DIPLÔME INTERMÉDIAIRE

Pour les candidat-es “passerelle”, comme pour tou-tes nos élèves de LP : retour à des examens ponctuels terminaux

Chaque année, des élèves issu-es de classe de 2nde générale ou technologique intègrent directement le cursus Bac Pro en classe de 1ère. Ces jeunes peuvent, s’ils le souhaitent, se présenter au Diplôme Intermédiaire (CAP ou BEP) correspondant à leur Bac Pro, mais il ne s’agit pas d’une obligation réglementaire. Pour ce faire, il existe 2 statuts : le statut “individuel” qui contraint le/la candidat-e à passer l’ensemble des épreuves en examen ponctuel terminal, et le statut “scolaire” qui permet de passer une grande partie des épreuves au format CCF, comme nos autres élèves. Réglementairement, aucun panachage n’est possible entre ces 2 statuts.
Or, dans certaines académies, ou à l’initiative d’IEN, des circulaires et autres consignes ont été données pour que ces élèves “passerelle” soient inscrit-es sous le statut de candidat-e scolaire. Le SNUEP-FSU y voit une tentative de dévoiement des dernières modifications réglementaires portées sur le DI dont le but initial était d’alléger la pression certificative en 2nde.
Interrogés sur ce sujet, les services du ministère actent des difficultés pédagogiques, notamment quand des situations d’évaluation sont prévues très tôt dans l’année de 1ère Bac Pro. En effet, le SNUEP-FSU considère que ces élèves ’’passerelle’’, qui n’ont pas suivi la 1ère année de formation, peuvent se retrouver contraint-es à passer leurs premières épreuves bien avant la fin du premier semestre. La synchronisation des PFMP et des calendriers de remontées de notes ne laissant que peu de marge de manœuvre pour choisir les dates des CCF. Par ailleurs, certains de ces CCF sont menés pendant ou au retour des PFMP, et ces élèves, qui n’ont pas accompli les 6 semaines réglementairement prévues en 2nde sont évalués sur ce qui constitue souvent pour eux/elles la première expérience du monde de l’entreprise.
Le SNUEP-FSU dénonce le fait que des élèves n’ayant pas suivi l’intégralité de la formation soient contrôlés en cours de… formation ! Il appelle, pour des raisons évidentes d’équité face à l’examen, à ce que l’ensemble des candidat-es “passerelle” qui souhaitent s’inscrire au DI soient enregistré-es sous le statut “individuel”. Il œuvre dans les Conseil d’administration des établissements, dans les Conseils de classe, mais aussi auprès des Divisions Examens et Concours des rectorats, à ce que cette consigne de bon sens soit respectée.
Pour le SNUEP-FSU, quelque soit la nature du parcours des candidat-es, un examen permettant l’obtention d’un diplôme national doit être organisé sur la base d’épreuves ponctuelles terminales nationales.