Collège Gay Lussac à Colombes (92) : non à la répression !

Suite à la décision du Ministère de l’EN de sortir le collège Gay Lussac du réseau de l’éducation prioritaire, supprimant ainsi les moyens alloués à ce titre à l’établissement pour lutter contre l’échec scolaire, les enseignant-es de cet établissement ont mené de multiples actions pour contester cette décision et récupérer les moyens qui leur ont été retirés.

De novembre 2014 à janvier 2015, une proportion importante d’enseignant-es (souvent supérieure à 50 %) a fait grève (pendant près de 3 semaines, au total). Face à cette mobilisation, l’administration a persisté dans son refus de revenir sur décision, choisissant à l’inverse de renvoyer deux enseignants, pris comme boucs émissaires, devant une commission de discipline. Ainsi, au lieu d’engager le dialogue dans le but d’améliorer la scolarité des élèves en difficulté, l’Education nationale pratique l’intimidation et la menace : réprimer un mouvement revendicatif en ciblant 2 collègues parmi la vingtaine engagés dans le même mouvement ne peut qu’envenimer une situation qui ne fait que défavoriser les élèves et leurs familles.

A l’issue de la grève nationale du 17 septembre dernier, une majorité d’enseignant-es a décidé de cesser le travail, à la suite des conditions dans lesquelles – pendant les vacances ! – les 2 collègues ont été convoqués à la commission de discipline. Ces derniers ont décidé d’entamer une grève de la faim qui a démarré le 21 septembre.

Le SNUEP-FSU apporte son soutien aux enseignants concernés et demande instamment au Rectorat de l’académie de Versailles de reprendre le dialogue en abandonnant la procédure disciplinaire à l’encontre de nos 2 collègues.

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