Archives de catégorie : Actus droits et libertés

Madame la ministre de la Santé, libérez l’avortement

Face à la menace de «grève des IVG» lancée par certains gynécologues pour faire pression sur le gouvernement, un collectif dont est membre la FSU demande à Agnès Buzyn de saisir le conseil de l’ordre et de supprimer la clause de conscience relative à l’avortement.


Madame la ministre,

Nous sommes de ces femmes qui ont vu, le 13 mars, leurs droits pris en otage par le Syndicat des gynécologues et obstétriciens français (Syngof). Nous sommes de ces femmes qui ont vécu cette menace de «grève des IVG» comme l’ultime provocation de médecins dont les dérives ne datent pas d’hier. Nous sommes de ces femmes qui ont subi, années après années des violences gynécologiques et obstétricales. Aujourd’hui, dénoncer l’inacceptable ne suffit plus.

Vous avez, madame la ministre, condamné le procédé des docteurs Marty, de Rochambeau et Paganelli, soulignant dans un communiqué, «le caractère inadmissible de ces menaces». Vous avez insisté sur le fait qu’en «aucun cas une telle prise en otage des femmes ne peut servir de levier de négociation ou de médiatisation». Pourquoi ne pas aller plus loin ? D’après l’article R4126-1 du code de la santé publique, «l’action disciplinaire contre un médecin […] peut être introduite devant la chambre disciplinaire de première instance» par «le ministre chargé de la Santé». Nous vous demandons, madame la ministre, de saisir la chambre disciplinaire de première instance de l’ordre des médecins. Continuer la lecture de Madame la ministre de la Santé, libérez l’avortement

Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »

COMMUNIQUÉ de PRESSE

 Pour la suppression de la double clause de conscience dans la loi de 1975 !

La clause de conscience spécifique  sur l’avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule qu’« un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ».

Cette clause a servi, sous forme de compromis, à faire «passer» en 1975, la loi sur l’avortement, vu les farouches oppositions exprimées à l’époque.

Il existe aussi une clause de conscience générale à tous les médecins : Continuer la lecture de Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »

AGIR POUR LA PAIX

UNE NÉCESSITÉ ET UNE OBLIGATION MORALE

Depuis 1982 et la décision de l’Assemblée Générale de l’ONU, le 21 septembre est déclaré Journée internationale de la Paix pour faire cesser les guerres et les malheurs engendrés, et cette journée est célébrée partout dans le monde.
Cent jours avant ce 21 septembre, Antonio Guerres, secrétaire général de l’ONU, lançait son appel à manifestation pour exiger le droit des peuples à la paix, 70 ans après la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Ces Droits de l’Homme sont hélas bafoués Continuer la lecture de AGIR POUR LA PAIX

Numérique : une révolution à décoder

L’usage du numérique a envahi le monde du travail et s’étend rapidement aux services publics dont l’Éducation nationale. Nous subissons ainsi une « applification » de la société, riche en perspectives nouvelles, imprévisibles, souvent aliénantes.
DÉNIGRER POUR MARCHANDISER
Le système éducatif serait à bout de souffle, d’une paralysie telle qu’il serait incapable de préparer les élèves à un monde sans cesse en mouvement. C’est ainsi que depuis quelques années se multiplient les plans numériques nationaux ou académiques (« Plan pour le numérique à l’école » ; « Écoles connectées»; lycée4.0 ; lycée «100%numérique »…) présentés comme la solution qui viendrait à bout d’une école inégalitaire et figée. Malgré un cadre budgétaire austéritaire, les millions d’euros ne manquent pas pour pousser partout les écoles à s’équiper. Les enjeux sont clairs : l’arrivage massif des tablettes et autres équipements informatiques, même s’il peut nous réjouir, construit le cheval de Troie des Gafam et startups prêts à se positionner sur ce nouveau marché scolaire. En France, la dépense consacrée à l’éducation se monte à 150 milliards (6,7 % du PIB). De quoi faire saliver bien des start–ups, impatientes de faire de l’école un capital productif. Parcoursup a ainsi permis l’explosion du business du coaching scolaire. Sous le patronage du ministère, les entreprises de l’Edtech (322à ce jour) sont déjà prêtes à nous fournir des applications en tout genre qui vont permettre de nous former, d’enseigner, de donner des cours en ligne, d’évaluer, de travailler en réseau, de communiquer avec nos élèves… à toute heure. Et qui surtout vont permettre à ces entreprises de prendre la main sur la formation des enseignant.es, sur les programmes, les contenus, les méthodes et le matériel pédagogique.


L’ELDORADO DE L’AUTONOMIE

L’État et les collectivités sont les principaux financeurs et payeurs de l’éducation. Obtenir du ministère la mise en œuvre partout de l’autonomie des établissements constitue l’objectif des edtechs pour investir et développer ce véritable eldorado scolaire. Des edtechs qui ne contrarieront en rien les politiques de restriction budgétaire, en remplaçant progressivement des enseignant.es qui coûtent cher par des machines au final peu onéreuses et peu avides en matière de conquêtes sociales.

Mineur·es ou étranger·es

La phase d’évaluation et d’hébergement d’urgence des MNA, qui relevait des départements sera désormais assumée par l’État, au prétexte de la charge qu’elle représente (toute relative : 18 000 sur 320 000 bénéficiaires de l’Aide sociale à l’enfance au niveau national en 2016). Avec le transfert de ce dispositif, déjà discriminatoire car spécifique aux jeunes étrangers, les MNA sortent du droit de la protection de l’enfance et sont rattaché·es à la politique migratoire de l’État. Mineur·es en danger, ils·elles ne sont considéré·es que comme des étranger·es.
L’État doit doter les départements des moyens nécessaires à la protection de l’enfance, non en exclure certains jeunes sur la base ségrégative de la nationalité. Le droit commun est celui de tout mineur. La politique migratoire gouvernementale, toujours plus répressive, ne doit pas occulter l’intérét supérieur de l’enfant, principe fondamental reconnu par la Convention internationale des droits de l’enfant.

Poursuite de la campagne syndicale unitaire contre l’extrême droite

Engagée le 29 janvier 2014, la campagne unitaire « Uni-e-s contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » a permis, tout en lançant l’observatoire national intersyndical des municipalités tenues par l’extrême droite, d’organiser des journées d’étude dans les départements avec nos militants respectifs sur le contenu du danger que représente l’extrême droite.
Depuis mai 2015, des temps forts dans des villes gérées par des équipes municipales d’extrême droite ont rassemblé plusieurs centaines de salariés, retraités, privés d’emploi et étudiants, dans l’Hérault, en Moselle, dans le Vaucluse et le Pas-de-Calais.
Nos  ateliers  portant  sur les « municipalités d’extrême droite employeurs », leurs attaques sur le milieu associatif et culturel, leur rapport à l’éducation, ou encore sur le décodage de leurs stratégies de communication, font voler les masques. Ils libèrent la parole dans des lieux où les pressions et intimidations sont légion.

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