Archives de catégorie : Communiqués 2014-2015

MAINTIEN DES SEGPA !

Les SEGPA sont sauvées !

Un nouveau groupe de travail SEGPA s’est tenu ce lundi 29 juin au ministère. Il avait pour mission de conclure le travail engagé depuis février 2014 sur la réécriture de la circulaire de SEGPA, pour la mettre en conformité avec la loi de refondation de l’école et la mise en place des nouveaux cycles.

Le SNUEP-FSU n’a eu de cesse de rappeler son attachement au maintien de cette structure à 4 divisions de la 6ème à la 3ème, ainsi qu’à la procédure d’orientation à la fin du CM2, ces deux éléments permettant de garantir une cohérence des enseignements adaptés dans le second degré. Le risque de suppression de la classe de 6ème SEGPA a été écarté, ainsi que la volonté de transformer la structure en simple dispositif d’inclusion.

Le SNUEP-FSU a obtenu que les PLP fassent partie de l’équipe pédagogique et participent aux heures de synthèse et coordination. Mais il sera très vigilant à la transformation du paiement de ces heures par la mise en place d’une IMP prévue pour la rentrée 2016. Il a demandé à nouveau que les effectifs dans les enseignements professionnels soient définis clairement et permettent de mettre en place les apprentissages en petits groupes dans les ateliers. La formation au 2CA-SH sera remise à plat, ainsi que le DDEEAS. Le SNUEP-FSU a demandé que les départs en formation soient relancés dans tous les départements et que la formation DDEEAS soit revalorisée.

Pour le SNUEP-FSU, des évolutions paraissent positives : possibilité d’orienter sans redoublement, renforcement du pilotage national pour améliorer son fonctionnement et lui garantir son efficacité. Cependant, il faudra une incitation plus grande des DASEN à respecter les procédures d’orientation et les décisions de la CDOEA notamment afin d’éviter un assèchement des demandes de dossier vers les enseignements adaptés.

Le SNUEP-FSU acte le fait que la nouvelle écriture de cette circulaire garantit la pérennisation de cette structure SEGPA en permettant sa meilleure inclusion et celle de ses élèves dans le collège. Il restera cependant vigilant quant à sa mise en œuvre dans les académies.

LES ENSEIGNANT-ES TRAVAILLENT BIEN ASSEZ ! STOP AU MEPRIS

La réforme de la voie professionnelle a généré une destruction importante de postes et a considérablement alourdi la charge de travail des PLP. Depuis, la dégradation de leurs conditions de travail s’est encore accentuée. Dans un contexte de blocage des salaires sans précédent dans la Fonction publique, le ministère demande aux enseignant-es de toujours travailler plus tout en restant sourd aux revendications d’amélioration de leurs conditions de travail et de revalorisation salariale.

Le choix ministériel de fixer la journée de pré-rentrée au 31 août est caractéristique de cette politique qui préfère satisfaire l’idée démagogique que les enseignant-es ne travailleraient pas assez, sans répondre aux urgences de la profession.

Le SNUEP-FSU tient à souligner les problèmes de responsabilité ainsi posés pour les agent-es nouvellement affecté-es au 1er septembre.

Afin de dénoncer ce mépris de la part de notre employeur et de couvrir l’ensemble des collègues, le SNUEP-FSU dépose un préavis de grève pour la journée du 31 août 2015.

L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL PUBLIC ABSENT DE LA CIRCULAIRE DE RENTREE

L’enseignement professionnel public, ses élèves, ses personnels : les grands absents de la circulaire de rentrée !

Le ministère présente la circulaire de rentrée 2015 comme une étape déterminante de la refondation de l’école. Pourtant, elle ne le sera pas pour les formations, les personnels et les élèves de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire ! Pire, alors que le développement de l’apprentissage a fait la preuve de son inefficacité pour lutter contre le chômage des jeunes, le décrochage et l’élévation du niveau de qualification, le ministère persiste dans ses choix et somme les opérateurs académiques de le développer dans les EPLE – ciblant principalement les niveau IV et V.

Dans cette circulaire, le ministère préconise la mixité des parcours qui va alourdir encore les conditions de travail des personnels et les conditions d’études des élèves déjà fortement dégradées depuis la réforme de la voie professionnelle et la généralisation des CCF. Il réclame le développement des campus des métiers qui n’ont fait l’objet d’aucun bilan et qui favorisent la mixité des publics. De surcroît, comme le révèlent les dernières études, l’apprentissage est un système « masculin » et « blanc » donc en contradiction totale avec la volonté affichée du ministère de vouloir lutter contre les stéréotypes sociaux et sexués.

Les choix du ministère inscrits dans cette circulaire, qui ne s’appuient sur aucun bilan des politiques menées et des moyens dépensés les années précédentes, ne répondent en rien aux besoins des personnels et des élèves de la voie professionnelle publique sous statut scolaire.

Le SNUEP-FSU, le SNPI-FSU, le SNEP-FSU dénoncent les orientations politiques inscrites dans cette circulaire et exigent un bilan global de la réforme de la VP et des mesures mises en œuvre pour développer l’apprentissage. Une politique nationale ambitieuse est indispensable pour valoriser l’enseignement professionnel public, ses personnels, ses élèves.

CCF EN LETTRES-HISTOIRE ANNULE : LE SNUEP-FSU ENTENDU !

Sous la pression du SNUEP-FSU, le ministère recule et abandonne le passage en CCF des épreuves de Français et d’Histoire du diplôme intermédiaire.

Lors du GT ministériel d’avril sur la simplification des modalités de certification des diplômes professionnels, le ministère, de façon paradoxale, faisait passer trois disciplines du Bac Pro de CCF en mode ponctuel tout en annonçant de manière contradictoire le passage en CCF des épreuves de français et d’histoire du diplôme intermédiaire.

Le SNUEP-FSU a immédiatement dénoncé cette incohérence et rappelé son opposition à la généralisation du CCF, génératrice d’inégalités pour les candidat-es et d’un surcroît de travail pour les collègues.

C’est sous la pression syndicale que le ministère a dû revenir à plus de cohérence. Le SNUEP-FSU se félicite de cette décision et continuera à se battre pour que l’ensemble des épreuves puissent bénéficier de mesures de simplification tout en garantissant le caractère national des diplômes, l’équité et l’anonymat des candidat-es.

Le SNUEP-FSU ne manquera pas de dénoncer tout caractère prématuré des annonces ministérielles, ainsi que tout écart déontologique manifeste dans les relations avec les éditeurs.

Le SNUEP-FSU demande une nouvelle fois un bilan et l’ouverture de discussions sur les modalités de certification des diplômes professionnels et, plus largement, sur la réforme de la voie professionnelle généralisée en 2009.

Le SNUEP-FSU s’engage à poursuivre toutes les actions et construire les mobilisations nécessaires qui permettront de valoriser la voie professionnelle, ses personnels et ses élèves.

 

 

Non, Monsieur Hollande, l’apprentissage n’est pas la solution au chômage des jeunes !

Le président du Medef, Pierre Gattaz, ne pouvait espérer réponse plus rapide. Moins d’une semaine après avoir exigé du gouvernement la mise en place d’une « task force » pour agir en faveur de l’apprentissage, le président de la République lui répond favorablement lors d’une intervention télévisée.

Le SNUEP-FSU dénonce avec force les mesures annoncées à cette occasion consistant, une fois de plus, à promouvoir l’apprentissage à tous crins. À présent, il s’agirait de prendre en charge dans les entreprises de moins de 20 salarié-es, par l’octroi de primes, la quasi totalité du salaire d’un apprenti mineur lors de sa première année.

Des sommes faramineuses ont déjà été octroyées aux entreprises pour favoriser l’embauche d’apprenti-es au prétexte de la lutte contre le chômage. Ces mesures, onéreuses pour le contribuable, n’ont fait l’objet d’aucun bilan et semblent peu probantes puisque le taux de chômage des 15-24 ans n’a cessé d’augmenter depuis 3 ans. Quant aux taux de décrochage des jeunes en apprentissage sur des formations de niveau V et IV, ils sont alarmants et bien supérieurs à ceux des élèves en formation professionnelle initiale sous statut scolaire.

Si François Hollande ne tarde pas à répondre aux exigences du Medef, il apparaît bien plus réticent à tenir ses propres engagements de revalorisation des lycées professionnels annoncés lors de sa conférence de presse de février.

Le SNUEP-FSU désapprouve fortement ces nouvelles mesures et demande un investissement ambitieux pour les 550 000 élèves scolarisés dans l’enseignement professionnel public. Il est urgent qu’une réelle valorisation de la voie professionnelle publique sous statut scolaire soit mise en œuvre avec des moyens dédiés tant en termes d’offre de formation sur tout le territoire que de créations de postes.

Le SNUEP-FSU affirme qu’il y a urgence à investir dans le service public de la formation professionnelle initiale, outil efficace et incontournable pour lutter contre les sorties sans qualification, pour permettre d’améliorer le niveau de qualifications des jeunes et leur assurer une insertion professionnelle durable.

FIN DES CCF AU BACCALAUREAT PROFESSIONNEL POUR 3 ÉPREUVES UNE AVANCÉE QUI EN APPELLE D’AUTRES !

Par son action constante et sa détermination, le SNUEP-FSU a permis le retour des épreuves d’éco-gestion, éco-droit et PSE en épreuves ponctuelles terminales au baccalauréat professionnel. Le CSE du 10 Avril étudiera un arrêté dans ce sens. Cette décision fait suite aux discussions qui se sont ouvertes en 2013 avec les organisations syndicales sur la question de la simplification des CCF.

Depuis leur mise en place, le SNUEP-FSU n’a cessé d’alerter sur les dangers du CCF.

Sa généralisation en 2009 a rendu patents ses effets les plus nocifs, notamment sur la qualité des enseignements dispensés dans les LP et sur des conditions de travail des PLP.

Le SNUEP-FSU prend acte de la publication future de cet arrêt qui marque une nouvelle avancée pour les PLP et permettra une amélioration significative pour les disciplines concernées. Cependant, cette première reconnaissance du ministère des difficultés auxquelles sont confrontées les PLP dans le processus d’évaluation des élèves n’est qu’une réponse partielle. L’ensemble des problèmes soulevés n’ont pas tous trouvé de réponses et certaines disciplines (mathématiques, sciences-physiques, arts appliqués, LV1…) ne bénéficieront d’aucune mesure d’allégement du processus de certification en 2016.

 Cette avancée doit en appeler d’autres ! Le SNUEP-FSU continuera donc à interpeller le ministère pour empêcher le passage en CCF de l’épreuve de lettres-histoire du diplôme intermédiaire et interviendra sur la question des CCF notamment à l’occasion des discussions futures sur l’avenir du lycée professionnel qui devraient s’ouvrir avant la fin de l’année 2015.