CLASSE EXCEPTIONNELLE

Le ministère a publié fin novembre la note de service régissant l’accès à la classe exceptionnelle de 2017 à 2020. L’instauration d’un barème national est le seul point positif. Pour autant, les critères et barèmes retenus par le ministère ne sont pas acceptables : ils risquent fort de bénéficier à des personnels ayant déjà eu des rémunérations supplémentaires liées aux fonctions qu’ils ont exercées et n’empêche pas des pratiques différentes selon les académies, aucune obligation concernant l’équilibre entre disciplines et entre les femmes et les hommes n’étant imposée.

Tout comme pour l’avancement à la hors classe, l’appréciation donnée par le recteur* sur la base des avis de l’inspecteur-trice et du/de la chef-fe d’établissement quant à la valeur professionnelle de l’agent-e sur l’ensemble de la carrière aura un poids prépondérant sur l’ancienneté dans la plage d’appel. Un avis Excellent ou Très satisfaisant permettra de passer automatiquement devant des collègues ayant plus d’ancienneté.
Le SNUEP-FSU dénonce cette promotion au mérite basée sur des critères subjectifs et trouve inacceptable que seules 20 % des personnes promues le soient au titre du 6ème échelon de la hors classe. Les critères du ministère ne permettront pas à une majorité de collègues de partir en retraite en étant à la classe exceptionnelle.
Le SNUEP-FSU continue de s’opposer à la création de la classe exceptionnelle. Ce grade est pensé comme un grade fonctionnel à accès très limité, renforçant les inégalités de traitement. Le SNUEP-FSU exige que tous les personnels puissent dérouler une carrière complète au meilleur rythme et atteindre les indices maximaux correspondant aux indices de la classe exceptionnelle.