Archives de catégorie : Communiqués

CCF EN LETTRES-HISTOIRE ANNULE : LE SNUEP-FSU ENTENDU !

Sous la pression du SNUEP-FSU, le ministère recule et abandonne le passage en CCF des épreuves de Français et d’Histoire du diplôme intermédiaire.

Lors du GT ministériel d’avril sur la simplification des modalités de certification des diplômes professionnels, le ministère, de façon paradoxale, faisait passer trois disciplines du Bac Pro de CCF en mode ponctuel tout en annonçant de manière contradictoire le passage en CCF des épreuves de français et d’histoire du diplôme intermédiaire.

Le SNUEP-FSU a immédiatement dénoncé cette incohérence et rappelé son opposition à la généralisation du CCF, génératrice d’inégalités pour les candidat-es et d’un surcroît de travail pour les collègues.

C’est sous la pression syndicale que le ministère a dû revenir à plus de cohérence. Le SNUEP-FSU se félicite de cette décision et continuera à se battre pour que l’ensemble des épreuves puissent bénéficier de mesures de simplification tout en garantissant le caractère national des diplômes, l’équité et l’anonymat des candidat-es.

Le SNUEP-FSU ne manquera pas de dénoncer tout caractère prématuré des annonces ministérielles, ainsi que tout écart déontologique manifeste dans les relations avec les éditeurs.

Le SNUEP-FSU demande une nouvelle fois un bilan et l’ouverture de discussions sur les modalités de certification des diplômes professionnels et, plus largement, sur la réforme de la voie professionnelle généralisée en 2009.

Le SNUEP-FSU s’engage à poursuivre toutes les actions et construire les mobilisations nécessaires qui permettront de valoriser la voie professionnelle, ses personnels et ses élèves.

 

 

Non, Monsieur Hollande, l’apprentissage n’est pas la solution au chômage des jeunes !

Le président du Medef, Pierre Gattaz, ne pouvait espérer réponse plus rapide. Moins d’une semaine après avoir exigé du gouvernement la mise en place d’une « task force » pour agir en faveur de l’apprentissage, le président de la République lui répond favorablement lors d’une intervention télévisée.

Le SNUEP-FSU dénonce avec force les mesures annoncées à cette occasion consistant, une fois de plus, à promouvoir l’apprentissage à tous crins. À présent, il s’agirait de prendre en charge dans les entreprises de moins de 20 salarié-es, par l’octroi de primes, la quasi totalité du salaire d’un apprenti mineur lors de sa première année.

Des sommes faramineuses ont déjà été octroyées aux entreprises pour favoriser l’embauche d’apprenti-es au prétexte de la lutte contre le chômage. Ces mesures, onéreuses pour le contribuable, n’ont fait l’objet d’aucun bilan et semblent peu probantes puisque le taux de chômage des 15-24 ans n’a cessé d’augmenter depuis 3 ans. Quant aux taux de décrochage des jeunes en apprentissage sur des formations de niveau V et IV, ils sont alarmants et bien supérieurs à ceux des élèves en formation professionnelle initiale sous statut scolaire.

Si François Hollande ne tarde pas à répondre aux exigences du Medef, il apparaît bien plus réticent à tenir ses propres engagements de revalorisation des lycées professionnels annoncés lors de sa conférence de presse de février.

Le SNUEP-FSU désapprouve fortement ces nouvelles mesures et demande un investissement ambitieux pour les 550 000 élèves scolarisés dans l’enseignement professionnel public. Il est urgent qu’une réelle valorisation de la voie professionnelle publique sous statut scolaire soit mise en œuvre avec des moyens dédiés tant en termes d’offre de formation sur tout le territoire que de créations de postes.

Le SNUEP-FSU affirme qu’il y a urgence à investir dans le service public de la formation professionnelle initiale, outil efficace et incontournable pour lutter contre les sorties sans qualification, pour permettre d’améliorer le niveau de qualifications des jeunes et leur assurer une insertion professionnelle durable.

FIN DES CCF AU BACCALAUREAT PROFESSIONNEL POUR 3 ÉPREUVES UNE AVANCÉE QUI EN APPELLE D’AUTRES !

Par son action constante et sa détermination, le SNUEP-FSU a permis le retour des épreuves d’éco-gestion, éco-droit et PSE en épreuves ponctuelles terminales au baccalauréat professionnel. Le CSE du 10 Avril étudiera un arrêté dans ce sens. Cette décision fait suite aux discussions qui se sont ouvertes en 2013 avec les organisations syndicales sur la question de la simplification des CCF.

Depuis leur mise en place, le SNUEP-FSU n’a cessé d’alerter sur les dangers du CCF.

Sa généralisation en 2009 a rendu patents ses effets les plus nocifs, notamment sur la qualité des enseignements dispensés dans les LP et sur des conditions de travail des PLP.

Le SNUEP-FSU prend acte de la publication future de cet arrêt qui marque une nouvelle avancée pour les PLP et permettra une amélioration significative pour les disciplines concernées. Cependant, cette première reconnaissance du ministère des difficultés auxquelles sont confrontées les PLP dans le processus d’évaluation des élèves n’est qu’une réponse partielle. L’ensemble des problèmes soulevés n’ont pas tous trouvé de réponses et certaines disciplines (mathématiques, sciences-physiques, arts appliqués, LV1…) ne bénéficieront d’aucune mesure d’allégement du processus de certification en 2016.

 Cette avancée doit en appeler d’autres ! Le SNUEP-FSU continuera donc à interpeller le ministère pour empêcher le passage en CCF de l’épreuve de lettres-histoire du diplôme intermédiaire et interviendra sur la question des CCF notamment à l’occasion des discussions futures sur l’avenir du lycée professionnel qui devraient s’ouvrir avant la fin de l’année 2015.

MAIS OÙ EST DONC PASSÉE LA REVALORISATION ?

Lors de sa dernière conférence de presse, le président de la République s’est engagé devant l’ensemble de la population à revaloriser l’enseignement professionnel. Afin d’obtenir des éclaircissements sur cette annonce et la mise en œuvre de cet engagement, le SNUEP-FSU a demandé à rencontrer la ministre de l’Éducation nationale. L’entrevue a révélé une fois de plus l’absence d’ambition du ministère pour l’enseignement professionnel public car aucune proposition nouvelle n’a été annoncée ou prévue. De surcroît, alors que la loi de refondation de l’école avait prévu le fléchage de 4000 postes pour l’amélioration des conditions d’étude des collégien-nes et des lycéen-nes professionnels en difficulté, l’attribution de l’intégralité de ces postes au collège entérine l’absence totale de moyens supplémentaires pour l’enseignement professionnel public. Cette annonce augure mal des futures négociations sur la réforme des trois voies du lycée.

Le ministère ne peut continuer à occulter la réalité émanant des différentes études et rapports de ses services : le lycée professionnel concentre le plus de difficultés et ses personnels ont les conditions de travail les plus dégradées.

Le SNUEP-FSU exige un plan d’urgence pour l’enseignement professionnel public, avec des moyens supplémentaires pour lutter contre le décrochage et améliorer les conditions d’études des élèves et de travail des personnels.

REVALORISER L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL ?

Lors de sa conférence de presse du 5 février, le président de la République a annoncé que « les lycées professionnels seront revalorisés ». Le SNUEP-FSU lui demande de passer rapidement des paroles aux actes.

Le SNUEP-FSU avait mené à l’automne 2014 une grande campagne Cartes postales à destination de la présidence de la République. Pendant tout ce temps, nous n’avons cessé d’alerter le ministère sur la situation des LP et de l’enseignement professionnel et avons sollicité une audience auprès de la ministre, demande pour laquelle nous n’avons toujours pas eu de réponse.

Les lycées professionnels scolarisent un tiers des lycéen-nes. Aussi, remédier aux difficultés des LP, lutter contre les inégalités scolaires et le décrochage scolaire, assurer la réussite des lycéen-nes professionnels constituent une urgence : les professeur-es de lycée professionnel ne peuvent plus se contenter de vœux pieux. C’est d’un véritable plan d’urgence et de moyens dédiés dont a besoin l’enseignement professionnel aujourd’hui. Il faut développer l’offre de formation sous statut scolaire et développer des contenus de diplômes ambitieux, les conditions de poursuites d’études doivent être améliorées, il faut des moyens pour lutter efficacement contre le décrochage et un retour effectif et dans de bonnes conditions des jeunes sortis sans qualifications. L’apprentissage ne saurait constituer une réponse à nos difficultés.

Il faut aussi redonner les moyens aux enseignant-es d’agir pour la réussite de tout-es, rendre effectif et développer la formation initiale et continue pour tous les PLP, améliorer leurs conditions de travail et reconnaître enfin leurs missions au service des élèves les plus en difficultés.

Il faut enfin traiter la question de la place des LP dans l’Éducation prioritaire et penser aussi la mise en place d’une carte des formations nationale dans l’objectif de développer la mixité sociale et lutter contre la « ghettoïsation » de certains établissements.

Le SNUEP-FSU est disponible pour en discuter avec le président de la République afin de concrétiser rapidement cette volonté partagée d’enfin « revaloriser les lycées professionnels ».

FORMATION INITIALE DES ENSEIGNANT-ES: UN DROIT POUR LES PLP AUSSI

Après le saccage de la formation des enseignant-es, le SNUEP-FSU avait accueilli favorablement la création des ÉSPÉ. Ces lieux de formation dédiée devaient réhabiliter leur formation et reconnaissaient que le métier d’enseignant-e est un « métier qui s’apprend ». Très vite, le SNUEP-FSU avait pointé l’inexistence de parcours adaptés pour les PLP. Pour le SNUEP-FSU, en ce qui concerne la formation des PLP, le constat est consternant ! Il y a urgence à apporter des correctifs voire à modifier en profondeur le cadre établi par la réforme, notamment la carte des formations.

Les stagiaires ex-contractuel-les PLP sont particulièrement maltraité-es : ils/elles sont majoritaires à effectuer un service complet et ne bénéficient donc pas de formation adaptée à leur cursus antérieur, si ce n’est sous forme de travail supplémentaire. Ces personnels auparavant précaires ont souvent été incités à passer les concours, mais le ministère leur refuse une formation digne de ce nom au prétexte qu’ils ont déjà enseigné.

Dans de nombreuses spécialités professionnelles, les ÉSPÉ ne disposent pas des formateurs/formatrices. Ainsi, l’employeur (MEN, Rectorat) effectue à la fois la formation, souvent sur les moyens de la formation continue et de la titularisation. Beaucoup de stagiaires PLP ne bénéficieront donc pas des ÉSPÉ pour les préparer au métier d’enseignant.

Le double pilotage de l’année de stage entraîne par ailleurs des discontinuités dans la formation : les universités autonomes fixent des contenus de masters différents d’une académie à l’autre. Quant au MEN, il impose des affectations selon une logique financière, là où les besoins sont importants, ce qui ne coïncide pas toujours avec le lieu de début des études…!

Enfin les stagiaires déjà titulaires d’un master, plus nombreux que prévu, semblent traité-es de diverses manières selon les ÉSPÉ, autant pour les contenus que pour l’évaluation et la titularisation.

Le SNUEP-FSU déplore l’incapacité des ÉSPÉ à assurer une formation égalitaire à tou-te-s les futur-es enseignant-es. Pour améliorer la réussite de tou-te-s les lycéen-nes professionnels, les PLP ont besoin d’une formation initiale complète et adaptée, accessible dans toutes les académies, au sein des ÉSPÉ. Une décharge de service de 12 heures est indispensable à une formation de qualité pour l’ensemble des PLP.