Lycée Gallieni de Toulouse

Des annonces qui doivent se concrétiser, un engagement à long terme est nécessaire

Alors que les personnels se sont massivement mobilisés pour dénoncer les graves dysfonctionnements du lycée professionnel Gallieni de Toulouse, le SNUEP-FSU et le SNES-FSU ont rappelé au ministre, à plusieurs reprises, l’urgence de la situation. Nos organisations syndicales ont porté les revendications des personnels et rappelé la nécessité de mesures à mettre en œuvre rapidement.

Lors de son déplacement au lycée le 9 mars dernier, le ministre s’est engagé à agir dès la rentrée 2018 pour améliorer les conditions de travail des personnels et d’études des élèves. Il a annoncé des mesures pour alléger les effectifs (notamment en classe de seconde), pour renforcer le travail de la vie scolaire et pour financer des projets éducatifs portés par les personnels.
Le SNUEP-FSU et le SNES-FSU actent positivement ces premiers engagements et resteront vigilants quant aux moyens dédiés pour leur mise en œuvre. Au-delà de ces annonces, une remise à plat de la carte des formations professionnelles et de la carte scolaire est nécessaire pour tendre vers une plus grande mixité filles/garçons et une plus grande mixité sociale.

Cette situation d’une extrême gravité, vécue par les personnels du lycée Gallieni, ne doit plus jamais advenir ni à Toulouse ni ailleurs. C’est pourquoi, le SNUEP-FSU et le SNES-FSU rappellent l’urgence de rétablir une carte nationale de l’éducation prioritaire. Il est nécessaire de flécher des moyens pérennes pour permettre aux personnels de dispenser des formations de qualité à tous les jeunes et de leur permettre d’accéder à un premier niveau de qualification par un diplôme dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire.