PEDAGOGIE

EPI-EGLS = MEME COMBAT
Refuser tout dispositif qui entrave la liberté pédagogique

(v. Journal n° 97 p. 15, mars 2017)

Réformes et fusions de diplômes se suivent avec une constante : la restriction de la liberté pédagogique des enseignant-es. La réforme du collège impose dans un carcan une illusoire démarche de projet via les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). Partir d’un objet d’étude qui se voudrait interdisciplinaire, en réalité souvent tiré par les cheveux, permettrait de construire une connaissance disciplinaire. Mais dans un tel cadre, le savoir, parcellaire, se réduit à ce qui est immédiatement utile pour le projet.

Pourtant, certain-es recteurs/trices ou inspecteurs/trices (voir ci-dessous) tentent d’instituer les enseignements généraux liés à la spécialité (EGLS, parfois appelés “heures projet”) de bac pro dans la lignée des EPI. Si pour certain-es, l’inscription noir sur blanc des EGLS dans les emplois du temps permet une communication vis-à-vis de la hiérarchie ou des parents, pour d’autres elle est l’occasion de prescrire purement et simplement des pratiques pédagogiques. Ils/Elles imposent une mode qui ne tient compte ni de la liberté pédagogique de l’enseignant-e, ni du travail quotidien où les contenus disciplinaires  sont reliés à chaque spécialité de formation. Il n’y a pas besoin d’instaurer un temps dédié à de l’interdisciplinaire ou du transdisciplinaire au sein d’une séance.

Les EGLS tels que définis ne peuvent être imposés sur un créneau horaire étiqueté en tant que tel dans les emplois du temps tout comme les modalités pédagogiques liées à ces enseignements.
Le SNUEP-FSU réaffirme la nécessaire liberté pédagogique des enseignant-es.