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Appel des organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Les nombreuses initiatives, grèves, manifestations et rassemblements qui se sont multipliés depuis le 9 mars renforcent la détermination des organisations syndicales de salarié-e-s, de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s à obtenir le retrait du projet de loi travail et gagner de nouveaux droits pour les salarié-e-s. Le mouvement est majoritaire dans l’opinion. Le gouvernement doit enfin entendre ces revendications et cesser de repondre aux exigences du patronat.

Le rapport de force crée depuis le debut du mois de mars à déjà obligé le gouvernement à quelques reculs par rapport au projet initial et à apporter des premières reponses aux organisations de jeunesse. Pour autant, le texte actuel, totalement inacceptable, est porteur de précarité et de reculs sociaux pour les travailleurs-euses et la jeunesse.

Gagner le retrait du projet de loi travail est possible. La grève et les manifestations du 28 avril, le 1er mai seront un moyen supplementaire pour avancer vers cet objectif. La tenue d’assemblées générales dans les entreprises, les services, les lieux d”étude pour débattre de la grève, de son ancrage dans la durée, des modalités d’action doit permettre d’aller plus loin jusqu’au retrait de la loi et l’obtention de nouvelles garanties collectives porteuses de progrès social.

Des luttes et mobilisations se développent et se construisent dans de nombreux secteurs autour des questions de conditions de travail et d’études, de salaires et de précarité. Elles doivent être entendues.

Le 3 mai va s’ouvrir le débat parlementaire, qui se poursuivra pendant plusieurs semaines. Les organisations syndicales appellent à faire de cette journée un nouveau temps fort de mobilisation et d’initiatives. Ce 3 mai les organisations syndicales prendront la parole publiquement pour exiger des parlementaires réunis à l’Assemblée nationale le rejet du projet de loi et faire entendre leurs revendications.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL toujours plus déterminées appellent les etudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les salarié-e-s, les personnes privées d’emploi, les retraité-e-s à unir leurs forces en participant massivement aux grèves et manifestations du 28 avril, et à renforcer les actions et mobilisations les 1er et 3 mai. Déautres suivront si le projet de loi n’est pas retiré.

Le SNUEP-FSU salue Maya Surduts

Le SNUEP-FSU a appris le décès de Maya Surduts, grande militante féministe qui nous a quittés brusquement hier. Nous gardons l’image d’une militante féministe déterminée et efficace.

Maya était de tous les combats féministes. Ces vingt dernières années, elle a participé à la création de la CADAC et du Collectif National Droits des Femmes pour défendre les droits des femmes. Présidente de la CADAC, Maya a œuvré avec le Planning familial et l’ANCIC pour une défense acharnée de l’IVG et de la contraception libre et gratuite pour toutes les femmes. Co-fondatrice du CNDF, Maya avait mené de grandes actions contre les violences faites aux femmes mais aussi propulsé des débats, des colloques, des assises sur les problématiques concernant les femmes.

Militante infatigable, Maya agissait au quotidien pour une société meilleure et pour la transformation sociale. Sa mort laisse un grand vide.

Toutes et tous à la manifestation samedi 9 avril

La puissante journée de grève et manifestations rassemblant 1,2 million de personnes le 31 mars a montré la détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es à obtenir le retrait du projet de loi Travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux. Le SNUEP avec les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent à la réussite d’une nouvelle grande journée d’actions, de grèves et de manifestations le samedi 9 avril.

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Le bac pro GA toujours dans la tourmente !

Trois ans et demi seulement après la création du BAC Pro Gestion Administration, le bilan est catastrophique.

Malgré des alertes répétées du SNUEP-FSU, le ministère ne prend toujours pas la mesure des incohérences de cette filière et des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des personnels et d’études des élèves.

Le prétendu bilan officiel annoncé depuis plus d’un an n’est même pas commencé – c’est dire tout l’intérêt que porte le ministère aux 8000 PLP qui enseignent dans cette filière et aux 75 000 élèves qui suivent ce cursus !

Par ailleurs, le SNUEP-FSU dénonce les pressions d’équipes de direction et d’inspection qui pratiquent le « chantage à la fermeture » sur les enseignant-es, insinuant que les difficultés du bac pro GA leur incombent. Ce n’est pas acceptable. La problématique étant la même dans tous les lycées, la philosophie même de cette formation est à remettre à plat. Rien ne peut légitimer que l’on persiste à sacrifier les contenus et modalités de formations des élèves.

Enfin, les PLP comptabilité et secrétariat ont vu leurs disciplines de recrutement se fondre en une seule, directement liée à la dénomination de ce diplôme, sans que le ministère ne demande l’avis de quiconque.  Suite aux fermetures massives de classes de 2010 à 2014, les effectifs de la filière tertiaire administratif ont déjà diminué d’un tiers. L’annonce de possibles nouvelles fermetures va à l’encontre des besoins en volume de jeunes formé-es dans cette filière à l’horizon 2022 (étude France stratégie-Dares). La filière du tertiaire administratif ne peut être amenée à disparaître. La diminution progressive de cette filière ne serait pas sans conséquence sur les carrières des enseignant-es et leurs conditions de travail, et à ce jour, rien ne semble avoir été anticipé par le ministère.

Le SNUEP-FSU dénonce cette situation intolérable et demande une remise à plat immédiate et complète de cette filière, incluant un réel accompagnement des collègues.

31 mars : l’intersyndicale appelle les personnels à la grève

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L’intersyndicale second degré (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT enseignement privé, le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN, le SUNDEP-Solidaires et SUD Education) appelle les personnels à se mettre en grève et rejoindre les manifestations et initiatives prises par les organisations syndicales et les organisations de la jeunesse le jeudi 31 mars pour le retrait du projet de loi travail.

Après la forte mobilisation du 9 mars, le gouvernement a été contraint de retoucher son texte mais l’orientation générale demeure. L’affaiblissement des garanties collectives touchera l’ensemble des salariés et tout particulièrement les jeunes ; contrats de travail flexibles, renoncement à l’élévation des qualifications, délivrance de blocs de compétences au lieu de diplômes reconnus, flexibilité accrue des contrats de travail, voilà l’avenir promis à la jeunesse .

La volonté de privilégier le cadre de l’entreprise en matière de temps de travail et de rémunération conduira à des dégradations pour nombre de salariés et à l’éclatement des cadres nationaux. C’est cette même logique qui guide la réforme du collège contre laquelle luttent les personnels avec l’intersyndicale du second degré depuis un an en laissant aux chefs d’établissement en renvoyant au niveau local une grande partie des choix , en réduisant les règles communes, en aggravant les inégalités.

C’est pourquoi réussir le 31 mars est un enjeu primordial. L’heure est à la convergence des mobilisations des enseignants avec celle des lycéens, étudiants et salarié-es du public et du privé. Cela doit contraindre le gouvernement à entendre ce que disent les jeunes et les personnels . Si ce n’était pas le cas la dynamique créée pourra amener à des suites d’action rapides. C’est pourquoi l’intersyndicale appelle les personnels à se réunir en assemblées générales dans les établissements pour préparer la grève du 31 et débattre des modalités de poursuite de l’action tant contre la loi travail que pour l’abrogation de la réforme du collège (refus de faire remonter les notes, grève en mai et ou en juin…).

En fonction de l’évolution de la situation, de la mobilisation interprofessionnelle, des remontées des AG, l’intersyndicale décidera de nouvelles initiatives pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture rapide de discussions sur d’autres bases. La réforme ne doit pas être mise en œuvre à la rentrée 2016.

31 mars pour le retrait de la loi El Khomri

Avec la FSU, CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL, le SNUEP-FSU appelle à la grève et aux manifestations les PLP pour le retrait du projet de loi El Khomri, dit Travail.

Tract à télécharger et à diffuser

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Tract FSU

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Guide Attac contre les bobards de la loi

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