Procédure d’orientation dans le supérieur

Continuer ce que nous savons faire et refuser toute multiplication de réunions ou grilles d’évaluation

Le MESRI a publié son “Plan Étudiants” et celui-ci ne sera pas sans conséquences sur les conditions de travail des PLP !
En effet, parmi les différentes mesures, on relève la nomination de 2 professeurs principaux sur les classes de terminale, pour aider les élèves dans leurs choix d’orientation. Outre le fait que cette double nomination sera compliquée à mettre en place dans nos établissements où il est parfois difficile de trouver un-e seul-e PP par classe, cette mesure n’est accompagnée d’aucune formation spécifique et revient à faire jouer aux enseignant-es le rôle légitimement assuré par les Psy-EN (ex-COPsy), dont il faudrait plutôt augmenter considérablement le nombre ! De plus, si les proviseurs ne trouvent pas assez de volontaires pour devenir second PP, le ministère leur suggère de chercher…des volontaires, mais rémunérés en IMP !
Des “semaines de l’orientation” doivent être organisées autour des conseils de classe des 1er et 2ème trimestres. Or, le plus souvent, les LP et SEP sont organisés en semestres, en raison notamment de l’organisation des PFMP et des CCF. Ainsi, bien que le vadémécum envoyé par le ministère aux chefs d’établissement mentionne cette particularité, il sera difficile de faire coïncider le rythme de fonctionnement de nos établissements avec le rythme administrativement imposé pour gérer l’orientation des élèves de terminale. De plus, aménager 2 semaines pour l’orientation pourrait bien réduire une fois encore le temps d’enseignement, même si cela se fait pendant les heures d’AP.
Enfin, des avis du conseil de classe doivent aussi être émis aux 1er et 2ème trimestres, le premier pour aider les lycéen-nes à affiner leur choix, et le second pour être transmis à l’ensemble des établissements concernés par les vœux des élèves. Or, sur ce point, le vade-mecum fourni aux proviseurs ne mentionne pas la spécificité de nos établissements d’un fonctionnement en semestres. Cela pourrait donc générer la mise en place de réunions supplémentaires, de type “Conseil d’Orientation”. Par ailleurs, émettre un avis, lors de chaque conseil de chaque terminale, sur chacun des vœux des élèves en allongera considérablement la durée et, par conséquent, le temps de travail des PLP.
Le SNUEP-FSU dénonce ce “Plan Étudiants” qui, non content d’instaurer une sélection à l’entrée en université et de cantonner les bachelier-es professionnel-les dans les seules sections de techniciens supérieurs, génère un accroissement de la charge de travail des PLP et leur demande d’assurer des missions initialement dévolues à d’autres personnels formés pour les accomplir.
Pour le SNUEP-FSU, il est nécessaire, dans les établissements, de tout faire pour éviter une nouvelle multiplication des réunions ou de nouvelles grilles à compléter. Dans ce cadre, les conseils de classe habituels du 1er semestre peuvent permettre d’émettre des conseils et de premiers avis.
Avec les syndicats de la FSU, le SNUEP s’est adressé aux lycéen-nes et aux parents pour les alerter quant aux conséquences qu’aurait l’adoption du projet de loi pour l’accès à l’enseignement supérieur et la mise en oeuvre du dispositif d’affectation “ParcoursSup”. L’intersyndicale FSU s’adressera aussi aux parlementaires pour qu’ils conservent la liberté d’inscription en proposant des amendements en ce sens.