnelle à un sens et doit permettre une amélioration des conditions de travail des personnels et des conditions d’études des 650 000 élèves scolarisés dans les LP, SEP, EREA et SEGPA. Continuer la lecture de RENTRÉE 2017 dans la voie professionnelle

Loi travail : votation citoyenne !

La démocratie ayant un sens pour les salarié-e-s, les jeunes, les privé-e-s d’emplois, les retraité-e-s, les organisations syndicales et de jeunesse, mobilisées depuis presque 3 mois organisent une VOTATION CITOYENNE dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude.

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La mobilisation puissante des salarié-e-s, jeunes, privé-e-s d’emplois et retraité-e-s s’est construite dans le pays pour combattre le projet de Loi Travail et porter l’exigence de nouveaux droits sociaux pour les salarié-e-s.

Pour toute réponse le gouvernement a choisi le déni de démocratie avec l’utilisation du 49.3, puis l’autoritarisme et la répression.

Or, plus de 70% de la population est opposée à ce projet de loi !

La votation citoyenne organisée par les 7 organisations syndicales doit permettre à tous les salarié-e-s, jeunes, privé-e-es d’emplois, retraité-e-s et citoyen-ne-s
de faire entendre encore plus fort leur voix et de s’engager dans la mobilisation.

PARTICIPEZ-Y EN DÉPOSANT
LE BULLETIN DE VOTE !

JE VOTE EN LIGNE ICI

 

Bulletin de vote

 

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Tract d’accompagnement 

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Recrutement des PLP : L’enseignement professionnel en manque d’enseignant-es

En cette période de tensions sociales, les stations-service ne sont pas les seules à être impactées par la pénurie ! Ce phénomène touche aussi les concours de recrutement d’enseignant-es de la voie professionnelle.

Si tous les résultats ne sont pas encore connus, ceux des concours réservés ne laissent rien augurer de bon ! Ce sont 529 postes (sur 883 ouverts) qui n’ont pas été pourvus à cette session, soit un taux de couverture (rapport entre le nombre d’admis et le nombre de postes) moyen d’environ 40 %. Dans certaines disciplines, il n’y a pas un-e seul-e admis-e. Ce qui illustre le paradoxe de ces concours réservés aux enseignant-es contractuel-les. Ces dernier-es enseignent depuis des années mais ne sont pas jugé-es assez « professionnel-les » pour être admis-es aux concours !

Ces premiers chiffres ne font que confirmer la crise de recrutement que connaît l’enseignement professionnel public. Selon un bilan de la DEPP, les CAPLP sont les plus touché-es par cette pénurie avec 28 % des postes non pourvus en 2015. Sur 3317 postes ouverts aux trois concours, ce sont 930 postes de PLP qui n’ont pas été pourvus !

Parmi les disciplines les plus touchées par cette crise de recrutement, les Biotechnologies se distinguent avec un taux atteignant à peine 38 % des postes pourvus (154 postes non pourvus sur 250). De manière plus générale, ce sont les disciplines professionnelles qui sont les plus touchées par cette désaffection (Génie civil option construction et réalisation des ouvrages : 31,48 % des postes pourvus, Génie industriel option matériaux souples : 38,10 % etc.).

Cette crise est générale et illustre le manque d’attrait criant de nos métiers !

Le SNUEP-FSU dénonce cette situation alarmante, conséquence de l’absence de réels parcours de formations pour les futur-es PLP. Le SNUEP-FSU revendique leur mise en place et celle de dispositifs de pré-recrutements.

Le gouvernement s’est engagé à créer 1000 postes dans l’enseignement professionnel public. Sans une réelle amélioration de l’attractivité des nos métiers, il est peu probable que ces postes soient pourvus. Encore une opération de communication ! Pour le SNUEP-FSU, améliorer l’attractivité du CAPLP implique nécessairement une revalorisation salariale et une amélioration de conditions de travail des PLP.

A toutes et tous les agents de la Fonction publique

Les Lilas, le 16 février 2016

Le 17 juin 2015, la ministre de la Fonction publique M. Lebranchu, avait déclaré :
«  la rémunération des fonctionnaires n’est pas juste »
Pour la FSU, il faut donc leur rendre justice
et c’est maintenant !

Le rendez-vous salarial est capital : nous l’attendons depuis 5 ans !
Dans les négociations « PPCR », la FSU a défendu la revalorisation de la grille et celle de la valeur du point d’indice. Elle a obtenu que ce rendez-vous salarial ait lieu au début de l’année de 2016. Le texte prévoit que cette première négociation «sera l’occasion d’examiner la revalorisation du point d’indice au vu des indicateurs économiques».

Pour la FSU, le premier des indicateurs économiques à considérer n’est pas la croissance, mais bien la réalité des besoins des ménages à partir de la réalité des prix.

  • De juillet 2010 à décembre 2015, les prix à la consommation ont augmenté globalement de 5,7 % (source : INSEE), de 6,1 % pour l’alimentation et de 9,2 % pour les loyers.

  • Dans la même période le SMIC a été porté de 1365 € bruts en décembre 2010 à 1466,62 € en décembre 2015, soit une augmentation de 7,7 %.

Il est clair que la négociation doit déboucher sur une augmentation du point qui ne peut pas être que « symbolique », tant les pertes de pouvoir d’achat ont affecté les conditions de vie.

La situation faite aux plus de 5 millions d’agents publics est injuste !

Constats :

Leur travail est mal reconnu et nombreux sont en difficulté pour en vivre correctement. La situation ainsi créée est néfaste à la Fonction publique (image, attractivité, …). Elle est économiquement inefficace car n’est pas facteur de relance : les ménages limitent leurs dépenses, y compris celles nécessaires à leurs besoins.
Cette politique, conduite sous l’égide de la « priorité à l’emploi », est un échec.

  • Selon INSEE : pour l’ensemble des trois versants, le salaire net moyen en euros constants dans la Fonction publique a baissé de 0,1% en 2011, 0,8% en 2012, 0,5% en 2013. Et cette tendance se poursuit.

  • Plus de cinq années de gel de la valeur du point d’indice, après une décennie de faibles revalorisations, entrainent par rapport à 2000, une perte de pouvoir d’achat équivalente à près de deux mois de salaire par an.

  • Ce déclassement salarial pénalise notamment les jeunes moins bien rémunérés que leurs aînés au même moment de la carrière.

  • 20 % des agents sont rémunérés à un niveau voisin du SMIC. Parmi eux, beaucoup sont soumis à des temps partiels subis, et sont donc en situation de pauvreté.

  • Le salaire médian des agents de la FPT est de 1659 € en 2013, quand il est de 1763 € dans le secteur privé.

  • Les salaires enseignants sont en régression comparés à leur niveau de l’année 2000. Sur la même période, ils ont augmenté dans la quasi-totalité des autres pays de l’OCDE.

  • Du fait du développement de la part des primes, du refus de revaloriser les filières féminisées et des inégalités de carrières dont les femmes sont victimes, le salaire moyen dans la fonction publique des femmes est inférieur de 14% à celui des hommes (hors prise en compte des temps partiels et incomplets).

  • La réduction de la part de l’indiciaire dans les rémunérations, conjuguées à la réforme des retraites et au gel de la valeur du point, aboutit à une dégradation des montants de liquidation des pensions.

Tout travail mérite reconnaissance !

C’est aussi une reconnaissance de l’action et du rôle que joue la Fonction publique. Par ailleurs, les mesures contenues dans le protocole PPCR seraient vite obsolètes sans une politique de revalorisation régulière du point.

C’est possible :
Plus de 7 milliards d’économie ont été réalisées depuis le gel du point, soit l’équivalent d’une hausse de 4 % de la valeur du point d’indice (moins que l’inflation). La Cour des Comptes, dans son rapport de juillet 2015, estime à 400 millions d’euros les dépenses rendues obligatoires du fait des conséquences du gel (GIPA, relèvement du bas des grilles de catégorie C et B).
1 % d’augmentation représente près de 2 milliards sur les trois versants (source : Cour des Comptes), soit 11 % des crédits consacrés au Crédit d’impôt « Compétitivité-Emploi » pour 2016. Sans compter que le premier 1% a moins d’impact budgétaire et qu’il s’établit à 1,5 milliards : il faut en effet déduire les coûts relatifs aux mesures de maintien du pouvoir d’achat (mesures de relèvement des grilles, GIPA, etc.).
Le gouvernement s’est jusqu’ici privé d’une réelle réforme fiscale permettant de dégager les recettes nécessaires à l’action publique et à la solidarité, il est encore temps de le faire !

Nous demandons que la progression du point d’indice permette véritablement de compenser l’inflation :

En 2016 : une mesure immédiate et d’urgence pour commencer à remettre les salaires à niveau. A programmer dès maintenant pour le début 2017 : une mesure qui permette d’annuler les effets de l’inflation depuis 2012.

C’est le moment pour le gouvernement d’assumer son attachement déclaré à la fonction publique. La FSU s’engage totalement pour obtenir enfin une amélioration réelle de nos salaires. Il va s’en dire que c’est ensemble que nous réussirons à imposer ces choix !

Bernadette Groison
Secrétaire Générale de la FSU