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Réunion bilan des réformes du lycée du 17 mars 2016

Intersyndicale lycée

Cette cinquième réunion du bilan des réformes du lycée porte notamment sur l’organisation des épreuves du baccalauréat ; les modes d’évaluation au regard des apprentissages et des résultats attendus ; la prise en compte des compétences transversales.

L’intersyndicale (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF, le SNCL-FAEN, le SIES- FAEN, la CNGA CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) ne participe pas à cette réunion du fait du traitement du dialogue social mais, au nom de sa représentativité, et de son souci des enseignants comme des élèves, tient à rappeler quelques principes : le baccalauréat doit rester un examen national, aux épreuves terminales et anonymes. Cette modalité permet l’égalité de traitement des élèves sur le territoire, et donne au diplôme sa valeur nationale. Dans sa version actuelle le contrôle continu est déjà une composante de l’évaluation par les jurys pour l’obtention des mentions et du diplôme lui même. L’inflation des épreuves locales extrêmement chronophage (contrôle en cours de formation, épreuves en cours d’année etc.) doit cesser. Le baccalauréat est premier grade universitaire. Les bacheliers qui le souhaitent quel que soit le baccalauréat, la filière, l’endroit où ils l’ont obtenu doivent pouvoir poursuivre des études supérieures.

Les diverses formes d’évaluation, notamment formative, sommative et certificative doivent être distinguées clairement. Les pressions sur les personnels à multiplier les évaluations sommatives, qui empiètent sur les temps d’apprentissage, doivent cesser. Comme celles qui s’exercent pour augmenter les notes de CCF.

L’intersyndicale demande enfin en quoi la question des « compétences transversales » relève du bilan des réformes du lycée. Elle signale que cette notion de « compétence transversale » est largement mise en cause par la recherche en sciences de l’éducation. Elle conteste donc l’usage qui peut être fait de ce concept.

Pour terminer l’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases.

Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

Intersyndicale 2nd degré

L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le CNGA- CGC, le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle de nouveau les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le jeudi 17 mars pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016. Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de collège 2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 23 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.

Tous au chevet de l’apprentissage !

Les LP mis à contribution

A 14 mois de la présidentielle, tour d’horizon des projets du gouvernement et de la droite pour faire de l’apprentissage la voie de formation professionnelle par excellence aux dépens de la voie scolaire.

De nombreuses études confirment toutes les failles de l’apprentissage dénoncées par le SNUEP-FSU (28 % de ruptures de contrat, dépendance aux aléas économiques, discriminations…). Pourtant, la pensée unique des politiques et des économistes surmédiatisés se refuse à privilégier les LP, bien au contraire. Les projets pour favoriser le patronat local se multiplient.

Proposition de loi Estrosi (1)
Le texte voulait : Continuer la lecture de Tous au chevet de l’apprentissage !

3e prépa-pro : lettre intersyndicale à la ministre

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Paris, le 7 mars 2016

Objet : situation des classes de 3ème prépa-pro à la rentrée 2016

Madame la ministre,

Les classes de troisième dites préparatoires à l’enseignement professionnel (3ème prépa-pro) accueillent plus de 35 000 élèves par an dans les lycées professionnels (80 %) et les collèges. Très majoritairement de milieu social défavorisé, les élèves de ces classes présentent pour la plupart de grandes difficultés scolaires. Les enseignant-es de ces classes mettent tout en œuvre pour apporter remédiation, motivation pour les apprentissages scolaires et permettre aux jeunes de construire leur orientation, principalement vers la voie professionnelle.

A l’heure où les opérations de préparation de la rentrée 2016 sont en cours, en relation avec la mise en œuvre de la réforme collège que nous contestons, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation propre aux moyens dédiés spécifiquement à ces classes de 3ème prépa-pro.

La remontée des situations dans les académies fait apparaître de fortes disparités quant aux dotations horaires attribuées à ces classes et une diminution de l’enseignement de découverte professionnelle. En effet, selon les académies, les établissements peuvent se voir attribuer une dotation allant de 32 à 38,5 heures pour un même effectif. Certains Recteurs reconnaissent l’importance d’une dotation conséquente, supérieure au minimum prévu (32 + 2,75 heures) alors que d’autres n’appliquent pas les arrêtés définissant les dotations horaires des classes de 3ème prépa-pro notamment l’article 7 de l’arrêté du 19 mai 2015, privant les établissements de ces moyens. Ainsi, selon les secteurs géographiques, nous observons de grandes inégalités pour la scolarité des élèves.

Point d’appui important pour les élèves et les enseignant-es, l’enseignement de complément de découverte professionnelle passe par la mise en activité (réalisations, projets…). Pour des raisons pédagogiques et de sécurité, cela ne peut se réaliser qu’en groupes à effectif réduit, or l’absence d’un cadre réglementaire pour la dotation permettant des séances à effectif réduit impose aux établissements l’utilisation de moyens prévus pour d’autres formations.

Lors de la rédaction de l’arrêté du 2 février 2016, nous avions alerté vos services sur les besoins horaires spécifiques pour les 3ème prépa-pro. Dans son rapport 2015-069 de septembre 2015, l’Inspection générale insiste aussi sur la nécessité de moyens supplémentaires permettant le co-enseignement ou le travail à effectif réduit. Lors du CSE du 10 décembre 2015, face à la demande répétée de l’ensemble des organisations syndicales d’abondement de moyens pour ces classes, la DGESCO avait annoncé qu’elle prendrait en compte cette préoccupation dans l’écriture d’une prochaine circulaire.

Nous demandons que l’ensemble des moyens afférents et indispensables à l’enseignement en classes de 3ème prépa-pro soient attribués. En cette année des trente ans du Bac Pro, ces classes préparant, entre autres, à la voie professionnelle ont d’urgence besoin d’être reconsidérées. Nous demandons que des moyens supplémentaires dédiés leur soient attribués dès la rentrée 2016.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

Jérôme Dammerey, Co-secrétaire général du SNUEP-FSU

Frédérique Rolet, Co-secrétaire générale du SNES-FSU

Benoit Hubert, Secrétaire général du SNEP-FSU

Paul Devin, Secrétaire général du SNPI-FSU

Droit à la mutation : un système verrouillé !

Face à un projet de mouvement 2016 encore plus catastrophique que les années précédentes, les élu-es commissaires paritaires nationaux du SNUEP-FSU ont décidé d’interpeller Mme la ministre, dans le cadre d’une intersyndicale avec la CGT et le SNETAA, les autres organisations représentatives à la CAPN des PLP, le SGEN et le SE-UNSA n’ayant pas souhaité s’y associer.

Le mercredi 2 mars, à l’ouverture des commissions nationales, la directrice des ressources humaines du ministère a affirmé que ses services feraient tout leur possible pour débloquer des situations difficiles. Dans la réalité, cette affirmation s’est vite révélée un vœu pieu puisqu’il aura fallu toute l’opiniâtreté et la détermination des commissaires paritaires nationaux du SNUEP-FSU en début des travaux de la CAPN, pour rappeler cet engagement, menaçant même d’interrompre les travaux si la situation restait bloquée. Les deux jours d’échanges (au lieu de un et demi les dernières années) avec les gestionnaires du ministère ont pu alors se dérouler dans des conditions d’échange et d’écoute qui ont permis d’améliorer un grand nombre de mutations. 

Une grande majorité des améliorations apportées au projet de mouvement tout droit sorti de l’algorithme informatique de l’administration est le fruit du travail des élu-es du SNUEP- FSU. Leur étude approfondie du mouvement et des dossiers ont permis de faire des propositions d’amélioration dans le respect du barème prenant en compte la situation professionnelle, familiale voire médicale des candidat-es. Cependant, la situation faite aux PLP reste exécrable ! Seul-es 28 % des titulaires mutent en vœu 1 et 66 % des titulaires ne muteront pas cette année, faute d’avoir été satisfait-es dans leurs vœux. Pire encore, 32 % des stagiaires sont affecté-es dans des académies non choisies. Encore une fois, le ministère met les fonctionnaires PLP dans des situations impossibles et laisse de nombreux-ses collègues séparé-es cette année encore de leur famille, et que dire des collègues originaires des DOM affecté-es par défaut en région parisienne ?

Même si nous reconnaissons les efforts consentis par l’administration, le SNUEP-FSU continuera à réclamer des moyens supplémentaires pour l enseignement professionnel public. Il continuera à œuvrer pour rendre le mouvement des PLP plus satisfaisant. La crise de recrutement de PLP titulaires, les suppressions de postes, fruits de la politique menée contre l’enseignement professionnel, conjuguée à des calibrages budgétaires ne prenant pas en compte les besoins réels du terrain sont un frein à la mobilité des PLP.

Le SNUEP-FSU exige que tous les postes vacants soient proposés au mouvement, dénonce le mode de calcul de la DGH qui permet aux rectorats de supprimer des postes et déplore l’utilisation du corps des PLP comme variable d’ajustement des moyens d’enseignement du second degré. Le SNUEP-FSU plus que jamais exige un retour à un mouvement national et unique des personnels, seul garant d’un réel droit à mutation.

Communiqué de l’intersyndicale du 2nd degré

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNALC FGAF , le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. Elles sont partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour leur amélioration qui passe aussi par l’ouverture de nouveaux droits.

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. Elle appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte pour que cette réforme ne soit pas mise en œuvre à la rentrée 2016.
Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).

Elle se réunira le 15 mars pour faire le point sur la situation sociale et décider des modalités d’action en articulation avec les initiatives intersyndicales de la Fonction publique et interprofessionnelles.