Archives de catégorie : Communiqués

Droit à la mutation : un système verrouillé !

Face à un projet de mouvement 2016 encore plus catastrophique que les années précédentes, les élu-es commissaires paritaires nationaux du SNUEP-FSU ont décidé d’interpeller Mme la ministre, dans le cadre d’une intersyndicale avec la CGT et le SNETAA, les autres organisations représentatives à la CAPN des PLP, le SGEN et le SE-UNSA n’ayant pas souhaité s’y associer.

Le mercredi 2 mars, à l’ouverture des commissions nationales, la directrice des ressources humaines du ministère a affirmé que ses services feraient tout leur possible pour débloquer des situations difficiles. Dans la réalité, cette affirmation s’est vite révélée un vœu pieu puisqu’il aura fallu toute l’opiniâtreté et la détermination des commissaires paritaires nationaux du SNUEP-FSU en début des travaux de la CAPN, pour rappeler cet engagement, menaçant même d’interrompre les travaux si la situation restait bloquée. Les deux jours d’échanges (au lieu de un et demi les dernières années) avec les gestionnaires du ministère ont pu alors se dérouler dans des conditions d’échange et d’écoute qui ont permis d’améliorer un grand nombre de mutations. 

Une grande majorité des améliorations apportées au projet de mouvement tout droit sorti de l’algorithme informatique de l’administration est le fruit du travail des élu-es du SNUEP- FSU. Leur étude approfondie du mouvement et des dossiers ont permis de faire des propositions d’amélioration dans le respect du barème prenant en compte la situation professionnelle, familiale voire médicale des candidat-es. Cependant, la situation faite aux PLP reste exécrable ! Seul-es 28 % des titulaires mutent en vœu 1 et 66 % des titulaires ne muteront pas cette année, faute d’avoir été satisfait-es dans leurs vœux. Pire encore, 32 % des stagiaires sont affecté-es dans des académies non choisies. Encore une fois, le ministère met les fonctionnaires PLP dans des situations impossibles et laisse de nombreux-ses collègues séparé-es cette année encore de leur famille, et que dire des collègues originaires des DOM affecté-es par défaut en région parisienne ?

Même si nous reconnaissons les efforts consentis par l’administration, le SNUEP-FSU continuera à réclamer des moyens supplémentaires pour l enseignement professionnel public. Il continuera à œuvrer pour rendre le mouvement des PLP plus satisfaisant. La crise de recrutement de PLP titulaires, les suppressions de postes, fruits de la politique menée contre l’enseignement professionnel, conjuguée à des calibrages budgétaires ne prenant pas en compte les besoins réels du terrain sont un frein à la mobilité des PLP.

Le SNUEP-FSU exige que tous les postes vacants soient proposés au mouvement, dénonce le mode de calcul de la DGH qui permet aux rectorats de supprimer des postes et déplore l’utilisation du corps des PLP comme variable d’ajustement des moyens d’enseignement du second degré. Le SNUEP-FSU plus que jamais exige un retour à un mouvement national et unique des personnels, seul garant d’un réel droit à mutation.

Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016.
Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 15 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.

LE SNUEP INTERPELLE LA MINISTRE

Le projet de mouvement inter-académique des PLP est cette année encore plus que difficile, disons le carrément désastreux. A deux jours de l’ouverture de la CAPN des PLP, ce sont seulement 25% des collègues titulaires qui obtiennent leur premier vœux. Une intersyndicale réunissant la CGT, le SNETAA et le SNUEP-FSU a décidé d’interpeller la ministre et à demandé une audience pour obtenir une amélioration notable des conditions de mutation.

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L’enseignement professionnel en chantier

À l’occasion des « journées nationales portes ouvertes des lycées professionnels » autour des 30 ans du baccalauréat professionnel, la ministre a annoncé quelques mesures supposées revaloriser l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.

Après avoir subi une réforme brutale avec la mise en place du bac pro 3 ans, la perte de 5000 postes de PLP et sa mise en concurrence avec l’apprentissage, l’enseignement professionnel est mis à mal. Pour autant, cette voie de formation reste essentielle pour former les salarié-es de demain, élever le niveau de qualification et lutter contre le décrochage scolaire. 

Aussi, au-delà du caractère insuffisant de la mesure, nous actons positivement la création de 1000 postes pour 500 nouvelles formations, à condition que ces postes soient bien consacrés à l’enseignement professionnel public sous statut scolaire et non ciblés pour développer des filières d’apprentissage au sein de nos lycées.

Dans sa volonté de revaloriser l’enseignement professionnel, la ministre annonce la mise en place des jumelages entre les collèges, les lycées professionnels et les CFA. Or, les liaisons entre collèges et LP existent déjà, chaque année des LP accueillent des collégien-nes lors de mini-stages pour leur permettre de découvrir l’enseignement professionnel. Les jumelages proposés avec les CFA visent à encore augmenter la porosité entre le service public d’éducation et l’apprentissage et ne participent en rien à sa revalorisation mais le menacent à terme.

Le SNUEP-FSU a toujours évoqué le problème de l’orientation subie en lycée professionnel et de ses conséquences en termes de décrochage.

Proposer une ré-orientation possible à l’automne pour les élèves affectés par défaut (30 % en seconde bac pro et 42 % en CAP), c’est tout d’abord occulter le travail mené par les équipes sur le terrain, lesquelles se trouvent confrontées au problème récurrent du manque de capacités d’accueil dans les différentes filières. Instaurer des sas d’accueil pour les élèves entrant en seconde ne constitue en rien une nouveauté. Ceux-ci sont en réalité déjà effectifs dans de nombreux établissements. Enfin, prévoir une semaine banalisée pour préparer les élèves à leur première période de formation en entreprise révèle encore une fois la méconnaissance de notre métier et de nos pratiques.

Pour le SNUEP-FSU revaloriser l’enseignement professionnel public sous statut scolaire, c’est donner les moyens à tous les élèves de réussir leur cursus scolaire et leur permettre une insertion professionnelle et des poursuites d’études réussies. Cela passe par la nécessité de réintroduire des parcours en 4 ans pour redonner du temps aux savoirs généraux et professionnels, par une remise à plat des modalités de certifications des diplômes de la voie professionnelle, par des dédoublements de classe et par une l’augmentation de l’offre de formation et des capacités d’accueil sur l’ensemble du territoire. Cela passe également par l’arrêt du détournement de la taxe d’apprentissage à la seule faveur de l’apprentissage et au détriment des moyens de fonctionnement de nos lycées professionnels publics.

Lycées : l’intersyndicale suspend sa participation au bilan

SNES-FSU – SNEP-FSU – SNFOLC – SNETAA-FO – SFSDPEP-FO – CGT Educ – SNCL – SNUEP-FSU – SIES – CNGA-CFECGC – SUNDEP-solidaires – SUD Educ

Réunies dans le cadre de l’intersyndicale hostile à la réforme du collège, les organisations syndicales SN-LC-FO, SNETAA-FO, CGT EducAction, CNGA-CGC, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SUD Education, SUNDEP, SNUEP- FSU, SFSDPEP-FO, CGT Enseignement privé ont décidé de suspendre leur participation à partir du 25 janvier aux discussions ouvertes sur la réforme du lycée en l’attente de réponses précises sur le devenir de ces discussions.

L’inefficacité de la réforme Chatel qu’elles avaient combattue dès l’origine, est désormais patente. L’objectif de rééquilibrage des filières n’est en rien atteint, la globalisation des horaires met en concurrence les enseignements, accompagnement personnalisé et les enseignements d’exploration ne facilitent pas l’aide aux élèves en difficulté ni une orientation choisie des élèves. Les solutions qui semblent envisagées visent à entériner les principes de la réforme. Ce sont pourtant ces mêmes principes pédagogiques que la réforme en cours du collège tente de promouvoir! Le ministère refuse d’en tirer un bilan sincère et objectif et de discuter des modifications profondes, pourtant nécessaires dans l’organisation du lycée qui rompent avec ces logiques. A l’inverse, nous demandons l’assurance que tous les changements nécessaires aux mesures dont les constats ont montré l’inefficacité voire le caractère nocif seront apportés à la réforme Chatel.

A défaut de cet engagement, les organisations syndicales SN-LC-FO, SNETAA-FO, CGT EducAction, CNGA-CGC, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNEP-FSU, SUD Education, SUNDEP, SNUEP- FSU, SFSDPEP-FO, CGT Enseignement privé se contenteront désormais, si elles le jugent nécessaire, de faire parvenir au Ministère des contributions écrites rappelant leur positionnement sur de possibles évolutions du lycée.

Les organisations membres de l’intersyndicale réaffirment leur exigence d’abrogation de la réforme du collège contestée par la majorité des enseignants et cause de tensions dans les établissements et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases.

Non aux boulots low cost

À la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi “Macron II”, appelée NOE (Nouvelles opportunités économiques) qui prévoit notamment l’abandon des exigences de qualification requises pour exercer certaines activités comme la coiffure ou l’esthétique, le SNUEP-FSU tient à exprimer sa profonde opposition à une telle disposition.

Pour le SNUEP-FSU, ce n’est pas en s’attaquant à la formation professionnelle initiale et aux diplômes que l’on va résoudre le problème du chômage en France. L’ensemble des métiers aujourd’hui nécessite une formation globale qui intègre un degré de technicité et la connaissance stricte des normes d’hygiène et de sécurité. La délivrance du diplôme doit continuer à attester de l’ensemble des compétences nécessaires à l’exercice de ces métiers. Toute dérégulation et tout laxisme dans la formation ne sont pas sans conséquences sur nos concitoyen-nes mais aussi sur le devenir et l’insertion professionnelle de nos élèves.

Alors que le ministre de l’Education nationale dit faire de l’élévation des qualifications une priorité et réaffirme avec la loi de Refondation de l’école l’objectif de garantir une qualification reconnue à tous les jeunes, cette remise en cause du diplôme pour l’exercice de certaines professions va multiplier les emplois peu ou non qualifiés avec une précarité de l’emploi à la clé, notamment pour les plus jeunes. Dans une période de chômage de masse, le diplôme constitue une protection essentielle et toutes les statistiques en cette matière le confirment.

De plus, ce projet risque encore d’assécher le vivier de recrutement de professeur-es de LP en disciplines professionnelles. Un recrutement déjà sinistré puisqu’il n’est prévu aucune ouverture de postes en 2016 pour les concours de PLP Coiffure et de PLP esthétique. C’est tout simplement inadmissible.

Le SNUEP-FSU demande la mise en place dans tous les départements de sections de coiffure et d’esthétique en formation initiale publique conduisant à l’obtention de qualifications professionnelles reconnues, nécessaires à une insertion professionnelle durable.