L’Etat d’urgence permanent

Le 22 juin 2017, le Conseil des ministres a présenté 2 projets de lois attentatoires aux droits et libertés et les préfets garderont seuls jusqu’au 1er novembre leurs pouvoirs exorbitants, sans juge pour prévenir les détournements constatés…
Le 1er (adopté le 6 juillet par l’Assemblée nationale) prolonge l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre 2017 soit presque 2 ans de régime d’exception ! La France demeurera ainsi seule, avec l’Ukraine et la Turquie, à subir ce droit d’exception. Le 2nd introduit dans le Code de la sécurité intérieure, après les lois des 3 juin et 21 juillet 2016, des dispositions qui accroissent considérablement les pouvoirs de police administrative du ministre de l’Intérieur et des préfet-es : périmètre de sécurité imposant à tou-tes des contrôles d’identité, palpations de sécurité, inspections visuelles et fouilles des bagages, visites des véhicules, mesures individuelles de surveillance à l’égard de personnes présumées suspectes de lien avec le terrorisme comportant des restrictions de libertés, perquisitions de jour et de nuit, saisies de données informatiques…. C’est un mépris de l’état de droit et du respect des droits et libertés de chacun-e, mais aussi des engagements internationaux et européens de la France.