Agression d’une enseignante au Lycée Branly de Créteil :

Le SNUEP-FSU condamne et exige des réponses éducatives !

Le SNUEP-FSU apporte tout son soutien à la collègue du lycée Édouard Branly de Créteil qui a subit une agression choquante en fin de semaine dernière. Il exprime sa totale indignation. Il rappelle que cet événement est l’expression d’une dégradation continue des conditions de travail  de l’ensemble des personnels de lycée professionnel.

Un tel événement n’est pas isolé. Il fait partie d’un continuum d’incivilités trop souvent discréditées par l’administration qui n’assume plus son rôle de protection fonctionnelle vis à vis des personnels. Les sanctions et procédures existent mais elles ne sont pas toutes utilisées.

Le ministre Blanquer prétend “rétablir l’ordre” tandis que le gouvernement annonce tenir prochainement un “comité stratégique” réunissant à la fois le ministère de l’Éducation nationale ainsi que celui de l’Intérieur. Si devant toute agression, une sanction ainsi qu’une réponse rapide et forte s’imposent, en aucun cas des équipes de mobilité, des portiques, des caméras etc. ne sont la solution.

Pour le SNUEP-FSU, la réponse est aussi éducative. Il faut prévenir les problèmes pour qu’ils n’adviennent plus. Il faut redonner des moyens aux lycées professionnels pour augmenter le taux d’encadrement dans les classes, étoffer les vies scolaires avec davantage de CPE et d’AED, renforcer les équipes pluri-professionnelles dans les lycées professionnels avec au moins une infirmière scolaire et une assistante sociale à temps plein dans chaque LP, redonner du temps disciplinaire aux professeur·es de lycée professionnel pour mener à bien leurs enseignements, redonner les moyens de mener des projets décidés par les équipes pédagogiques et aussi soutenir tou·tes les collègues qui se trouvent en difficulté.
Exsangue aujourd’hui, une formation initiale et continue ambitieuse des personnels est nécessaire pour que chacun·e puisse exercer dans les meilleures conditions.

Le SNUEP-FSU rappelle son opposition à la réforme Blanquer de la voie professionnelle dont les finalités sont à l’opposé de ces objectifs. La réduction des moyens et la multiplication des dispositifs vont dégrader plus encore les conditions de travail des personnels des lycées professionnels alors même qu’ils et elles en sont déjà insatisfaits.

Le SNUEP-FSU revendique l’établissement d’une carte de l’éducation prioritaire pour les lycées, sur des critères nationaux et transparents. Il dénonce le nouveau report, par le ministre, de toute discussion sur l’élargissement de l’éducation prioritaire aux lycées.

Pour défendre nos conditions de travail, notre statut, nos élèves, le SNUEP-FSU appelle l’ensemble des professeur·es et CPE de lycée professionnel à se mettre en grève et à participer aux manifestations le 12 novembre prochain.