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Loi travail : votation citoyenne !

La démocratie ayant un sens pour les salarié-e-s, les jeunes, les privé-e-s d’emplois, les retraité-e-s, les organisations syndicales et de jeunesse, mobilisées depuis presque 3 mois organisent une VOTATION CITOYENNE dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude.

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La mobilisation puissante des salarié-e-s, jeunes, privé-e-s d’emplois et retraité-e-s s’est construite dans le pays pour combattre le projet de Loi Travail et porter l’exigence de nouveaux droits sociaux pour les salarié-e-s.

Pour toute réponse le gouvernement a choisi le déni de démocratie avec l’utilisation du 49.3, puis l’autoritarisme et la répression.

Or, plus de 70% de la population est opposée à ce projet de loi !

La votation citoyenne organisée par les 7 organisations syndicales doit permettre à tous les salarié-e-s, jeunes, privé-e-es d’emplois, retraité-e-s et citoyen-ne-s
de faire entendre encore plus fort leur voix et de s’engager dans la mobilisation.

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Recrutement des PLP : L’enseignement professionnel en manque d’enseignant-es

En cette période de tensions sociales, les stations-service ne sont pas les seules à être impactées par la pénurie ! Ce phénomène touche aussi les concours de recrutement d’enseignant-es de la voie professionnelle.

Si tous les résultats ne sont pas encore connus, ceux des concours réservés ne laissent rien augurer de bon ! Ce sont 529 postes (sur 883 ouverts) qui n’ont pas été pourvus à cette session, soit un taux de couverture (rapport entre le nombre d’admis et le nombre de postes) moyen d’environ 40 %. Dans certaines disciplines, il n’y a pas un-e seul-e admis-e. Ce qui illustre le paradoxe de ces concours réservés aux enseignant-es contractuel-les. Ces dernier-es enseignent depuis des années mais ne sont pas jugé-es assez « professionnel-les » pour être admis-es aux concours !

Ces premiers chiffres ne font que confirmer la crise de recrutement que connaît l’enseignement professionnel public. Selon un bilan de la DEPP, les CAPLP sont les plus touché-es par cette pénurie avec 28 % des postes non pourvus en 2015. Sur 3317 postes ouverts aux trois concours, ce sont 930 postes de PLP qui n’ont pas été pourvus !

Parmi les disciplines les plus touchées par cette crise de recrutement, les Biotechnologies se distinguent avec un taux atteignant à peine 38 % des postes pourvus (154 postes non pourvus sur 250). De manière plus générale, ce sont les disciplines professionnelles qui sont les plus touchées par cette désaffection (Génie civil option construction et réalisation des ouvrages : 31,48 % des postes pourvus, Génie industriel option matériaux souples : 38,10 % etc.).

Cette crise est générale et illustre le manque d’attrait criant de nos métiers !

Le SNUEP-FSU dénonce cette situation alarmante, conséquence de l’absence de réels parcours de formations pour les futur-es PLP. Le SNUEP-FSU revendique leur mise en place et celle de dispositifs de pré-recrutements.

Le gouvernement s’est engagé à créer 1000 postes dans l’enseignement professionnel public. Sans une réelle amélioration de l’attractivité des nos métiers, il est peu probable que ces postes soient pourvus. Encore une opération de communication ! Pour le SNUEP-FSU, améliorer l’attractivité du CAPLP implique nécessairement une revalorisation salariale et une amélioration de conditions de travail des PLP.

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !

Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du 19 mai.

Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte.

L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.

Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.

Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.

Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14  juin, au début des débats au Sénat. Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.

Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.

La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.

Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement.

Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.

 

Journées de la refondation : pathétique !

A quoi auront servi les deux journées de la Refondation ? À montrer le soutien gouvernemental à une ministre à court d’arguments pour défendre sa réforme du collège ? À commencer le bilan de fin du quinquennat ?

En tout cas, elles n’ont permis aucun débat avec les personnels, n’étant qu’une succession pathétique de déclarations d’autosatisfaction, interdisant de fait l’expression de toute parole différente ou discordante.

L’image des pratiques enseignantes, dans le second degré, telle que véhiculée par les intervenants est loin de la réalité vécue par les personnels et si la difficulté d’exercice de leur mission a été relevée, ce fut toujours pour mieux les exhorter à sortir de leurs supposés travers.

Les bénéfices pour les élèves des mesures prises depuis 3 ans sont toutes de l’ordre de l’affirmation gratuite, sans fondement scientifique et sans la parole des jeunes.
Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU rappellent l’un des constats des débats préalables à la loi de Refondation : aucune réforme ne peut se concevoir contre les personnels.

Elles demandent à la ministre de cesser sa politique de communication inspirée de la méthode Coué et de rouvrir de toute urgence la discussion pour le second degré et en particulier sur « collège 2016 ».

Appel des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Les nombreuses initiatives, grèves, manifestations et rassemblements qui se sont multipliés depuis le 9 mars renforcent la détermination des organisations syndicales de salarié-e-s, de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s à obtenir le retrait du projet de loi travail et gagner de nouveaux droits pour les salarié-e-s. Le mouvement est majoritaire dans l’opinion. Le gouvernement doit enfin entendre ces revendications et cesser de repondre aux exigences du patronat.

Le rapport de force crée depuis le debut du mois de mars à déjà obligé le gouvernement à quelques reculs par rapport au projet initial et à apporter des premières reponses aux organisations de jeunesse. Pour autant, le texte actuel, totalement inacceptable, est porteur de précarité et de reculs sociaux pour les travailleurs-euses et la jeunesse.

Gagner le retrait du projet de loi travail est possible. La grève et les manifestations du 28 avril, le 1er mai seront un moyen supplementaire pour avancer vers cet objectif. La tenue d’assemblées générales dans les entreprises, les services, les lieux d”étude pour débattre de la grève, de son ancrage dans la durée, des modalités d’action doit permettre d’aller plus loin jusqu’au retrait de la loi et l’obtention de nouvelles garanties collectives porteuses de progrès social.

Des luttes et mobilisations se développent et se construisent dans de nombreux secteurs autour des questions de conditions de travail et d’études, de salaires et de précarité. Elles doivent être entendues.

Le 3 mai va s’ouvrir le débat parlementaire, qui se poursuivra pendant plusieurs semaines. Les organisations syndicales appellent à faire de cette journée un nouveau temps fort de mobilisation et d’initiatives. Ce 3 mai les organisations syndicales prendront la parole publiquement pour exiger des parlementaires réunis à l’Assemblée nationale le rejet du projet de loi et faire entendre leurs revendications.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL toujours plus déterminées appellent les etudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les salarié-e-s, les personnes privées d’emploi, les retraité-e-s à unir leurs forces en participant massivement aux grèves et manifestations du 28 avril, et à renforcer les actions et mobilisations les 1er et 3 mai. Déautres suivront si le projet de loi n’est pas retiré.