Formation des enseignant-es

La formation des enseignant-es à l’heure des bilans

La fin du quinquennat Hollande approche, accompagnée des premiers bilans. Ainsi fin 2016, plusieurs rapports sur la formation des enseignant-es ont été publiés : rapport parlementaire Ménard, rapport du CNESCO, rapport Filâtre du comité de suivi de la mise en place des ÉSPÉ. Déception pour le SNUEP-FSU : ils éludent bien souvent la question spécifique de la formation des PLP ou ne l’abordent qu’en quelques lignes.

Le rapport Ménard part du constat qu’enseigner est un métier qui s’apprend et préconise une nouvelle architecture de la formation axée sur un continuum L3-T21 en renforçant l’alternance et les enseignements professionnalisants, idée reprise dans le rapport Filâtre. Si l’idée d’une entrée progressive dans le métier peut sembler convenir, cette proposition sous-entend l’utilisation des étudiant-es comme moyens d’enseignement, ce que le SNUEP-FSU refuse. Le député Ménard propose aussi que, pour les disciplines  «rares », la formation des stagiaires se fasse dans le cadre des campus des métiers et des qualifications ! Ainsi, la formation pédagogique et didactique ne devient plus prioritaire. Pour le SNUEP-FSU, ce n’est pas acceptable !

Le rapport du CNESCO se penche quant à lui sur la question de l’attractivité du métier d’enseignant-e, problème particulièrement prégnant dans les disciplines de la voie professionnelle (VP). Les salaires trop faibles font partie des raisons données par les étudiant-es interrogé-es. Le SNUEP-FSU continue de revendiquer une revalorisation. Pour le CNESCO, l’objectif des 60 000 postes créés devrait être atteint à la fin du quinquennat. Or quand
on voit le nombre de postes non pourvus chaque année dans les disciplines de la VP, le SNUEP-FSU s’interroge sur la réalité de ces créations.

Pour le SNUEP-FSU, il est urgent de revaloriser la formation initiale des PLP car elle est un élément majeur pour garantir la réussite de tou-tes les élèves scolarisé-es dans la VP.