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31 mars pour le retrait de la loi El Khomri

Avec la FSU, CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, le SNUEP-FSU appelle à la grève et aux manifestations les PLP pour le retrait du projet de loi El Khomri, dit Travail.

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Tract FSU

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Guide Attac contre les bobards de la loi

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Réunion bilan des réformes du lycée du 17 mars 2016

Intersyndicale lycée

Cette cinquième réunion du bilan des réformes du lycée porte notamment sur l’organisation des épreuves du baccalauréat ; les modes d’évaluation au regard des apprentissages et des résultats attendus ; la prise en compte des compétences transversales.

L’intersyndicale (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF, le SNCL-FAEN, le SIES- FAEN, la CNGA CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) ne participe pas à cette réunion du fait du traitement du dialogue social mais, au nom de sa représentativité, et de son souci des enseignants comme des élèves, tient à rappeler quelques principes : le baccalauréat doit rester un examen national, aux épreuves terminales et anonymes. Cette modalité permet l’égalité de traitement des élèves sur le territoire, et donne au diplôme sa valeur nationale. Dans sa version actuelle le contrôle continu est déjà une composante de l’évaluation par les jurys pour l’obtention des mentions et du diplôme lui même. L’inflation des épreuves locales extrêmement chronophage (contrôle en cours de formation, épreuves en cours d’année etc.) doit cesser. Le baccalauréat est premier grade universitaire. Les bacheliers qui le souhaitent quel que soit le baccalauréat, la filière, l’endroit où ils l’ont obtenu doivent pouvoir poursuivre des études supérieures.

Les diverses formes d’évaluation, notamment formative, sommative et certificative doivent être distinguées clairement. Les pressions sur les personnels à multiplier les évaluations sommatives, qui empiètent sur les temps d’apprentissage, doivent cesser. Comme celles qui s’exercent pour augmenter les notes de CCF.

L’intersyndicale demande enfin en quoi la question des « compétences transversales » relève du bilan des réformes du lycée. Elle signale que cette notion de « compétence transversale » est largement mise en cause par la recherche en sciences de l’éducation. Elle conteste donc l’usage qui peut être fait de ce concept.

Pour terminer l’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases.

Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

Intersyndicale 2nd degré

L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le CNGA- CGC, le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle de nouveau les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le jeudi 17 mars pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016. Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de collège 2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 23 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.

3e prépa-pro : lettre intersyndicale à la ministre

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Paris, le 7 mars 2016

Objet : situation des classes de 3ème prépa-pro à la rentrée 2016

Madame la ministre,

Les classes de troisième dites préparatoires à l’enseignement professionnel (3ème prépa-pro) accueillent plus de 35 000 élèves par an dans les lycées professionnels (80 %) et les collèges. Très majoritairement de milieu social défavorisé, les élèves de ces classes présentent pour la plupart de grandes difficultés scolaires. Les enseignant-es de ces classes mettent tout en œuvre pour apporter remédiation, motivation pour les apprentissages scolaires et permettre aux jeunes de construire leur orientation, principalement vers la voie professionnelle.

A l’heure où les opérations de préparation de la rentrée 2016 sont en cours, en relation avec la mise en œuvre de la réforme collège que nous contestons, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation propre aux moyens dédiés spécifiquement à ces classes de 3ème prépa-pro.

La remontée des situations dans les académies fait apparaître de fortes disparités quant aux dotations horaires attribuées à ces classes et une diminution de l’enseignement de découverte professionnelle. En effet, selon les académies, les établissements peuvent se voir attribuer une dotation allant de 32 à 38,5 heures pour un même effectif. Certains Recteurs reconnaissent l’importance d’une dotation conséquente, supérieure au minimum prévu (32 + 2,75 heures) alors que d’autres n’appliquent pas les arrêtés définissant les dotations horaires des classes de 3ème prépa-pro notamment l’article 7 de l’arrêté du 19 mai 2015, privant les établissements de ces moyens. Ainsi, selon les secteurs géographiques, nous observons de grandes inégalités pour la scolarité des élèves.

Point d’appui important pour les élèves et les enseignant-es, l’enseignement de complément de découverte professionnelle passe par la mise en activité (réalisations, projets…). Pour des raisons pédagogiques et de sécurité, cela ne peut se réaliser qu’en groupes à effectif réduit, or l’absence d’un cadre réglementaire pour la dotation permettant des séances à effectif réduit impose aux établissements l’utilisation de moyens prévus pour d’autres formations.

Lors de la rédaction de l’arrêté du 2 février 2016, nous avions alerté vos services sur les besoins horaires spécifiques pour les 3ème prépa-pro. Dans son rapport 2015-069 de septembre 2015, l’Inspection générale insiste aussi sur la nécessité de moyens supplémentaires permettant le co-enseignement ou le travail à effectif réduit. Lors du CSE du 10 décembre 2015, face à la demande répétée de l’ensemble des organisations syndicales d’abondement de moyens pour ces classes, la DGESCO avait annoncé qu’elle prendrait en compte cette préoccupation dans l’écriture d’une prochaine circulaire.

Nous demandons que l’ensemble des moyens afférents et indispensables à l’enseignement en classes de 3ème prépa-pro soient attribués. En cette année des trente ans du Bac Pro, ces classes préparant, entre autres, à la voie professionnelle ont d’urgence besoin d’être reconsidérées. Nous demandons que des moyens supplémentaires dédiés leur soient attribués dès la rentrée 2016.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

Jérôme Dammerey, Co-secrétaire général du SNUEP-FSU

Frédérique Rolet, Co-secrétaire générale du SNES-FSU

Benoit Hubert, Secrétaire général du SNEP-FSU

Paul Devin, Secrétaire général du SNPI-FSU

Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016.
Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 15 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.

A toutes et tous les agents de la Fonction publique

Les Lilas, le 16 février 2016

Le 17 juin 2015, la ministre de la Fonction publique M. Lebranchu, avait déclaré :
«  la rémunération des fonctionnaires n’est pas juste »
Pour la FSU, il faut donc leur rendre justice
et c’est maintenant !

Le rendez-vous salarial est capital : nous l’attendons depuis 5 ans !
Dans les négociations « PPCR », la FSU a défendu la revalorisation de la grille et celle de la valeur du point d’indice. Elle a obtenu que ce rendez-vous salarial ait lieu au début de l’année de 2016. Le texte prévoit que cette première négociation «sera l’occasion d’examiner la revalorisation du point d’indice au vu des indicateurs économiques».

Pour la FSU, le premier des indicateurs économiques à considérer n’est pas la croissance, mais bien la réalité des besoins des ménages à partir de la réalité des prix.

  • De juillet 2010 à décembre 2015, les prix à la consommation ont augmenté globalement de 5,7 % (source : INSEE), de 6,1 % pour l’alimentation et de 9,2 % pour les loyers.

  • Dans la même période le SMIC a été porté de 1365 € bruts en décembre 2010 à 1466,62 € en décembre 2015, soit une augmentation de 7,7 %.

Il est clair que la négociation doit déboucher sur une augmentation du point qui ne peut pas être que « symbolique », tant les pertes de pouvoir d’achat ont affecté les conditions de vie.

La situation faite aux plus de 5 millions d’agents publics est injuste !

Constats :

Leur travail est mal reconnu et nombreux sont en difficulté pour en vivre correctement. La situation ainsi créée est néfaste à la Fonction publique (image, attractivité, …). Elle est économiquement inefficace car n’est pas facteur de relance : les ménages limitent leurs dépenses, y compris celles nécessaires à leurs besoins.
Cette politique, conduite sous l’égide de la « priorité à l’emploi », est un échec.

  • Selon INSEE : pour l’ensemble des trois versants, le salaire net moyen en euros constants dans la Fonction publique a baissé de 0,1% en 2011, 0,8% en 2012, 0,5% en 2013. Et cette tendance se poursuit.

  • Plus de cinq années de gel de la valeur du point d’indice, après une décennie de faibles revalorisations, entrainent par rapport à 2000, une perte de pouvoir d’achat équivalente à près de deux mois de salaire par an.

  • Ce déclassement salarial pénalise notamment les jeunes moins bien rémunérés que leurs aînés au même moment de la carrière.

  • 20 % des agents sont rémunérés à un niveau voisin du SMIC. Parmi eux, beaucoup sont soumis à des temps partiels subis, et sont donc en situation de pauvreté.

  • Le salaire médian des agents de la FPT est de 1659 € en 2013, quand il est de 1763 € dans le secteur privé.

  • Les salaires enseignants sont en régression comparés à leur niveau de l’année 2000. Sur la même période, ils ont augmenté dans la quasi-totalité des autres pays de l’OCDE.

  • Du fait du développement de la part des primes, du refus de revaloriser les filières féminisées et des inégalités de carrières dont les femmes sont victimes, le salaire moyen dans la fonction publique des femmes est inférieur de 14% à celui des hommes (hors prise en compte des temps partiels et incomplets).

  • La réduction de la part de l’indiciaire dans les rémunérations, conjuguées à la réforme des retraites et au gel de la valeur du point, aboutit à une dégradation des montants de liquidation des pensions.

Tout travail mérite reconnaissance !

C’est aussi une reconnaissance de l’action et du rôle que joue la Fonction publique. Par ailleurs, les mesures contenues dans le protocole PPCR seraient vite obsolètes sans une politique de revalorisation régulière du point.

C’est possible :
Plus de 7 milliards d’économie ont été réalisées depuis le gel du point, soit l’équivalent d’une hausse de 4 % de la valeur du point d’indice (moins que l’inflation). La Cour des Comptes, dans son rapport de juillet 2015, estime à 400 millions d’euros les dépenses rendues obligatoires du fait des conséquences du gel (GIPA, relèvement du bas des grilles de catégorie C et B).
1 % d’augmentation représente près de 2 milliards sur les trois versants (source : Cour des Comptes), soit 11 % des crédits consacrés au Crédit d’impôt « Compétitivité-Emploi » pour 2016. Sans compter que le premier 1% a moins d’impact budgétaire et qu’il s’établit à 1,5 milliards : il faut en effet déduire les coûts relatifs aux mesures de maintien du pouvoir d’achat (mesures de relèvement des grilles, GIPA, etc.).
Le gouvernement s’est jusqu’ici privé d’une réelle réforme fiscale permettant de dégager les recettes nécessaires à l’action publique et à la solidarité, il est encore temps de le faire !

Nous demandons que la progression du point d’indice permette véritablement de compenser l’inflation :

En 2016 : une mesure immédiate et d’urgence pour commencer à remettre les salaires à niveau. A programmer dès maintenant pour le début 2017 : une mesure qui permette d’annuler les effets de l’inflation depuis 2012.

C’est le moment pour le gouvernement d’assumer son attachement déclaré à la fonction publique. La FSU s’engage totalement pour obtenir enfin une amélioration réelle de nos salaires. Il va s’en dire que c’est ensemble que nous réussirons à imposer ces choix !

Bernadette Groison
Secrétaire Générale de la FSU