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Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016.
Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 15 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.

A toutes et tous les agents de la Fonction publique

Les Lilas, le 16 février 2016

Le 17 juin 2015, la ministre de la Fonction publique M. Lebranchu, avait déclaré :
«  la rémunération des fonctionnaires n’est pas juste »
Pour la FSU, il faut donc leur rendre justice
et c’est maintenant !

Le rendez-vous salarial est capital : nous l’attendons depuis 5 ans !
Dans les négociations « PPCR », la FSU a défendu la revalorisation de la grille et celle de la valeur du point d’indice. Elle a obtenu que ce rendez-vous salarial ait lieu au début de l’année de 2016. Le texte prévoit que cette première négociation «sera l’occasion d’examiner la revalorisation du point d’indice au vu des indicateurs économiques».

Pour la FSU, le premier des indicateurs économiques à considérer n’est pas la croissance, mais bien la réalité des besoins des ménages à partir de la réalité des prix.

  • De juillet 2010 à décembre 2015, les prix à la consommation ont augmenté globalement de 5,7 % (source : INSEE), de 6,1 % pour l’alimentation et de 9,2 % pour les loyers.

  • Dans la même période le SMIC a été porté de 1365 € bruts en décembre 2010 à 1466,62 € en décembre 2015, soit une augmentation de 7,7 %.

Il est clair que la négociation doit déboucher sur une augmentation du point qui ne peut pas être que « symbolique », tant les pertes de pouvoir d’achat ont affecté les conditions de vie.

La situation faite aux plus de 5 millions d’agents publics est injuste !

Constats :

Leur travail est mal reconnu et nombreux sont en difficulté pour en vivre correctement. La situation ainsi créée est néfaste à la Fonction publique (image, attractivité, …). Elle est économiquement inefficace car n’est pas facteur de relance : les ménages limitent leurs dépenses, y compris celles nécessaires à leurs besoins.
Cette politique, conduite sous l’égide de la « priorité à l’emploi », est un échec.

  • Selon INSEE : pour l’ensemble des trois versants, le salaire net moyen en euros constants dans la Fonction publique a baissé de 0,1% en 2011, 0,8% en 2012, 0,5% en 2013. Et cette tendance se poursuit.

  • Plus de cinq années de gel de la valeur du point d’indice, après une décennie de faibles revalorisations, entrainent par rapport à 2000, une perte de pouvoir d’achat équivalente à près de deux mois de salaire par an.

  • Ce déclassement salarial pénalise notamment les jeunes moins bien rémunérés que leurs aînés au même moment de la carrière.

  • 20 % des agents sont rémunérés à un niveau voisin du SMIC. Parmi eux, beaucoup sont soumis à des temps partiels subis, et sont donc en situation de pauvreté.

  • Le salaire médian des agents de la FPT est de 1659 € en 2013, quand il est de 1763 € dans le secteur privé.

  • Les salaires enseignants sont en régression comparés à leur niveau de l’année 2000. Sur la même période, ils ont augmenté dans la quasi-totalité des autres pays de l’OCDE.

  • Du fait du développement de la part des primes, du refus de revaloriser les filières féminisées et des inégalités de carrières dont les femmes sont victimes, le salaire moyen dans la fonction publique des femmes est inférieur de 14% à celui des hommes (hors prise en compte des temps partiels et incomplets).

  • La réduction de la part de l’indiciaire dans les rémunérations, conjuguées à la réforme des retraites et au gel de la valeur du point, aboutit à une dégradation des montants de liquidation des pensions.

Tout travail mérite reconnaissance !

C’est aussi une reconnaissance de l’action et du rôle que joue la Fonction publique. Par ailleurs, les mesures contenues dans le protocole PPCR seraient vite obsolètes sans une politique de revalorisation régulière du point.

C’est possible :
Plus de 7 milliards d’économie ont été réalisées depuis le gel du point, soit l’équivalent d’une hausse de 4 % de la valeur du point d’indice (moins que l’inflation). La Cour des Comptes, dans son rapport de juillet 2015, estime à 400 millions d’euros les dépenses rendues obligatoires du fait des conséquences du gel (GIPA, relèvement du bas des grilles de catégorie C et B).
1 % d’augmentation représente près de 2 milliards sur les trois versants (source : Cour des Comptes), soit 11 % des crédits consacrés au Crédit d’impôt « Compétitivité-Emploi » pour 2016. Sans compter que le premier 1% a moins d’impact budgétaire et qu’il s’établit à 1,5 milliards : il faut en effet déduire les coûts relatifs aux mesures de maintien du pouvoir d’achat (mesures de relèvement des grilles, GIPA, etc.).
Le gouvernement s’est jusqu’ici privé d’une réelle réforme fiscale permettant de dégager les recettes nécessaires à l’action publique et à la solidarité, il est encore temps de le faire !

Nous demandons que la progression du point d’indice permette véritablement de compenser l’inflation :

En 2016 : une mesure immédiate et d’urgence pour commencer à remettre les salaires à niveau. A programmer dès maintenant pour le début 2017 : une mesure qui permette d’annuler les effets de l’inflation depuis 2012.

C’est le moment pour le gouvernement d’assumer son attachement déclaré à la fonction publique. La FSU s’engage totalement pour obtenir enfin une amélioration réelle de nos salaires. Il va s’en dire que c’est ensemble que nous réussirons à imposer ces choix !

Bernadette Groison
Secrétaire Générale de la FSU

Conseil national du SNUEP-FSU : Texte action

L’année 2016 commence dans un climat délétère pour la démocratie, les solidarités et notre modèle social. L’absence de perspectives d’avenir d’un projet social commun, républicain et de progrès des discours politiques, l’incertitude sur les lendemains incitent certain-es jeunes à trouver un sens dans des formes de radicalisation mortifères. Pour beaucoup de citoyen-nes, le vote Font national sert d’exutoire à la désespérance sociale. Le score des régionales a montré que celui-ci gagnait désormais toutes les générations et toutes les couches de la population sans épargner les fonctionnaires. Cette situation implique d’amplifier le travail syndical unitaire dénonçant les idées d’extrême-droite et faisant la clarté sur son projet mais aussi d’analyser les causes de la désespérance sociale et ouvrir des perspectives aux salarié-es et retraité-es.

Loin de prendre la mesure de l’urgence sociale, le gouvernement continue sa politique économique d’austérité. Il multiplie les mesures en faveur du patronat, lequel ne se montre jamais satisfait malgré les millions du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité. Les chiffres de 2015 montrent une nouvelle hausse du chômage, à son niveau le plus haut depuis la fin des années 90 (plus de 10 %). Le plan annoncé de formation de 500 000 chômeurs/chômeuses fera sortir ces dernier-es des chiffres du chômage mais l’absence de politiques publiques cohérentes et volontaristes en matière de développement de l’emploi public et privé ne permettront pas de baisser le chômage durablement. Le SNUEP-FSU dénonce les annonces qui sont faites et qui reprennent les moyens déjà utilisés qui ont prouvé leur inefficacité comme le développement de l’apprentissage ou celui du service civique. La réforme du Code du travail qui libéraliserait davantage le droit du travail à la demande du patronat n’est pas non plus la solution. Elle est une menace pour l’ensemble des salarié-es. Le SNUEP-FSU s’y oppose et s’inscrit pleinement dans l’appel lancé par la fondation Copernic « Pour un droit du travail protecteur des salarié-es ! ». La future loi Noé porté par le ministre Macron fait peser de graves menaces sur les qualifications. Le SNUEP, avec la FSU, continuera à s’opposer à toute tentative de déqualification des métiers et à toutes attaques des diplômes.
Dans ce contexte, Il y a urgence à rassembler l’ensemble des forces progressistes pour permettre l’émergence d’alternatives et de luttes majoritaires. Le congrès de la FSU doit permettre à notre fédération de réfléchir à la stratégie à mettre en place pour œuvrer à ce rassemblement et à la construction des mobilisations futures permettant de resserrer les liens avec les salarié-es.

Combattre le terrorisme, pour un monde de paix et de justice sociale
Rétablir la paix dans le monde, et en particulier au Proche-Orient suppose de rechercher des solutions diplomatiques aux conflits actuels en s’appuyant sur les forces démocratiques présentes dans ces pays. Les opérations à l’encontre des groupes terroristes doivent se faire dans cet objectif, dans le respect du droit international et avec l’aval de l’ONU. Les résolutions de l’ONU doivent être appliquées.

Après les attentats, assurer la sûreté civile mais dans un État de droit !
Profitant de l’émotion et de l’inquiétude légitimes suite aux attentats de janvier et novembre 2015, le gouvernement a restreint les libertés et imposé l’état d’urgence : interdiction des manifestations, perquisitions administratives, assignations à résidence, ciblant ainsi également des militants associatifs, syndicaux et politiques, notamment lors des mobilisations autour de la COP21.
L’état d’urgence devait prendre fin le 26 février mais le gouvernement choisit de transformer cette situation d’exception en état permanent. Au nom de la lutte contre le terrorisme et avec la loi dite de « Protection de la nation française », le président de la République veut une révision de la constitution pour légaliser l’état d’exception avec des pratiques telles l’assignation à résidence « pour prévenir les atteintes à l’ordre public », justifiant et légalisant ainsi des atteintes aux libertés notamment envers les syndicalistes et plus largement l’ensemble des militant-es associatifs, sans rapport avec le terrorisme. Ce faisant, il renforce les pouvoirs des autorités administratives au détriment du pouvoir judiciaire. Si la sécurité de tous doit être assurée, elle ne peut être un prétexte pour restreindre les libertés démocratiques, individuelles ou collectives. La constitutionnalisation de l’état d’urgence vise à libérer l’exécutif du contrôle du judiciaire. En 10 ans la France a adopté près d’une loi par an concernant la sécurité ou la lutte contre le terrorisme. À l’évidence, ce n’est pas par toujours plus de législatif que l’on peut répondre au besoin de sécurité et lutter contre le terrorisme. Une étape dangereuse pour la démocratie serait franchie si cette réforme devait être adoptée, rompant les équilibres entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Le SNUEP FSU exige la sortie de l’état d’urgence et s’opposera à tout nouveau prolongement.

La volonté d’instaurer la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français, mesure par ailleurs inutile dans la lutte contre le terrorisme, rompt l’égalité républicaine en stigmatisant des millions de français-es dont les parents sont étrangers ou binationaux. Au-delà de la remise en cause du droit du sol, cette mesure reviendrait à dénier à des enfants d’immigré-es, parfois français-es depuis plusieurs générations, leur appartenance à la nation. En envisageant même d’étendre la déchéance à tou-tes les français-es condamné-es pour acte de terrorisme, le président choisit une voie qui s’oppose au droit international et créerait des apatrides.
Le SNUEP-FSU soutient, signe et appelle à signer massivement la pétition initiée par la LDH « Pour nous, c’est définitivement non ! » www.nousnecederonspas.org.
Avec les organisations syndicales et associatives rassemblées autour de cet appel, il appelle à manifester le samedi 30 janvier partout en France et à Paris à 14h30, Place de la République.

Contre la répression syndicale
Le SNUEP-FSU exprime sa solidarité avec les salarié-es d’Air France victimes de sanctions sans rapport avec les faits qui leur sont reprochés, et traduits en justice comme de vulgaires malfaiteurs. Poursuivis par le parquet pour une séquestration sans violence de 2 cadres pendant 30 h, malgré le retrait de la plainte par Goodyear et par les 2 cadres concernés, 8 ex-salariés de l’usine Goodyear ont été condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 ans de mise à l’épreuve. Avec cette condamnation, le gouvernement démontre sa volonté de répression des syndicalistes et des salarié-es qui luttent pour sauvegarder leurs emplois. Le SNUEP-FSU soutient les ex-salariés de Goodyear, appellera à toutes les initiatives visant à la révision de ce jugement et appelle à signer la pétition adressée au président Hollande « L’appel des Goodyear » www.change.org/p/françois-hollande-l-appel-des-goodyear. Plus généralement, le SNUEP-FSU demande au gouvernement d’améliorer l’exercice des droits syndicaux et réaffirme son opposition à toute criminalisation de l’action syndicale.

Après la COP21, abandon des grands projets inutiles
14 mois après l’assassinat par les forces de l’ordre de Rémi Fraisse, l’État a enfin décidé d’abandonner le projet initial du Barrage de Sivens. À Notre-Dame-des-Landes, la lutte continue pour l’abandon de ce GPII (grand projet inutile imposé) et contre les expulsions des agriculteurs et agricultrices et habitant-es. Lutter contre le réchauffement climatique passe aussi par l’abandon du projet d’aéroport. Le SNUEP-FSU soutient les appels à mobilisation (Rennes, 16 janvier).

Soyons nombreuses au stage intersyndical femmes
Si les femmes ont acquis des droits au cours du XXe siècle en France, il reste encore du chemin avant l’égalité réelle. Les menaces sur la remise en cause des droits persistent et l’idéologie d’extrême-droite gagne du terrain (suppressions des subventions aux associations, menaces sur la Planning familial, remise en cause du droit à l’avortement, pour le retour des femmes au foyer, contre les droits LGBT…). Le stage annuel intersyndical femmes, à l’initiative de la CGT, de la FSU, et de Solidaires, aura lieu les 21 et 22 mars. Ces deux journées permettront d’aborder les thèmes Femmes et climat, Femmes et santé au travail, solidarité internationale par les luttes, construction sociale des corps. Cette formation se veut un lieu de réflexions, d’échanges et de confrontations qui permet d’approfondir les questions revendicatives sur nos lieux de travail et de poser la question de la place des femmes dans les syndicats.

Impôt à la source : vigilance !
Soyons vigilant-es sur les débats autour de l’imposition à la source. Non seulement l’impôt n’est pas réellement progressif mais la France est un des rares pays européens à prendre en compte dans l’imposition le quotient conjugal et le quotient familial. D’autre part, l’administration fiscale ne connaît que le couple, pas les individu-es, ce qui est contraire au principe de citoyenneté.
Le quotient familial qui intègre une pondération par enfant, est un outil de politique familiale profitant aux couples les plus aisés, tout en laissant de côté les foyers les plus modestes qui eux ne paient pas d’impôts. Les 10 % des ménages aux plus hauts revenus se partagent 46 % du total des réductions d’impôts. La réduction d’impôts pour 1 enfant : 300 euros pour les 1 % des revenus les plus élevés et 35 euros pour les 50 % des revenus les plus bas !
Il faut déconnecter la politique familiale de la politique fiscale. Le SNUEP-FSU est pour un impôt réellement progressif au service de la justice sociale.

Violences de masse contre les femmes en Allemagne
Nous dénonçons les viols, les agressions sexuelles et les attouchements répétés qu’ont subi les femmes dans la nuit du 31/12 à Cologne et Hambourg. De même que sur la place Tarhir au Caire lors de la révolution égyptienne, des bandes organisées d’hommes ont réduit les femmes au rang d’objets sexuels et ont exercé sur elles le pire de la violence sexiste. Quelle que soit leur origine, les violences faites aux femmes ont toutes une même racine, les rapports femmes / hommes. Lutter contre ces violences exige un combat quotidien contre tout ce qui structure ces inégalités. Pour autant, nous ne cèderons pas à la petite musique de l’extrême-droite qui cherche à instrumentaliser ces actes à son profit : les hommes nord-africains n’ont pas le monopole des violences envers les femmes, celles-ci n’ont pas de frontières et constituent la forme de violence la plus répandue sur la planète. Ici et partout dans le monde, les femmes continueront à se battre, sans opposer une catégorie de la population à une autre, en refusant la violence sexiste et la stigmatisation des immigrés.
Le SNUEP-FSU soutient l’appel « Contre les violences faites aux femmes, contre le sexisme, contre le racisme ! » et appelle au rassemblement à l’initiative du CNDF le lundi 18 janvier à 18 h 30 à la Fontaine des innocents, Paris.

Se mobiliser pour les salaires et le pouvoir d’achat
Plusieurs organisations syndicales de la Fonction publique ont annoncé une journée d’action, de grève et de manifestations le 26 janvier notamment sur la question salariale. Le SNUEP–FSU s’inscrit dans cet appel pour faire de cette journée un moment fort pour faire entendre nos revendications avant les négociations qui vont s’ouvrir en février. C’est pourquoi le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de LP, SEP, SEGPA et EREA à se mettre en grève le 26 janvier et à participer aux initiatives et manifestations pour exiger le dégel du point d’indice et le rattrapage du pouvoir d’achat.
Le SNUEP-FSU continue à penser que dans la continuité de ce qu’elle a fait pour obtenir un « rendez-vous » salarial en février, la FSU doit contribuer à construire un rapport de forces dans un cadre intersyndical le plus large possible pour peser sur les futures discussions et préparer une action d’ampleur en cas de mesures insuffisantes. Elle doit donc continuer à œuvrer à l’élargissement de l’intersyndicale fonction publique, à développer la mobilisation de l’ensemble des agent-es en n’écartant aucune modalité d’action.
Le SNUEP-FSU appelle aussi les retraité-es à se mobiliser et à participer à la journée d’action unitaire prévue le 10 mars.

Enseignement professionnel

La situation sociale et économique qui se détériore de mois en mois a un impact dommageable encore plus prégnant sur la vie des familles et des élèves de l’enseignement professionnel, majoritairement issus des classes populaires. Cette dégradation entrave leur scolarité, leur poursuite d’études et leur insertion professionnelle. Dans le même temps, la réforme du bac pro 3 ans et l’ensemble de ses dispositifs n’ont jamais été remis en cause par le ministère alors même qu’une large majorité des organisations syndicales les dénoncent car ils participent à la dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels.
Le SNUEP-FSU continue de participer et travailler sur l’ensemble des dossiers liés à son secteur, FIP, CPC, 3ème Prépa-pro, Segpa, … et à tout mettre en œuvre pour combattre les dispositifs et les propositions qui vont à l’encontre d’une amélioration des conditions d’études des élèves et de travail des personnels. Le SNUEP-FSU dénonce le manque de moyens dédiés à la voie professionnelle et exige des mesures urgentes pour améliorer la qualité de la formation sous statut scolaire.

Rentrée 2016 : toujours pas de moyens budgétaires supplémentaires pour l’enseignement professionnel public !
Le ministère a annoncé le 9 décembre par voie de presse la répartition des postes d’enseignant-es dans l’Éducation nationale. Sur les 2 805 créations pour le 2nd degré public prévues par le projet de loi de finances 2016, aucun poste supplémentaire n’est prévu dans l’enseignement professionnel alors que 5000 élèves de plus sont attendu-es à la rentrée prochaine.
De plus, les nouveaux dispositifs « droit de retour en formation » et « droit de redoublement dans son établissement » à moyens constants, risquent de dégrader encore davantage les conditions de travail des PLP et des CPE.
Enfin, les crédits prévus pour les heures supplémentaires baissent fortement (– 14 %) ce qui serait une bonne nouvelle s’ils étaient compensés par des moyens en heures postes, mais ce n’est pas le cas. Cette baisse de crédits n’est que partiellement compensée par les crédits destinés aux IMP, elle se traduira donc par des moyens d’enseignement en diminution.
En cette période où les DHG arrivent dans les établissements, il est important de dénoncer le manque de moyens alloués à nos établissements et d’organiser avec l’ensemble des enseignant-es et CPE les actions nécessaires pour réclamer des moyens supplémentaires afin d’améliorer la réussite de nos élèves et améliorer les conditions de travail des personnels (motions CA, interventions au rectorat).

GT seconde professionnelle
La ministre a annoncé en septembre 5 chantiers spécifiques sur la voie professionnelle dont le premier relatif à la 2nde professionnelle vient de se terminer. Ce chantier, mené par la DGESCO, est en attente d’arbitrage au cabinet pour une application à la rentrée 2016. Le SNUEP-FSU a participé aux 4 groupes de travail, il a porté haut et fort les revendications des personnels. Le SNUEP-FSU porte un regard très critique sur la forme et sur les contenus de ces groupes de travail. Les fiches « bilan » qui ont été proposées à l’étude relèvent de l’idéologie de l’inspection générale qui prétend que les difficultés de la VP proviennent du fait que la réforme n’est pas appliquée dans son ensemble dans les LP et les SEP. Les pistes de travail émanaient d’un groupe témoin qui semble méconnaître en profondeur les conditions d’études des élèves et de travail des personnels au point que leurs propositions, si elles sont retenues, risquent encore de dégrader le travail de l’ensemble des acteurs et des actrices de cette voie. Le SNUEP-FSU a alerté plusieurs fois le cabinet en ce sens.

Formation des enseignant-es PLP
Cette année scolaire encore : 40 % des stagiaires PLP ne bénéficient pas de décharge horaire pour une formation au métier d’enseignant-e et trop peu de formations PLP sont dispensées sur l’ensemble du territoire. Le chantier sur la formation des enseignant-es, annoncé en septembre, est en réalité réduit à une mission commandée à l’inspection générale où une audition avec les organisations syndicales a été explicitement exigée par le ministère. À ce jour, le SNUEP-FSU n’a toujours pas été reçu par ce groupe. Le SNUEP-FSU demandera une audience spécifique car les PLP ne peuvent pas une fois de plus être exclu-es des formations spécifiques dont ils et elles ont besoin pour mener à bien leur mission de service public.
Certaines académies imposent aux stagiaires PLP des journées de formation sur la réforme du collège, au détriment du temps de formation en ESPE. Le SNUEP-FSU dénonce cette diminution du temps de formation. De plus, en l’absence de textes concernant les 3PP, le contenu de ces journées pose question pour les stagiaires comme pour les titulaires.

GT sur les 3 voies du lycée
Bon nombre de problématiques liées à la voie professionnelle ont été reléguées aux GT sur les 3 voies du lycée. Ces GT ont démarré en décembre et doivent se terminer en juin. Le résultat de ces GT se fera sous forme de préconisations pour une mise en œuvre en 2017 ! Le SNUEP-FSU participe à ces GT lorsque les sujets sont communs aux 3 voies du lycée pour porter ses mandats. Les interventions du SNUEP-FSU sont néanmoins essentielles pour ne pas déréglementer et désorganiser encore plus la voie professionnelle.

Apprentissage
Alors que 120 000 jeunes sortent sans qualification chaque année et qu’ils et elles sont 650 000 entre 16 et 26 ans sans solution d’emploi ni de formation, aucun moyen spécifique n’est octroyé à l’EPP pour les accueillir ou pour prévenir ce décrochage – le LP étant pourtant souvent le dernier rempart contre ces sorties sans qualification. Pire, dans un contexte où les entreprises n’embauchent pas, c’est toujours et encore l’apprentissage qui est présenté et financé par le gouvernement et les régions pour remédier au chômage ; alors même qu’aucun bilan des sommes dépensées ni des résultats obtenus n’est tiré. Pour le SNUEP-FSU, il y a urgence à donner des moyens à l’enseignement professionnel public sous statut scolaire, seul garant d’une formation complète diplômante de qualité pour les niveaux V et IV. Pour le SNUEP-FSU les formations courtes qualifiantes d’adaptabilité à un poste de travail ne sont pas la solution au chômage des jeunes.
Le SNUEP-FSU continue à dénoncer la réforme de la taxe d’apprentissage qui a des effets négatifs sur le financement de nos formations dispensées dans nos établissements. Il appelle l’ensemble des représentant-es SNUEP-FSU à communiquer sur la situation financière réelle de leur établissement, à déposer des motions au CA et à faire remonter les difficultés à niveau du rectorat et de leur région chargée du financement des LP.

3ème prépa-pro
Dans la droite ligne de la réforme du collège, le ministère modifie l’organisation des classes de 3ème préparatoire à l’enseignement professionnel (3PP). Grâce à l’action du SNUEP-FSU, la sortie d’un texte inapplicable sur le terrain a pu être évitée et des discussions ont pu avoir lieu. Mais, malgré les alertes et les refus syndicaux et le rejet en CSE du dernier projet d’arrêté, le ministère s’entête et refuse de voir et comprendre la réalité de ces classes. Aucun moyen n’est prévu pour le traitement de la difficulté scolaire, alors même que l’inspection générale reconnaît la pertinence de dotations permettant le travail en groupes à effectif réduit. Englué dans sa réforme, à contre-courant des besoins du collège, le ministère garde ses œillères sur tous les textes y afférant, refusant de voir la réalité. Le SNUEP-FSU demande le retrait de la réforme du collège avec ses dispositifs (AP et EPI) et une réelle analyse et prise en compte des besoins des élèves et classes de 3PP. Le SNUEP-FSU appelle les enseignant-es à s’opposer au détournement des moyens prévus pour les classes de CAP ou Bac Pro servant à mettre en place des dédoublements en 3ème PP et à se mobiliser pour demander des moyens spécifiques supplémentaires pour ces classes.

Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de LP, SEP, SEGPA et EREA à se mettre en grève le 26 janvier et à participer aux initiatives et manifestations pour exiger le dégel du point d’indice et le rattrapage du pouvoir d’achat. Le SNUEP-FSU soutient et appelle à la mobilisation de l’intersyndicale du 2nd degré pour le retrait de la réforme du collège.

Non aux boulots low cost

À la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi “Macron II”, appelée NOE (Nouvelles opportunités économiques) qui prévoit notamment l’abandon des exigences de qualification requises pour exercer certaines activités comme la coiffure ou l’esthétique, le SNUEP-FSU tient à exprimer sa profonde opposition à une telle disposition.

Pour le SNUEP-FSU, ce n’est pas en s’attaquant à la formation professionnelle initiale et aux diplômes que l’on va résoudre le problème du chômage en France. L’ensemble des métiers aujourd’hui nécessite une formation globale qui intègre un degré de technicité et la connaissance stricte des normes d’hygiène et de sécurité. La délivrance du diplôme doit continuer à attester de l’ensemble des compétences nécessaires à l’exercice de ces métiers. Toute dérégulation et tout laxisme dans la formation ne sont pas sans conséquences sur nos concitoyen-nes mais aussi sur le devenir et l’insertion professionnelle de nos élèves.

Alors que le ministre de l’Education nationale dit faire de l’élévation des qualifications une priorité et réaffirme avec la loi de Refondation de l’école l’objectif de garantir une qualification reconnue à tous les jeunes, cette remise en cause du diplôme pour l’exercice de certaines professions va multiplier les emplois peu ou non qualifiés avec une précarité de l’emploi à la clé, notamment pour les plus jeunes. Dans une période de chômage de masse, le diplôme constitue une protection essentielle et toutes les statistiques en cette matière le confirment.

De plus, ce projet risque encore d’assécher le vivier de recrutement de professeur-es de LP en disciplines professionnelles. Un recrutement déjà sinistré puisqu’il n’est prévu aucune ouverture de postes en 2016 pour les concours de PLP Coiffure et de PLP esthétique. C’est tout simplement inadmissible.

Le SNUEP-FSU demande la mise en place dans tous les départements de sections de coiffure et d’esthétique en formation initiale publique conduisant à l’obtention de qualifications professionnelles reconnues, nécessaires à une insertion professionnelle durable.